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BAYARD (chevalier), Jacques de MAILLE, Claude EXPILLY.

Histoire du chevalier Bayard, Grenoble, 1650.

2 parties en 1 volume petit in-8 de (16)-480 ; (14) ; et (2)-125 p. MAROQUIN ROUGE, triple filet d'encadrement sur les plats, dos à nerfs richement orné de caissons dorés au petit fer, titre et date en lettres dorées, double filet doré sur les coupes, dentelle intérieure, tranches dorées sur marbrure. (Rel. de THIBARON-ECHAUBARD élèves de MM. Trautz et Bauzonnet). Ex-libris gravé « De la Bibliothèque de M. J. Renard ». Dédicace de J. Nicolas à Monseigneur de Boissieu, premier président en la Chambre des Comptes. Bandeaux, lettrines et culs-de-lampe. Page 41 : Éloge en vers latins de Guiges Guiffray de Boutières, par Estienne Pascal de Valantier, conseiller au Parlement de Dauphiné. Pages 105 à 120 : Poème en vers latins - de Petri Terrallii Equitis Bayardis tumulo - de Scipion Guilliert, correcteur en la Chambre des Comptes. Page 121 : Épitaphe de Bayard, qui se trouvait au couvent des R.P. Minimes de la Plaine, par un gentilhomme de Dauphiné [= Scipion de Polloud]. EDITION ORIGINALE du Supplément. TRES RARE EDITION DE GRENOBLE, bien complète des Annotations sur la vie du chevalier Bayard par Théodore Godefroy formant la 2nde partie du volume ; cette édition sera réimprimée à l'identique l'année suivante, avec toutefois une modification au titre. L'imprimeur et député protestant Jean Nicolas (1587-1680) « occupe la première place dans les annales de la librairie grenobloise » (Edmond Maignien). Brunet, III-183 ; Cioranescu, Bibliographie de la Littérature française du XVIIe siècle, 28 635 ; Edmond Maignien, L'Imprimerie, Les Imprimeurs et les Libraires à Grenoble Du XVe au XVIIIe siècle, p. LXXIX et p. 141. En tête de l'ouvrage, un PORTRAIT AJOUTE, gravé par Marcenay. MAGNIFIQUE EXEMPLAIRE bien complet de son Supplément.

BIBLE

La Bible. Sedan, Jean Jannon, 1633.

[titre complet] : La Bible qvi est tovte la Saincte Escritvre dv Vieil et Novveav Testament. Autrement, l'ancienne et la novvelle alliance. Le tout reueu & conferé sur les Textes Hebrieux & Grecs. [marque] A Sedan, Par Iean Iannon Imprimeur de l'Academie. M.DC.XXXIII [1633]. 3 parties en un fort vol. in-12 de 364 ; 88 ; et 112, (56) f. MAROQUIN CITRON DE L'EPOQUE, plats ornés de filets et roulettes droites et de multiples filets droits et courbes formant des compartiments, fleuron central quadrilobé, dos à nerfs orné de même, titre en lettres dorées, coupes ornées au petit fer, dentelle intérieure, tranches dorées. Légères restaurations parfaitement exécutées à trois coins et aux coiffes. Petit cachet rouge (initiales HP) sur la deuxième garde. Au titre, marque à la Religion chrétienne. Version de Genève. Très belle édition imprimée en tout petits caractères, contenant, in fine, les Psaumes de David, traduits et mis en vers par Clément Marot et Théodore de Beze. L'imprimeur protestant JEAN JANNON (1580-1658) se rendit célèbre pour avoir fondu un caractère minuscule appelé la « SEDANAISE » (utilisé ici), d'une très grande beauté. Son matériel fut saisi, vers 1640, sur ordre de Richelieu - Jannon était protestant - et rapatrié à ce qui s'appelait alors l'Imprimerie royale. Lorsque ses caractères, au dessin très proche de ceux de Garamond, furent « redécouverts » par l'Imprimerie nationale en 1825, ils furent, par erreur, attribués à Garamond. Brunet, I-891. SUPERBE EXEMPLAIRE dans une reliure aux petits fers, de l'atelier de FLORIMOND BADIER : on retrouve trois des fers de cette reliure décrits par Raphaël Esmérian, dans son Tableau comparatif de quelques fers du XVIIe siècle, dont, notamment, la spirale dérivée de la volute arabisante des fanfares (Bibliothèque Esmérian, deuxième partie, 8 décembre 1872). Établi vers 1630, cet atelier fut l'un des plus productifs du XVIe siècle. C'est vers 1640 que Florimond Badier rejoignit cet atelier, après avoir été apprenti chez le doreur Jean Thomas. Il y travailla comme compagnon de 1636 à 1645, année où il reçut son brevet de maîtrise. Réputé pour sa maîtrise de l'art du « pointillé », il fut, à une époque, considéré comme étant le légendaire LE GASCON. L'atelier aurait fermé ses portes de 1659 à 1662, puis disparu, en 1668, pour une cause inconnue. Cette reliure a dû être exécutée après 1662, l'un des fers répertorié sur les plats n'ayant été utilisé que durant la seconde période.

CESAR.

Rerum ab se Gestarum Commentarii. Lyon, Antoine Gryphe, 1576.

In-16 de (32), 903, (49 index), (2 r bl., marque au v ). (6 bl.) p. MAROQUIN ROUGE foncé DE L'ÉPOQUE, plats dans encadrement doré entièrement ornés d'un décor floral stylisé composé de filets droits et courbes dorés et de fleurons azurés, champ semé d'étoiles et de fleurettes, médaillon central, trace de liens ; dos à trois nerfs muet, richement ornés d'un joli décor de fers piriformes azurés et petites étoiles dorées, tranches dorées à réserves et ciselées, avec motifs feuillagés reprenant les motifs du dos. Charnières légèrement frottées. EDITION TRES RARE. Baudrier (VIII-368) ne cite que l'exemplaire du British Museum. 5 FIGURES à pleine page et 2 grandes CARTES repliées de l'Hispania et de la Gaule. Volume renfermant la Guerre des Gaules et la Guerre civile de César, ainsi que les compléments aux Commentaires de César par Azulus Hirtius, l'ami de Cicéron et lieutenant de César, qui l'a chargé souvent de missions et négociations délicates. On attribue à Hirtius le huitième livre de la Guerre des Gaules dans les Commentaires de César, et les Guerres d'Alexandrie, d'Afrique et d'Espagne, dans le même recueil ; cependant certains critiques donnent à Oppius les compléments de l'Oeuvre de César, et en particulier la Guerre d'Afrique. En outre, l'édition renferme l'index intitulé Veterum Galliae locorum de R. de Marliano et les notules de F. Morando Sirena et Fulvio Orsini. Très ELEGANTE RELIURE romaine de l'époque, d'un décor rare, attribuable l'atelier travaillant pour le pape Pie V (1565-1572); on retrouve des fers identiques sur les « Canones Concilii Tridentini », 1564 (Bibliotheca Wittockiana, Gand, 1996, p. 25) et sur Cromer, « Colloquiorum », 1568 (vente Mortimer Schiff, 1938, nº 1473). Ces reliures ont été imitées à Venise, vers 1580, par le « maître à l'ovale central » (J. Schunke, Venezianische Renaissance Einbände, 1964, p. 188-190).

DORAT, Blin de Sainmore, etc., illustres par EISEN.

Recueil de 20 PIECES. Paris, Sebastien Jorry, 1763-1766.

3 grands volumes in-8. VEAU BLOND GLACÉ de l'époque, triple filet d'encadrement et écoinçons dorés sur les plats, dos lisses ornés de compartiments et fleurons dorés, pièces de titre [Recueil de Pièces] et tomaison de maroquin rouge et olive, coupes filetées, tranches dorées. Ex-libris gravé Jean Vouille. MAGNIFIQUE EXEMPLAIRE SUR GRAND PAPIER. Remarquable tirage des gravures. La plupart des illustrations étant d'Eisen (sauf autrement mentionné), nous n'avons donc cité que le nom des graveurs. VOLUME I : BLIN DE SAINMORE. Lettre de Gabrielle d'Estrées a Henri IV. Précédée d'une Épitre a M. de Voltaire et de sa réponse. Paris, Jorry, 1766. 38, (1) catalogue, (1 bl.) p. Frontispice (daté 1765) gravé par J.-F. Rousseau, vignette-entête par Massard, cul-de-lampe par Aliame. (Cohen, 155). DORAT. Lettre d'Alcibiade a Glicere, bouquetiere d'athénes, suivie d'une lettre de Venus a Pâris, et d'une epitre a la maitresse que j'aurai. Jorry, 1764. 36 p. « Lettre d'Alcibiade » : Frontispice, vignette-entête et cul-de-lampe gravé par Aliamet ; « Vénus à Pâris » : vignette-entête et cul-de-lampe gravé par Le Mire (daté 1764) ; « A la Maitresse que j'aurai » : vignette-entête gravée par De Longueil [daté 1764] (Cohen, 797). DORAT. Les Tourterelles de Zelmis, Poeme en trois Chants. S.l.n.n.n.d. 56p. Frontispice, 1 figure hors texte, vignette-entête, cul-de-lampe, tous gravés par De Longueil. L'ouvrage s'ouvre sur « Refléxions sur le Poeme érotique » (Cohen, 323). MASSON DE PEZAY. Zelis au bain. Poëme En quatre Chants. Geneve. S.l.n.d. 43, (1 bl.) p. Titre-frontispice par N. Le Mire (daté 1763), 4 frontispices (1 par Chant) par Aliamet, De Longueil (daté 1763), le 3e avant la lettre, le dernier par N. Le Mire ; 4 vignettes-entêtes par De Longueil (les 2 premières datées 1763), 4 culs-de-lampe (les 2 premiers par De Longueil, le 3e non signé, le 4e par N. Le Mire, daté 1763 (Gay, III-1400; Cohen, 796). DORAT. Lettre de Zéïla, jeune sauvage, esclave a Constantinople, a Valcour, officier françois, précédée d'une lettre a Madame de C**. Jorry, 1764. 43, (1 bl.) p. Frontispice, vignette-entête, cul-de-lampe (daté 1764), tous gravés par De Longueil (Cohen, 318). DORAT. Réponse de Valcour a Zéïla, précédée d'une lettre de l'auteur a une femme qu'il ne connoit pas. Jorry, 1766. 42, (1) catalogue), (1 bl.) p. Frontispice par De Longueil, vignette-entête et cul-de-lampe par Aliamet (manque à Cohen). DORAT. L'Hopital des fous, traduit de l'anglois. Jorry, 1764. 40, (1 catalogue), (1 bl.) p. frontispice (daté 1765), vignette-entête et cul-de-lampe par Delafosse (manque à Cohen). DORAT et MASSON de PEZAY. Le Pot-pourri, Jorry, 1766. 2 parties en 53 p. 1re partie : frontispice par Le Mire, vignette-entête par Le Mire, cul-de-lampe par Aliamet ; 2e partie : frontispice, vignette-entête et cul-de-lampe par De Longueil. (Cohen, 796). SAINT-LAMBERT. Sara Th.... Nouvelle Traduite de l'Anglois. [Extrait tiré de la Gazette Littéraire de l'Europe du 15 Août 1765]. 34 p. (Barbier, IV-424). VOLUME II : DORAT. Lettre de Barnevelt, dans sa prison, a Truman son ami. Jorry, 1768. 37, (1 bl.) p. Frontispice, entête et cul-de-lampe par De Longueil (Cohen, 317). COSTARD. Lettre de Caïn après son crime, a Méhala, son epouse. Jorry, 1765. 20, (1 catalogue), (1 bl.) p. Frontispice par N. Le Mire (Cohen, 259). DORAT . Lettre du comte de Comminges a sa mere, suivie d'une lettre de Philomele a Progné. Jorry, 1764. 45, (1 bl.)p. Frontispice par De Longueil, vignette-entête par et cul-de-lampe par Aliamet. [Suivi de] Lettre de Philomele a Progné. S.l.n.n.n.d. 68 p. Frontispice, vignette-entête, cul-de-lampe par Longueil (Cohen, 317). DORAT. Lettre du lord Velford a milord Dirton, son oncle. Précédée d'une lettre de l'auteur. Ballard. 60 p. Frontispice et 1 figure hors texte par De Longueil, vignette-entête et cul-de-lampe par Aliamet (Cohen, 317). PARMENTIER. Lettre de Caton d'Utique a César. Michel Lambert, 1766. (2), 34 p. Frontispice de H.Gravelot par Fessard (Cohen, 783 ROMET et PÉTRARQUE. Lettre de Pétrarque a Laure, Jorry, 1765. 40 (les VII premières chiffrées en romain, la 8e n.ch.) p. Frontispice de Gravelot par Riboud (cet ouvrage contient la traduction des sonnets : Solo e pensoso, Erano i capei d'oro, Lieti fiori, La Gola e'l sonno, Pommi ove'l sol, et de la canzone : Chiare, fresche e dolci acque. La Lettre de Pétrarque à Laure est l'oeuvre de Romet (Cohen, 898). BARTHE. Lettre de l'abbé de Rancé a un ami, Duchesne, 1765. 16 p. Frontispice, vignette-entête et culs-de-lampe par De Longueil (Cohen, 114). VOLUME III : DUROSOI. Les Sens, poëme en six chants. Londres. 1766. 184 p (les 20 premières chiffrées en romain). Chant Ier : 1er frontispice de Wille fils gravé par De Longueil, 2e frontispice par De Longueil, vignette-entête de Wille fils (datée 1765) par De Longueil ; Chant 2nd : frontispice et vignette de Wille fils par De Longueil ; Chant 3e : frontispice et vignette-entête par De Longueil ; Chant 4e : frontispice par De Longueil ; Chant 5e : frontispice et vignette de Wille fils par De Longueil ; Chant 6e : frontispice et vignette par De Longueil, (1) p. hors texte de musique gravée (Cohen, 339-340). DORAT. Les Dévirgineurs, et Combabus, Amsterdam, 1765. 107, (1) p. 2 figures par De Longueil (manque à Cohen). Au total, 28 frontispices (2 de Gravelot, 3 de Wille fils et 23 d'Eisen), 4 figures hors texte d'Eisen, 22 vignettes (2 de Wille fils et 20 d'Eisen), 18 culs-de-lampe d'Eisen, qui figurent au nombre de ses plus gracieuses compositions. EXCEPTIONNEL ENSEMBLE de PIECES, toutes sur GRAND PAPIER.

ESTIENNE (Henri).

Comicorum Graecorum sentientiae. Henri Estienne, 1569.

[Titre complet :] Comicorvm graecorvm sententiae, id eft gnomae [Graece et Latine] Latinis versibusab Henr. Stephano redditae, & anonotationibus illustratae. Eivsdem Henrici Stephani tetraftichon de his fententiis. Anno M.D.LXIX. Excudebat Henr. Steph. [Genève, 1569]. In-32 étroit de (32), 633 [mal ch. 635], (3 : catalogue) p. Maroquin olive du XVIIe siècle, triple filet doré d'encadrement et écoinçons dorés sur les plats, dos lisse orné à la grotesque (coiffe inférieure très légèrement frottée), pièce de maroquin rouge foncé, coupes filetées, large dentelle intérieure, gardes de soie rose, tranches dorées. Coiffe inférieure anciennement et habilement restaurée. Ex-libris manuscrits de « G. LAURENCE » ; « Ch. BERING, 1837 » ; et « T.W. Arnold, MAGD. Coll. Camb. 1886 » (Sir Thomas W. Arnold, le « missionnaire chrétien », spécialiste de l'Islam et auteur de The preaching of Islam, a history of the propagation of the muslim faith, Westminster et Londres, 1896). Ex-libris gravé « Charles V.D. ELST »; président de la Société des Bibliophiles et Iconophiles de Belgique, il était un grand amateur de livres évoquant le prestige des anciens Pays-Bas, et, d'une façon générale, les fastes bibliophiliques ; une grande partie de ses livres fut vendue privément après sa mort, le reste faisant l'objet de plusieurs ventes (Monaco en 1985, Paris en 1988 et Bruxelles en 1993). Recueil d'aphorismes et proverbes d'auteurs comiques grecs, choisis, traduits et annotés par Henri Estienne, qui y a ajouté une dissertation sur la méthode de choisir les proverbes littéraires : De habendo sententiarum delectu. Une seconde partie contient des expressions proverbiales dérivées des auteurs comiques latins et quelques Sententiae tirées du poète romain Publius Syrus ; elles sont annotées par Érasme. Estienne a laissé, au coeur même de l'ouvrage, des pages (1, 2, 11, 17, 24, 61, 84, 85, 366) entièrement ou presque (416, 417) vierges pour permettre au lecteur d'y ajouter des Sententiae qu'il aurait lui-même découvertes... La plupart de ces aphorismes et proverbes paraissent ici pour la première fois. Les éditions de commentaires de Henri Estienne sont réputées pour être des exemples de rigueur, particulièrement dans le soin apporté à la communication du texte original. Les commentaires sont insérés à la suite du texte original, en distinguant typographiquement les niveaux textuels ; la traduction y est nettement discriminée du commentaire et du texte original. Renouard, Annales des Estiennes, 132-3 ; Fred Schreiber, 175. TRES BEL EXEMPLAIRE de l'un des PLUS PETITS FORMATS d'Henri Estienne (114x50 mm).

GUISE (Henri II de Lorraine, duc de).

Mémoires. Cologne, 1668.

2 vol. pet. in-12 de (8), 458, (2 bl.) p ; et 283, (3 bl.) p. MAROQUIN OLIVE, dentelle d'encadrement sur les plats, dos à nerfs ornés de filets pleins, filets de pointillés et fleurons dorés, signature du relieur en queue, coupes guillochées, large dentelle intérieure, tranches dorées (Rel. de SIMIER). Ex-libris de « Marigues de Champ Repus », dont la bibliothèque éclectique et précieuse fut dispersée, après sa mort, par Claudin en 1893. Publiés par Saint-Yon, secrétaire du duc Henri ii, et vraisemblablement rédigés par Philippe Goibaud du Bois, ces Mémoires s'intéressent plus particulièrement à la malheureuse expédition de Naples (1647-1649), qui se solda par la captivité du duc aux mains des Espagnols. L'édition originale parut la même année (chez Edme Martin et Séb. Cramoisy, in-4), mais ce qui fait rechercher celle de La Place est qu'elle fait partie de la collection des ELZEVIERS. Elle s'ouvre sur un éloge par le duc de Saint-Aignan et sort des presses des frères Steucker, à La Haye. Bourgeois et André, 785 ; Willems, 1790 ; Brunet, II-1827 L'exemplaire Rahir (n 1367 du cat. de vente de sa bibliothèque 5e partie, 1937) mesurait 132,5 mm.; le nôtre mesure 134 mm. MAGNIFIQUE EXEMPLAIRE de la bonne édition elzévirienne, dans une PARFAITE RELIURE de SIMIER : petit cul-de-lampe aux fruits suspendus en fin de chaque volume et, aux titres, sphère des frères Steucker, Amsterdam (première des deux éditions elzéviriennes à la même date). Édition imprimée en TRES BEAUX CARACTERES.

HOMERE.

L'Odyssée Arras [Genève], Jean Crespin, 1567.

[Titre complet :] OMPHOY O Y EIA Homeri Odyssea, id est, de rebvs ab Ulysse gestis. Eiufdem Batrachomyomachia & Hymni. Latina versione ad verbum è regione apposita. [marque] E Typographia Ioannis Crispini Atrebatii [Genève].1567. In-16 de (16), 839, (9 : index) p. MAROQUIN ROUGE du XVIIe siècle, plats richement décorés aux petits fers, dos à nerfs muet orné de même, coupes filetées, filet doré intérieur, tranches dorées. Mouillure claire en tête du volume et petite galerie de vers marginal sans gravité au premier cahier. Légères salissures au titre, petits accidents à la coiffe inférieure. Sur la garde, « Ex dono Domini Ladvocat ». Signature manuscrite (datée 1730) et ex-libris armorié gravé de John Plumptre avec sa devise « Sufficit Meruisse ». Au titre, signature illisible. Marque de Jean Crespin au titre. Lettrines ornées, bandeaux. Troisième édition de Jean Crespin traduite et imprimée par lui-même, avec le texte original grec en regard. PREMIERE ÉDITION DE L'ODYSSÉE DE PETIT FORMAT. Alors que L'Iliade de Jean Crespin était parue en 1559, « L'Odyssée, pourtant promise dès cette date, ne parut qu'en 1567 » (Jean Gilmont). Cette même année 1567, Crespin fit paraître une édition avec le texte grec seul. « La publication de classiques grecs en petit format fut un projet auquel Crespin (1520-1572, né à Arras) s'attacha avec beaucoup de persévérance. En cours d'exécution dès 1558, l'entreprise fut menée à terme plus de dix ans après. Comme d'autres avant lui l'avaient fait pour les poètes latins, il voulait présenter les poètes grecs dans un format très petit, dans des manuels « faciles à consulter chez soi, en rue et même à la campagne ». Il lui fallut choisir des caractères petit texte assez fatigants à lire. Aussi Crespin destinait-il ces éditions à « la jeunesse studieuse qui jouit d'une vue perçante ». La publication de textes homériques, retardée par l'urgence de la propagande religieuse, débuta en 1559 avec L'Iliade, dont l'édition offre deux traits originaux au plan textuel : la version latine, tirée d'un manuscrit découvert par Guillaume Budé, est supérieure à celle de Valla qui venait d'être publiée à Bâle. L'index alphabétique des matières est également nouveau. Gilmont, Jean Crespin, un éditeur réformé du XVIe siècle, p. 160 et n 59/7-67/8 ; Hoffmann, II-317 ; Adams H-792. CETTE ÉDITION BILINGUE EST TRES RARE. Aucun exemplaire n'est récensé par le NUC. Joli exemplaire, dans une charmante reliure du XVIIe siècle, à riche décor aux petits fers.

LAFORGUE (Jules).

Recueil factice réunissant tout ce que la revue fondée par Francis Vielée-Griffin, «Entretiens Politiques et Littéraires», a fait paraître de ou sur Jules Laforgue en 1891 et 1892.

In-12. Demi-toile bradel couleur cerise, non rogné (3 f détachés). Inédits posthumes qui paraissentici en édition pré-originale. Certains n'ont jamais été reproduits. Contient : Dragées grises, n 10 du 1er janvier 1891 ; Notes sur Baudelaire, n 13 d'avril 1891 ; Notes sur Corbière et sur Bourget, n 16 de juillet 1891 ; Ennuis non rimés, n 18 de septembre 1891 ; Notes, n 20 de novembre 1891 ; Notes, n 22 de janvier 1892 ; Notes, n 23 de février 1892 ; Notes, n 26 de mai 1892 ; Pierrot futuriste, n 27 de juin 1892 ; Vers inédits [«Moeurs », « Solutions d'automne », « La Complainte des montres », etc.], n 31 d'octobre 1892 ; Dans la rubrique Notes et Notules - Les livres -, n 9 du 1er décembre 1890 « L'OEuvre de Jules Laforgue ». Toutes les COUVERTURES de la revue ont été conservées (sauf celle du n 22) et reliées à la fin. Ajouté au texte de Pierrot futuriste une EAU FORTE de A. Willette. Ajoutés en tête du recueil : un PORTRAIT de Jules Laforgue, sur Japon, par Gowel ; une LETTRE AUTOGRAPHE de Y. Gandon adressée à E. Dujardin, datée du 29 janvier 1938, dans laquelle il est question du monument Jules Laforgue devant être érigé à Tarbes ; et une LETTRE AUTOGRAPHE de J. Ajalbert adressée à E. Dujardin, datée du 18 septembre 1937, dans laquelle il est question de la tombe de Jules Laforgue. De la vente Jules Laforgue, n 2588 du catalogue.

LANCELOT (Claude).

Le Jardin des racines grecques, Paris, Pierre Le Petit, 1657.

In-12 de (14), 366, (1), (1 : privilège), (2 : errata) p. Maroquin rouge janséniste, dos à nerfsorné de filets à froid, titre et date en lettres dorées, double filet doré sur les coupes, large dentelle intérieure, tranches dorées (Rel. de THIBARON JOLY). Joli frontispice gravé non signé. ÉDITION ORIGINALE du plus célèbre ouvrage de Lancelot, qui fut réédité pendant plus de deux siècles. « Solitaire » de Port-Royal, devenu professeur de grec et de mathématiques des « Petites Écoles » dans Paris, Claude Lancelot (Paris vers 1615-Quimperlé 1695) fut le maître de grec de Sébastien Lenain de Tillemont et de Jean Racine à partir de 1655 ; après la fermeture, sur ordre du roi, des « Petites Écoles », il fut nommé précepteur du duc de Chevreuse et des princes de Conti. En usage dans les écoles françaises jusqu'au milieu du XIXe siècle, "Le Jardin des racines grecques" est remarquable à la fois par l'érudition et par la clarté didactique de l'ouvrage. On sait que la marquise de Créquy l'avait appris par coeur.

LENAIN de TILLEMONT (Sébastien).

Histoire des Empereurs, Venise, 1732-1739. PREMIERE EDITION DE VENISE.

6 volumes in-f . VÉLIN rigide DE L'ÉPOQUE (qq petites taches claires sur les plats), dos lisses, tranches mouchetées (étiquette de bibliothèque au bas des dos). Rare édition vénitienne de L'Histoire des Empereurs, un « trésor d'érudition, de véracité, de détails scrupuleusement décrits » et le premier travail important des temps modernes sur l'Empire romain, qui débuta en 1690 mais n'était pas terminé à la mort de son auteur (survenue en 1698). Sébastien Lenain de Tillemont (1637-1698), né à Paris, étudie à Port-Royal, où il suit l'enseignement rationnel et cartésien de Lancelot et Nicole, enseignement qui développera en lui le goût de la recherche historique. Il est ordonné prêtre en 1676. Après la dispersion des Solitaires de Port-Royal, il s'installe à Montreuil au Château de Tillemont. C'est là qu'il rédige son Histoire des Empereurs ainsi que les Mémoires pour servir à l'Histoire ecclésiastique. Il est aussi l'auteur d'une biographie de Saint-Louis. On dit que l'ardeur au travail de cet écrivain janséniste était telle que « le carrelage sous son bureau portait l'empreinte de ses pieds »... TRES BEL EXEMPLAIRE de cette édition que l'on trouve rarement complète du dernier volume paru sept ans plus tard. D'une PARFAITE FRAICHEUR, il est doté de très grandes marges.

LEROUX de LE COURT (Philibert-Joseph).

Histoire du Père La Chaise, Cologne, 1693.

[titre complet :] Histoire du pere La Chaize, Jesuite & Confesseur du Roi Louis XIV où L'on verra les intrigues secretes qu'il a eu à la Cour de France & dans toutes les Cours de l'Europe, pour l'avancement des grands desseins du Roi fon Maître. [fleuron] A Cologne, Chez Pierre Marteau. M.DC.XCIII [1693]. In-12 de 360 p. [les 10 premières sont non chiffrées et les folios 180 à 189 sont omis]. MAROQUIN ROUGE du XVIIIe siècle, triple filet d'encadrement et petites rosaces dorés sur les plats, dos lisse orné de compartiments et petites rosaces dorés, titre en lettres dorées, coupes ciselées, dentelle intérieure, tranches dorées. Titre rouge et noir. ÉDITION ORIGINALE RARE (pour certains bibliographes, elle n'existerait plus !) de cet « ouvrage satirique, qui présente le célèbre père La Chaise, dans sa jeunesse, comme un homme assez joyeux » (Gay-Lemonnyer). L'ouvrage fut souvent réimprimé, sous divers titres, et jusqu'en 1884, par Kistemaeckers. L'auteur présumé de l'ouvrage serait Philibert-Joseph Leroux de Le Court, auteur du Dictionnaire comique, satyrique, critique, burlesque, libre et proverbial. Son introduction « Au Lecteur » nous avertit : « [...] cet illustre imposteur contre qui j'écris, a forcé les Genevois à lui rendre un malheureux qui avait écrit quelque chose contre lui». Il était le confesseur et conseiller de Louis xiv et prit part, entre autres, à la révocation de l'Édit de Nantes. Il devint le confesseur de Louis xiv et négocia l'Affaire de la Régale avec Innocent XI. Farouche adversaire du jansénisme, il s'éleva contre les mesures qui suivirent la révocation de l'édit de Nantes. Son nom a été donné à un grand cimetière de Paris. Barbier, II-787 ; Gay-Lemonnyer, II-551 ; Conlon, Prélude au siècle des Lumières, 6 250 et 7 251. TRES BEL EXEMPLAIRE dans son très beau et délicat maroquin.

ROUILLARD (Sébastien).

La Magnifique doxologie du festu. 1610.

A Paris, Chez Iean Millot, tenant fa boutique fur les degrez de la grand'falle du Palais. M.DC.X [1610]. Avec privilege dv Roy. In-12 de 151, (1 : Privilège) p. [sign. A4-T4]. MAROQUIN ROUGE du XVIIIe siècle, triple filet doré d'encadrement sur les plats (qq tout petits frottis), dos lisse orné, pièce de maroquin vert portant, en long et en lettres dorées, le titre, l'auteur, l'éditeur et la date, coupes filetées, dentelle intérieure, tranches dorées. Cachet sur la première garde au chiffre composé des lettres B et D entrelacées. Date manuscrite du 23 juillet 1816 sur la dernière garde. Marque de Jean Millot au titre avec sa devise « fortior in adversis ». Titre rouge et noir. Bandeaux et lettrines gravés sur bois. Cul-de-lampe en fin d'ouvrage, avant le Privilège accordé à Jean Millot et daté du 20 novembre 1609. ÉDITION ORIGINALE RARE, elle fut recherchée dès le début du XIXe siècle (Biographies universelles de Michaud et de Beauvais : «cette édition est très recherchée et on la trouve difficilement»). Sébastien Rouillard, avocat, historien et littérateur né à Melun au XVIe siècle et mort à Paris en 1639, est l'auteur de nombreux ouvrages non moins extravagants dans les sujets choisis que dans les titres bizarres qu'il leur donnait, témoin cette Magnifique doxologie, ou encore Les Gymnopodes, ou de la nudité des pieds disputée de part et de l'autre... La doxologie («doxo» = «gloire» et «logos» = «parole»), habituellement forme de louange à Dieu et à la Sainte Trinité, est ici «tout simplement l'usage de la paille, mais embellie de tout ce que la façon pédantesque d'un avocat du XVIe siècle pouvait réunir d'érudition, de citations puisées dans les auteurs grecs et latins les plus inconnus, dans les écrivains sacrés et profanes les plus ignorés et les plus étrangers, surtout au sujet traité» (Viollet-le-Duc). Brunet, IV-1418 ; Viollet-le-Duc, Bibliothèque poétique, 1847, p. 167 ; Nodier (1844, n 1026) : « Opuscule facétieux et érudit ». Aucun exemplaire n'est recensé au CCFr.

VAENIUS (Otto).

Le Theatre moral de la vie humaine (1678).

representée En plus de cent Tableaux divers, tirez du Poëte Horace, par le sieur Otho Venius ; et expliquez En autant de Difcours Moraux par le Sieur de Gomberville, avec la table du philosophe Cebes. [grande vignette gravée]. A Bruxelles, Chez François Foppens, Marchand Libraire. 1678. 2 parties en 1 volume in-f de XI, (1) Sonnet, (3) table des divises [sic], (1) portrait, 211 (f. Dd relié par erreur avant Cc), (1) bl., (16) pour « Le Tableau de Cebes », v bl., grande gravure repliée, (2) bl. [Sign. :*-2* 4 A-2C 4 2D 2 A-B 4]. VÉLIN IVOIRE rigide de l'époque, d'origine hollandaise, dos lisse, tranches lisses. Titre rouge et noir, orné d'une grande et belle vignette gravée sur cuivre par Clouvet d'après Abraham Diepenbeke. Lettrines et culs-de-lampe sur bois. Portrait d'Otto Van Veen, d'après sa fille Gertrudis, gravé par Paulus Pontius. Bandeau en tête des deux parties. Seconde édition française (la 1re est de 1672) inspirée des Emblemata d'Horace, illustrée de 103 GRAVURES, à pleine page. Belle et grande planche repliée dans le Tableau de Cèbes : représentation allégorique du "courant de la vie humaine". Le texte de Marin Le Roy, seigneur de Gomberville, est identique à celui de sa Doctrine des moeurs. Parmi les pièces liminaires, un sonnet de Tristan L'Hermite (François L'Hermite du Solier) et des vers d'Erycius Puteanus (Hendrik Van de Putte) sous le portrait d'Otto Van Veen. Otto Van Veen, dit Otto Vaenius (Leyde 1556-Bruxelles 1629), voyagea beaucoup avant de se fixer à Anvers (1594), puis à Bruxelles (1612). Peintre romaniste, maître de Rubens, il influença, par ses compositions amples, le style de son célèbre élève. Landwehr, Romanic, 480 ; Mario Praz, Studies in the Seventeenth century imagery, 524 (ne répertorie que deux bibliothèques possédant cette édition : la BnF et la Pollock House) ; Funck, 404 ; Brunet, V-1025 ; Graesse, VII-233. BEL EXEMPLAIRE À GRANDES MARGES, SUR PAPIER FORT. Très beau tirage des gravures.

DES RUES (François).

Les Marguerites françoises ou fleurs de bien dire. Rouen, Jean le Couturier, ca 1610.

2 parties en 1 volume petit in-12 à paginations et pages de titre séparées de (24)-427-(5) p, 1 fbl.; et (12)-191 p. MAROQUIN HAVANE clair, large dentelle d'encadrement sur les plats, dos lisse richement orné à la grotesque, coupes filetées, dentelle intérieure, tranches dorées, gardes dominotées. Dédicace de François Des Rues à Marguerite de Rohan pour la première partie et à Marguerite Marescot, dame d'Alleray pour la seconde. "Collection de compliments et de phrases arrangées pour la conversation, dans le genre que Mlle de Scudéry mit à la mode et que Molière a tourné en ridicule dans ses Précieuses". Cette édition donnée par Jean Le Cousturier (s.d.) est LA PLUS RARE. Il semble, d'après Frère, qu'elle puisse être datée de 1610. François Des Rues (Coutances ca 1575-1630), historien et géographe a été très longuement étudié par Marc Fumaroli dans 'L'åge de l'Éloquence'. Des Rues est l'auteur de ce recueil alphabétique des mots et expressions "dans le vent" de la société à la mode sous Henri IV, recueil qui eut un succès fantastique et fut maintes fois réédité. Il est également le précurseur des guides touristiques avec sa 'Description du royaume de France', parue en 1608. Frère, Manuel du Bibliographe normand, I-352.

GARNIER (Robert).

Les Tragédies. Rouen, Raphaël du Petit Val, s.d. [1616].

In-12 de 646 p titre-frontispice inclus. MAROQUIN ROUGE, plats très richement ornés de filets droits et courbes, de filets de pointillés, feuillages et écoinçons dorés, dos ornés de même, titre en lettres dorées, double filet doré sur les coupes, dentelle intérieure, tranches dorées sur marbrure (rel. d'AMAND). Joli titre dans un encadrement gravé par L. Gaultier, daté de 1616. Robert Garnier (La Ferté-Bernard près du Mans 1534-1590), poète dont la "vocation" d'auteur dramatique fut éveillée et révélée par son ami Pibrac, alla s'installer à Paris, devint l'ami de Ronsard, Baïf, Du Bellay et publia un Hymne de la Monarchie, dans lequel il vantait la supériorité de la monarchie sur les autres formes de gouvernement. Autant que dramaturge, Garnier est poète lyrique, orateur et moraliste. Ses "Tragédies" présentent toutes un certain nombre de traits communs: prédominance de l'élément lyrique ou oratoire sur l'élément dramatique, un certain statisme de l'action, place importante tenue par les débats d'idées, parallélisme presque constamment établi entre le sujet de ses pièces et les événements politiques contemporains. Elles ont presque toutes pour sujets des drames collectifs dont l'analogie avec les troubles des guerres de Religion est explicitement établie par l'auteur: "la tragédie est un poème à mon regret trop propre aux malheurs de notre siècle". Comporte un feuillet manuscrit, relié avec l'ouvrage, décrivant la reliure et l'ouvrage de Garnier. Pierre Chevannes, dit Amand, relieur-doreur s'établit vers 1860 à Paris. Sa carrière prit fin alors qu'il avait été frappé d'hémiplégie, en 1885. Il devait mourir trois ans plus tard, dans le plus complet dénuement, à la maison des incurables à Ivry. On peut considérer Amand comme l'égal de Capé ou de Lortic pour la perfection de ses reliures. Où serait-il parvenu s'il n'avait dû interrompre prématurément l'exercice de son art... Reliure à la fanfare, d'une exécution parfaite.

(ANONYME)

Le TABLEAU de la vie et du gouvernement de Messieurs les Cardinaux Richelieu et Mazarin, et de Monsieur Colbert. Cologne, Pierre Marteau. 1694.

In-12 de (10)-290 p. Veau blond glacé, triple filet doré d'encadrement sur les plats, dos lisse orné de caissons et fleurons dorés, pièce de maroquin rouge, coupes filetées, tranches mouchetées. Recueil d'épigrammes, sonnets, épitaphes en français et latin. Le texte est copié à l'identique sur celui de l'édition de format in-8 parue l'année précédente. "Ce recueil comprend 480 pièces, dont 25 en latin et 455 en français, plus 7 anagrammes, devises, etc., sur lesquelles six sont répétées deux fois, soit 449 pièces en français (trois en prose), dont cinq signées et quatre cent quarante-quatre anonymes; vingt-six provenaient des recueils antérieurs." Lachèvre indique que 25 de ces pièces ont vu leur auteur identifié; parmi eux: Benserade, Pierre Corneille, Desmarets, Malleville, Boisrobert Barbier d'Aucour, La Fontaine, Le Laboureur, etc. Porte l'inscription manuscrite: "n 3517 de mon catalogue" et une étiquette "J.133". Délicat exemplaire en veau blond, à l'état de neuf. Brunet, V-624; Lachèvre, Bibliographie des Recueils collectifs de poésies publiés de 1597 à 1700, III-p 181à 183.

(ANONYME)

L'ÉCLIPSE MODERNE, ou la Folie du jour. Par M. M. Ar***. S.l.n.n. M.DCC.LXIV [1764].

In-12 de 71 p titre inclus. Demi-veau à petits coins, dos orné de croisillons. Accid. par le feu à la coupe sup. [à moins qu'il ne soit dû à l'Éclipse...: Les premiers ff noircis en marge sup. Dans son ouvrage (anonyme, et qui l'est resté pour tous les bibliographes), l'auteur s'élève contre la dépravation du goût et des moeurs, contre les ridicules, la bizarrerie, le peu de génie et d'intelligence des auteurs modernes, etc. Il conclue sa préface par ces mots : « Il n'y a pas d'endroits dans l'univers où la raison soit plus pure, le jugement plus sain, l'esprit plus vif et plus délicat qu'en France, mais aussi n'y en a-t-il pas où ils se trouvent plus rarement » Il passe alors en revue les modes vestimentaires, celles des spectacles et de la musique, et regrette que « chacun regarde [la nouveauté originale], tout d'abord fuit, s'en moque... mais finit par l'admirer et l'imiter. Le lendemain, la moitié de Paris fait de même. » De la collection STARHEMBERG.

RELIURE.

LIVRE BOITE, AUX ARMES royales anglaises. XVIIIe siècle.

De format in-quarto (210 x 255 m/m). Veau marbré du XVIIIe siècle, dentelle d'encadr. dorée sur lesplats, au centre armes dans un encadr. de filet doré, dos à nerfs orné, "tranches" marbrées. Creux intérieur de 150 x 200 m/m divisé en 4 compartiments de dimensions égales. Sur le plat supérieur ARMES DE GUILLAUME III d'Angleterre (autrefois GUILLAUME V D'ORANGE, dernier Stathouder de Hollande, père de Guillaume Ier roi des Pays-Bas) et sa femme Marie II d'Angleterre, fille de Jacques II que Guillaume avait chassé en raison de son catholicisme. La devise « Honi soit qui mal y pense » à laquelle est ajoutée ici « Je maintiendrai » est celle de Guillaume; on voit aussi les lions doublement couronnés : il s'agissait, en effet, d'une "double" monarchie, c'est-à-dire que Guillaume n'était pas un simple consort, à la différence, par exemple, du duc d'Édimbourg qui n'est pas roi à part entière. Au verso : ARMES DE LA VILLE DE BREDA : prise par Dumouriez en 1793 et Pichegru en 1795, pour devenir, temporairement, française, située au sud de la province du Brabant, Breda est une des villes les plus fortifiées de Hollande. Elle se trouve sous le patronat de la famille d'Orange et de Nassau, ce qui explique la présence de ces armes ici réunies.

MÉDICIS - G. VAN BAERLE (ou Barleus).

Marie de Médicis entrant dans Amsterdam, J. & C. Blaeu, 1638.

[titre complet] MARIE DE MÉDICIS, entrant dans Amfterdam ; ou, HISTOIRE de la reception faicte à laReyne Mere du Roy tres-Chreftien, Par les Bovrgmaistres & Bourgeoifie de la Ville d'Amfterdam. Traduicte du Latin de Gaspar Barleus. [vignette] A Amsterdam, Chez Iean & Corneille Blaeu. MDCXXXVIII. Grand in-f de 50 f (le dern. bl.) [sign. A4 M4 (N)] et (25) f bl. ajoutés. Veau marbré du XVIIe siècle (des épidermures), dos à nerfs (accid. aux coiffes) orné, supra-libris en lettres dorées. Page de titre salie et renforcée en marge intérieure, taches claires en marge inférieure du portrait-frontispice, sinon exemplaire à TRES GRANDES MARGES et très frais. ÉDITION ORIGINALE publiée simultanément en français et en latin, illustrée des mêmes figures. Un des plus beaux livres de fêtes hollandais, illustré d'un très beau PORTRAIT de Marie de Médicis et de 16 REMARQUABLES PLANCHES repliées de deux types différents : les planches gravées par Savry montre des vues de la ville au passage du cortège ; celles gravées par Moyaert représentent des épisodes baroques de la cérémonie : figures allégoriques (chars traînés par des lions, etc.), qui, comme le fait remarquer Vinet, font songer à celles employées par Rubens pour éterniser la mémoire du mariage de Marie de Médicis avec Henri IV. Il existe quelques très rares exemplaires qui renferment une 17e planche ajoutée ; ladite planche (dite des "quatre bourgmestres") ne se trouve pas ici, mais les bibliographes indiquent d'ailleurs qu'il ne la faut pas (voir à ce sujet le cat. Heilbrun, 3-140). Magnifique Livre de fêtes relatant l'entrée solennelle à Amsterdam de Marie de Médicis venant se placer sous la protection du prince d'Orange, avant d'aller se réfugier en Angleterre. DÉTAIL DES FIGURES: En frontispice : PORTRAIT de Marie de Médicis, avec, dans le fond, la ville d'Amsterdam, gravé par Salomon Saverius d'après Honthorst . Armes de la Ville d'Amsterdam en vignette au titre ; 16 PLANCHES (numérotées de 1 à 16), toutes avant la lettre : N 1. Grande planche repliée : Arrivée à Haarlem, gravé par Salomon Saverius d'arpès J. Martsen de Jonge, avant signature ; N 2. Cavalcade, entrée triomphale, gravé par Salomon Saverius d'après J. Martsen de Jonge, avant signature. ; N 3. Mariage d'Henri VI et Marie de Médicis, gravé par P. Nolpe d'après Cl. Moeyaert. ; N 5. Planche allégorique gravée par P. Nolpe d'après Cl. Moeyaert, sign. Cl. M. inv. ; N 4. Arche triomphal, gravé par Salomon Saverius d'après J. Martsen de Jonge, avant signature ; N 6. Vue sur l'Amstel, gravé par Salomon Saverius d'après S. de Vlieger, sign. Savry sculp S. de Vlieger inv. ; N 7. François de Médicis épousant Jeanne d'Autriche, gravé par P. Nolpe d'après Cl. Moeyaert, sign. Cl. Moyaert Inv. P. Nolpe fecit ; N 8. Maximilien offrant la couronne à Amsterdam, gravé par P. Nolpe d'après Cl. Moeyaert, sign. Cl. M. inv. ; N 9-13. 5 planches allégoriques gravées par P. Nolpe d'après Cl. Moeyaert, dont 2 avant signature (1 et 13) ; N 14. Tournoi sur l'Amstel, gravé par Salomon Saverius d'après S. de Vlieger, sign. Savry sulp S. de Vlieger inventor ; N 16. Vue d'Amsterdam depuis la rivière Y, gravé par Salomon Saverius d'après S. de Vlieger. En premier plan, un chien traverse la chaussée en courant ; N 15. Grande planche repliée : Port de Haarlem, gravé par Salmon Saverius d'après J. Martsen de Jonge, avec pièce d'armes dans les coins supérieurs gauche et droite, avant signature. (Landwehr, Splendid Ceremonies, 109; Lipperheide, 2665; Vinet, Bibliographie méthodique et raisonnée des beaux-arts, 489; Fairfax Murray, II-686).

BENOIST-MÉCHIN (Jacques).

Histoire de l'armée allemande. Albin Michel, 1964-1966. ENVOI A CHARLES FILIPPI.

Histoire de L'armée allemande. Albin Michel, 1964-1966. 1/ L'Effondrement 1918-1919 (1964) ; 2/ La Discorde 1919-1925 (1964) ; 3/ L'Essor 1925-1937 (1964) ; 4/ L'Expansion 1937-1938 (1964) ; 5/ Les Épreuves de force 1938 (1965) ; 6/ Le Défi 1939 (1966). 6 volumes in-8.BROCHÉS NON ROGNÉS, NON COUPÉS, avec jaquettes jointes. L'un des 110 exemplaires sur VELIN DU MARAIS. Avec 37 cartes, dont 6 dépliantes et 1 graphique. Publié à partir de 1936, l'Histoire de l'année allemande constitue un classique sans lequel il est difficile de comprendre l'évolution de notre voisin d'outre-Rhin de 1918 à 1939, son inquiétante renaissance qui aboutira à un nouvel embrasement du monde. En fait l'Armée n'y sert que de fil conducteur, dans la mesure où elle a été tout au long de ces années-là le mythe unificateur en l'absence duquel l'ancien empire de Guillaume. II se serait probablement effondré. Rivarol, juste après la mort de l'historien, publiait un texte de l'avocat Charles Filippi, qui révélait la raison pour laquelle Benoist-Méchin disait avoir interrompu son œuvre à cette date. Voici la réponse qu'il a donnée, par écrit, à son ami Charles Filippi : « C'est que, pour la première fois dans l'histoire, on en est arrivé à un point où l'on ne peut plus écrire l'Histoire sans se faire complice d'un énorme mensonge » [...]. C'est un extrait de l'envoi qui figure sur le tome VI de notre exemplaire qui a appartenu à l'avocat CHARLES FILIPPI (son EX-LIBRIS gravé figure sur chacun des volumes ; sa Bibliothèque fut vendue le 21 oct. 1994 à Drouot), et que voici in extenso : 'Mon cher Charles Filippi, On me demande souvent pourquoi je n'ai pas poursuivi la rédaction de ce livre jusqu'à la fin. À vous, cher ami, je confierai la raison raison réelle : c'est que pour la première fois dans l'Histoire on est arrivé à un point où l'on ne peut PLUS écrire l'histoire sans se faire complice d'un énorme mensonge. J. Benoist Méchin. Paris, Mars 1982'. Le tome I, quant à lui, porte cet ENVOI, au même Charles Filippi : 'Cette histoire déjà ancienne, mais qui éclaire encore bien des problèmes d'aujourd'hui, à Charles Filippi auquel me lient bien des luttes menées en commun. J. Benoist-Méchin. Paris 1982'. MAGNIFIQUE et HISTORIQUE exemplaire.

TARDIEU d'ESCLAVELLES (Louise Florence Pétronille de , ma...

Les Conversations d'Émilie. Lausanne, F. Lacomte, 1784.

Les Conversations d'Émilie ou Entretiens instructifs et amusants d'une Mère avec sa Fille, par Madame de La Livé d'Épinay. A Lausanne, Chez François Lacombe. M.DCC.LXXXIV. 2 tomes en 2 volumes in-12 de (4)-VIII-375 et (4)-352 p. Veau marbré de l'époque, dos à nerfs ornés, coupes filetées, tranches rouges. Jolis petits volumes. Madame la Marquise D'Épinay (1726-1783) se consacre, notamment, à la rédaction d'ouvrages pédagogiques, dont les "Conversations d'Émilie". L'héroïne, Émilie, semble avoir 5 ans, âge des enfants, et plus particulièrement des fillettes, auxquelles s'adresse cet ouvrage.

JUVENAL.

Satyrae, cum notis... Josephi Juvencii, Paris, Barbou, 1715.

In-12. Veau (frotté) de l'époque.

LACTANCE FIRMIAN.

Divinarum Institutionum libri VII. Paris, Marnef, 1565.

In-24 de 786, (46 index, marque au dernier verso) p. VELIN IVOIRE DE L'EPOQUE à rabats, plats ornésd'un encadrement et d'un fleuron central dorés, dos à nerfs orné de fleurons aux entre-nerfs, tr. dorées (légèrement frippé). L. Coelii Lactantii Firmiani, Diuinarum institutionum livri VII. De Ira Dei liber i. De opisicio Dei liber I. Epitome in libros fuos, Liber acephalos, Carmen de Phenice. Refurrectione dominica. Pafsione domini. Omnia ex castigatione Honorati Fasitelij Veneti pristinæ integritati restituta. Cum Indice locupletffsimo. Parisiis, Apud Hieronymum de Marnef, sub Pelicano,Mohnte D. Hilarij. 1565. Ex-libris ancien manuscrit au titre "Afasllon" (?).Œuvres du célèbre orateur et apologiste chrétien mort vers 325 après J.-C. et qui eut pour maître Arnobe

LANCELOTTI (Second) trad. par J. Oliva.

Les Impostures de l'Histoire ancienne et profane, Londres et Paris, 1770.

2 parties en 1 vol. in-12. Veau moucheté de l'époque, dos lisse. Les Impostures de l'Histoire ancienne et profane ; Ouvrage néceffaire aux jeunes Gens, aux Inftituteurs, & généralement à toutes les Perfonnes qui veulent lire l'Hiftoire avec fruit. Londre, Paris, Costard. M.DCC.LXX. Traduction d'un ouvrage de Second Lancelotti, publiée après la mort d'Oliva, qui l'avait laissée manuscrite ; elle a été revue et augmentée par l'éditeur, peut-être Lescalopier.

LUCAIN, MARMONTEL.

La Pharsale de Lucain [1766].

traduite en françois par M. Marmontel. A Paris, Chez Merlin, M.DCC.LXVI. 2 vol. in-8. Cartonnage peigné postérieur, non rognés. BEL EXEMPLAIRE très frais illustré d'un FRONTISPICE et de 10 FIGURES hors texte de Gravelot. PREMIERE ÉDITION de cette traduction française du poème historique "Bellum Civile" ; elle est en prose et précédée d'une préface et accompagnée d'arguments en abrégé au début de chaque livre. Marmontel entreprit cette traduction lors de son séjour à la Bastille.