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Procès-Verbal AG

Published on 24 Sept. 2018


PROCÈS-VERBAL

ASSEMBLÉES GÉNÉRALES ORDINAIRE ET EXTRAORDINAIRE

Samedi 1er Octobre 2011

Weimar, Allemagne

 

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE EXTRAORDINAIRE

 

L’Assemblée est ouverte par le Président Arnoud Gerits à 10h00.

1. Bienvenue du Président

Le Président souhaite la bienvenue aux Présidents, Présidents d’Honneur, Membres du Comité, ainsi qu’aux observateurs. Il rappelle que les langues officielles de la Ligue sont l’anglais et le français et que les présidents peuvent s’exprimer dans l’une ou l’autre de ces deux langues. Toute autre langue employée doit être immédiatement traduite en anglais ou en français. Il demande à chacun d’éteindre son téléphone portable, et rappelle que les associations ayant plus de 150 membres disposent de deux voix : le SLAM (France), le VDA (Allemagne), l’ABA (Royaume-Uni) et l’ABAA (Etats-Unis). Le vote se fait à main levée, sauf si un scrutin secret est demandé.

Il demande alors à chacun des participants de se lever et de décliner son identité. Il accueille tout particulièrement les présidents qui assistent pour la première fois à une assemblée générale de la LILA : Sally Burdon pour l’ANZAAB, Evelyne Morel de Westgaver pour le CLAM, et Laurence Worms pour l’ABA.

2. Présences, absences, pouvoirs, quorum et désignation des scrutateurs

Sont présents :

Comité

Arnoud Gerits, Président,

Tom Congalton, Vice Président

Poul Poulsen, Trésorier

Paul Feain, Secrétaire Général

Norbert Donhofer (également président du VAO)

Ulrich Hobbeling

Brigitta Laube

Alain Marchiset

Neveen Marsh, Secrétaire

Barbara Van Benthem, rédactrice du site

Associations Nationales

ABAA, Sarah Baldwin (2 voix)

ABA, Laurence Worms (2 voix)

SLAM, Alain Nicolas (2 voix – également président d’honneur de la LILA)

VDA, Eberhard Köstler (2 voix)

NVvA, Ton Kok (1 voix)

ABAC, Liam McGahern (1 voix)

VAO, Norbert Donhofer (1 voix)

ABF, Maria Girsel (1 voix)

ANZAAB, Sally Burdon (1 voix)

CLAM, Evelyne Morel de Westgaver (1 voix)

MAE, Adam Bosze (1 voix)

ABAJ, Takao Nakao (1 voix)

AILA, Gonzalo Fernandes Pontes (1 voix)

VEBKU, Alain Moirandat (1 voix)

ALAI, Fabrizio Govi (1 voix)

Autres

Alena Lavrenova – Observatrice pour l’association russe (FAB)

Christian Hesse – Vice Président du VDA, observateur

Ms Erika Herzog – traductrice pour M. Nakao

Mandats

NABF, Vidar Wangsmo, a donné mandat à Maria Girsel – ABF (1 voix)

SVAF, Sigbjorn Ryö, a donné mandat à Maria Girsel – ABF (1 voix)

ABLA, Anna Maria Bocayuva de Miranda Jordao a donné mandat à Alain Nicolas  - SLAM (1 voix)

Le quorum est atteint, l’Assemblée peut valablement délibérer. Le nombre total de voix est de 22.

Pour être adoptée, une résolution de l’Assemblée Générale Extraordinaire doit obtenir 15 voix, et une résolution de l’Assemblée Générale Ordinaire 12 voix.

Adrian Harrington et Michael Steinbach sont nommés scrutateurs.

 

3. Proposition du Comité - Modification de l’article 9 des Statuts.

L’article 9 des statuts est actuellement rédigé ainsi :

9. Une association nationale désireuse d'adhérer à la Ligue doit soumettre au Comité une demande par écrit, accompagnée d'un exemplaire de ses statuts et règlements. Elle doit en même temps confirmer qu'elle est parfaitement informée des statuts et des règlements de la Ligue, qu'elle consent à les respecter et que ses membres se conformeront aux statuts et règlements de la Ligue. L’admission est prononcée par l’Assemblée Générale Extraordinaire. Toutefois, dans certains cas, le Comité peut prononcer une admission à titre provisoire, sous réserve de ratification ultérieure par l’Assemblée Générale Extraordinaire. Toute modification de ses statuts postérieure à son adhésion à la Ligue doit  être revue par le Comité de la LILA.

3a) Le Comité propose la modification suivante :

9. 9. Une association nationale désireuse d'adhérer à la Ligue doit prouver qu’elle a au moins trois ans consécutifs d’existence avant de pouvoir soumettre au Comité une demande par écrit, accompagnée d'un exemplaire de ses statuts et règlements. Elle doit en même temps confirmer qu'elle est parfaitement informée des statuts et des règlements de la Ligue, qu'elle consent à les respecter et que ses membres se conformeront aux statuts et règlements de la Ligue. L’admission est prononcée par l’Assemblée Générale Extraordinaire. Toutefois, dans certains cas, le Comité peut prononcer une admission à titre provisoire, sous réserve de ratification ultérieure par l’Assemblée Générale Extraordinaire.

Toute modification de ses statuts postérieure à son adhésion à la Ligue doit  être revue par le Comité de la LILA.

3b) Le Comité propose également d’ajouter le paragraphe suivant à l’article 9 :

Une distinction sera faite entre les membres définitifs et provisoires.

Une association nationale acquiert le statut de membre provisoire lors de son admission première au sein de la Ligue. Ce statut ne lui permet pas de voter ou de participer aux assemblées générales extraordinaires, mais lui permet de voter et de participer aux assemblées générales ordinaires. Les libraires qui sont membres d’une association nationale qui a acquis le statut de membre provisoire ne peuvent être élus membre du comité, mais hormis cette restriction, jouissent des mêmes droits et se conforment aux mêmes devoirs que les affiliés membres d’une association nationale ayant acquis le statut de membre définitif.

L’accession au statut de membre définitif est sujet au vote de l’assemblée générale extraordinaire sur proposition du comité.

Dès que l’accession au statut de membre définitif est voté, les libraires membre de cette association nationale deviennent des affiliés à part entière.

Les deux catégories de membre sont soumises aux mêmes contributions et autres charges votées par l’assemblée générale.

Arnoud Gerits explique brièvement pourquoi le Comité propose ces modifications : à Vienne, les associations chinoise et russe avaient été admises au sein de la LILA ; l’association chinoise a démissionné après que la LILA ait refusé de signer un Memorandum concernant Taiwan. Quant à l’association russe, il s’est avéré que les deux personnes qui représentaient l’association n’étaient pas de parole. Cela a servi de leçon et la LILA doit désormais, avant d’accepter définitivement une association, lui demander de prouver qu’elle fonctionne normalement, et ceci ne peut se faire qu’en accordant un statut de membre provisoire.

Il demande si quelqu’un souhaite poser une question. Sarah Baldwin seconde la proposition, aucune question n’est posée et le vote est effectué.

Pour : 22 – Adoptée à l’unanimité

 

4. Proposition du Comité - Modification de l’article 23

L’article 23 est actuellement ainsi rédigé :

23. Le Comité est constitué de huit  membres: le Président, le Vice-Président, le Secrétaire  Général, le Trésorier et quatre autres membres,  chacun originaire d'un pays différent.

Le Comité propose l’ajout de la phrase suivante à la suite de cette phrase : « excepté le trésorier dont le pays d’origine ne sera pas pris en compte. »

Arnoud Gerits explique la raison d’être de cette proposition : actuellement, la LILA a un trésorier en place depuis des décades. Tant que la LILA a un trésorier volontaire pour rester en poste pendant plusieurs années, ce sera un obstacle pour une autre personne du même pays de pouvoir accéder au comité. Et inversement : un candidat parfait pour le poste pourrait être refusé parce qu’un compatriote serait déjà au Comité. Ce qui veut dire qu’il existe de bons candidats qui seraient empêchés d’accéder au Comité.

Maria Girsel seconde la proposition.

Le Président demande s’il y a des questions, et en l’absence de questions l’assemblée procède au vote.

Pour : 22 – Adoptée à l’unanimité

 

Le Président clôture l’Assemblée Générale Extraordinaire à 10h20 et annonce qu’avant d’ouvrir l’Assemblée Générale Ordinaire, il aimerait proposer un intermezzo, concernant la situation de l’association russe : les deux messieurs qui avaient présenté le FAB à Vienne n’ont pas été capables d’assumer leurs responsabilités. L’ancien président de l’association canadienne, Eric Waschke, en compagnie de Norbert Donhofer, ont consacré beaucoup de temps – et sans doute d’argent – à la restructuration de l’association russe, et la personnalité russe essentielle qui a permis cela est Mme Olga Tarakanova – directrice du département des livres rares à l’université de Moscou. Elle devait être des nôtres aujourd’hui mais, hélas, a été retenue en Chine par un typhon empêchant les avions de décoller. Elle devait présenter à notre Assemblée un court rapport, que Melle Alena Lavrenova aurait traduit. Malgré tout, Norbert Donhofer a accepté de lire ce rapport à sa place :

Chers Membres du Comité, Chers Présidents,

Tout d’abord, permettez-moi de me présenter. Je ne suis pas libraire mais professeur responsable du programme consacré à la librairie ancienne au sein du département du livre à l’Université des Arts Imprimés de Moscou. Notre université est le seul centre éducatif, scientifique et méthodique consacré au marché du livre ancien en Russie et je suis à la tête de la recherche scientifique du département. Nous proposons un programme spécifique au marché du livre qui accueille 10-12 élèves chaque année ; des thèses sur l’histoire du marché du livre ancien et des recherches scientifiques sur l’état actuel du marché sont entreprises au sein de notre programme.

Je suis ici en tant qu’observatrice pour la Russie. Malheureusement, Alexey Lukashin et Sergei Vengerov n’ont pas été capables d’assumer les responsabilités qui leur avaient été confiées par la LILA. C’est pour cela que l’ancien président de l’ABAC, Eric Waschke, en compagnie du président du VAO, Norbert Donhofer, m’ont demandé de faire le nécessaire pour reformer l’association russe, FAB (Forum Antikarov-Bukinistov).

Vous savez sans doute, de par votre expérience, que le processus de formation d’une association fonctionnant de manière crédible est chose compliquée, et qu’il est difficile d’unir des personnes d’opinion et de caractère différents, de les faire collaborer avec des règles identiques. Ceci est d’autant plus vrai pour des libraires d’ancien qui sont individualistes par nature. Néanmoins, nous avons débuté en Russie ce processus par la tenue de deux tables rondes réunissant des libraires d’ancien désireux de poursuivre la formation d’une association professionnelle.

Douze libraires moscovites ont pris part à ces tables rondes, parmi eux des libraires indépendants et des employés (des directeurs de départements livres anciens de grandes librairies ou de salles de vente de Moscou : les propriétaires d’une des meilleurs librairies d’ancien de Moscou « Russkii Bibliphil », des salles de vente spécialisées en livre « M. Chapkina », de jeunes entreprises vendant des livres en-ligne, des directeurs de départements livres anciens des plus grandes librairies de Moscou « Biblio-Globus », « Moskva », « Moscow House of Books » et d’autres.

Lors de la première table ronde, j’ai expliqué aux libraires en détail les buts principaux et activités de la LILA. Avant la deuxième table ronde, nous avons envoyé à tous les traductions du code de déontologie de la LILA. Lors de la deuxième table ronde, les participants ont eu une attitude très positive quant à la création d’une association et plus généralement vis à vis du code de déontologie. Vers la fin Octobre – début Novembre, nous comptons organiser une troisième table ronde pour discuter de tous les détails organisationnels concernant la création de l’association et la rédaction de ses statuts. Nous pensons que dans la situation actuelle, la  création d’une association nationale crédible et fonctionnelle est le plus important. Une fois que les statuts auront été créés, un conseil d’administration sera élu. Je crois donc que nous  prenons la bonne direction.

J’aimerais aussi remercier Eric Waschke, Norbert Donhofer et le président de la LILA, Arnoud Gerits, pour leur aide précieuse dans le processus de formation d’une association russe de la librairie ancienne, et aussi pour avoir organisé les stages au sein de la Ligue pour des étudiants de notre programme universitaire. Déjà, deux jeunes filles ont vécu des stages très positifs et intéressants avec des libraires en Autriche, Allemagne, Hongrie et les Pays-Bas. Un autre étudiant partira en stage en Australie et Hong-Kong en Octobre-Novembre 2011. J’espère que cette coopération continuera parce que ces jeunes gens sont notre avenir. Nous plaçons nos espoirs en eux pour développer des relations culturelles entre nos pays et nos peuples.

Pour conclure, j’aimerais vous dire que nous sommes ouverts à toute forme de coopération. Nous sommes très intéressés par l’obtention d’expérience sur les terrains européen et américain de la librairie ancienne. Nos étudiants ont préparé et défendu avec succès des thèses doctorales sur l’histoire et l’état moderne du marché du livre ancien en Grande-Bretagne, en France et aux USA. De plus, pour parfaire une meilleure connaissance de la LILA, nous avons commencé une thèse dédiée à l’étude de la LILA.

Nous remercions vivement toutes les personnes qui nous ont aidées. J’espère la poursuite de cette collaboration.

Olga Tarakanova

Norbert Donhofer conclut en disant que d’ici l’année prochaine, les problèmes de la FAB seront sans doute résolus, et nous aurons alors une solide association russe avec qui la LILA pourra travailler.

Le Président Gerits rappelle l’existence du programme de stages proposés aux étudiants russes de l’université, et décrit brièvement les séjours de deux stagiaires en Autriche, Budapest et Amsterdam au printemps passé : leurs rapports ont été publiés sur le site de la LILA avec une introduction par Norbert Donhofer. Alena Lavrenova qui est des nôtres aujourd’hui fut une des deux stagiaires.

Aucune question n’étant posée, le Président déclare l’intermezzo terminé et déclare l’Assemblée Générale Ordinaire ouverte à 10h30.

 

 

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE

 

1. Quorum, désignation des scrutateurs

Le quorum a été indiqué plus haut, les scrutateurs sont les mêmes. 12 voix sont nécessaires pour adopter une proposition.

2. In Memoriam

La liste suivante est lue par la secrétaire, l’assemblée se lève et observe une minute de silence.

ABA (United Kingdom)

Roger Baynton-Williams: membre de 1970 à 1987

Raymond Burton: Membre honoraire depuis 2003

Norman Comben: collectionneur de longue date

R F G (Ronald) Hollett: membre depuis 1973

Chris Johnson un libraire connu bien que jamais membre de l’ABA

Brian Mills: membre du PBFA depuis de longues années, mais jamais de l’ABA

T F S (Tim) Scott: membre de 1986 à 1998

Michael Silverman: membre depuis 1998

James C Sullivan: membre de 1962 à 1985

Nigel Williams: membre depuis 1995

ABAA (USA)

Peter Howard

Bernard L. Gordon

Reed Orenstein

Frank Deodene

James Lowe

George Bartfield

Robert C Emerson

Lawrence Dingman

Len Unger

Reginald Lombard Jr.

ABAC (Canada)

Marty Ahvenus, du Village Bookstore, décédé le 23 août à l’hôpital, âgé de 83 ans. Ami et mentor de plusieurs libraires. Marty était un des membres fondateurs de l’ABAC et membre éméritus.

ABF (Danemark)

Henning Kaaber

AILA (Espagne)

Jean Phelps propriétaire de galeria del Grabado à Seville

ANZAAB (Australie & Nouvelle Zélande)

Graham Sanderson de Old Church Bookshop à Sydney

Bob Gould de Gould's Book Arcade  à Sydney. Bien que n’étant pas membre de l’ANZAAB il était très connu localement et internationalement.

CLAM (Belgique)

Jaak Garcia, décédé le 29 août.

Albert Van Look

NVvA (Pays-Bas)

Bob Loose

Bob de Graaf, Ancien President et Président d’honneur de la LILA.

SLAM (France)

Pierre Clerc, Montpellier, décédé le 13 janvier.

Jimmy Drulhon, décédé en Mars, longtemps collaborateur de la Librairie Brieux à Paris.

VAO (Autriche)

Herbert Borufka, propriétaire de Hasbach Book Store, âgé de 84 ans

VDA (Allemagne)

Arno Winterberg  (3.11.2010)

Dr. Lotte Roth-Wölfle (28.04.2011) – membre honoraire du VDA

VEBUKU (Suisse)

Heinz Hubertus Kampf

 

3. Approbation des procès verbaux de Bologne, Septembre 2010

Maria Girsel, secondée par Eberhard Köstler propose l’approbation des procès-verbaux des assemblées générales de Bologne, Septembre 2010.

Aucune question n’étant posée, l’assemblée procède au vote :

Pour : 22 – Adopté à l’unanimité

 

4. Rapport du Président

Le Président Gerits lit le rapport suivant :

Chers Présidents,

Nous nous sommes réunis il y a un an, à l’occasion du fabuleux congrès et foire de Bologne. Comme de coutume, j’aimerais vous présenter mon rapport.

Le comité a immédiatement eu à affronter de sérieux problèmes.

Le premier d’entre eux concernait l’association chinoise. Après leur admission lors de l’assemblée générale de Vienne, ils nous avaient soumis un « Memorandum » qui voulait imposer à la LILA la version chinoise de la question taiwanaise. Nous avons correspondu à ce sujet avec eux et ils sont venus en délégation à Bologne, mais en nous expliquant qu’il nous fallait signer le Memorandum sinon ils ne participeraient pas au congrès. Suite à notre refus de signer, et ce avec l’approbation des présidents, la délégation chinoise n’a pas participé au congrès. Pire encore, ils ont quitté Bologne sans s’acquitter de la facture de 9000 euros. Peu de temps après, l’association a démissionné de la LILA. D’après nos échanges de courrier, il semblerait que la décision leur ait été imposée par les autorités chinoises, et que jamais leur dette ne sera réglée. Noema, l’ALAI et la LILA ont décidé de partager les pertes et chacun de nous a réglé la somme de 3000 euros. Nos remerciements vont à Umberto Pregliasco et Fabrizio Govi pour leur soutien et compréhension.

Egalement admise au sein de la Ligue lors de la réunion de Vienne fut l’association russe, et là aussi, le comité a eu à affronter un problème : nous avons eu de grandes difficultés à communiquer avec elle, à la faire réagir, en bref : il nous a fallu nous demander si cette association était un membre valable pour la Ligue. Norbert Donhofer (membre du comité de la LILA) et Eric Waschke (ancien président de l’association canadienne) ont consacré beaucoup de temps, d’efforts et sans doute d’argent à ce que cette association se réorganise afin qu’elle puisse prendre sa place en notre sein. Des statuts et codes de déontologie de diverses associations lui ont été envoyés dans ce but. Le processus est en cours et il semblerait qu’elle prenne la bonne direction. Début août, sa cotisation a même été réglée.

Les problèmes générés par ces deux associations ont été une leçon pour nous et nous avons donc voulu vous proposer une modification de l’article 9 de nos statuts afin d’éviter de telles complications à l’avenir.

Une note positive : Norbert Donhofer et Eric Waschke ont organisé des stages pour un petit groupe d’étudiants russes impliqués dans le commerce du livre, qu’ils soient déjà actifs ou encore étudiants à l’université. Deux étudiantes se sont rendues en Europe en Avril et en Mai, travaillant chez divers affiliés tels que Donhofer, une salle de vente, ou chez Adam Bosze à Budapest. Une étudiante particulièrement intéressée par la Ligue a été mon invitée pendant une semaine, elle a interviewé mon père et moi-même, le président du NVvA Ton Kok, et a été présentée à d’autres libraires hollandais, qu’elle a tous interviewés. Au printemps prochain, un autre étudiant se rendra en Australie. Tous les stagiaires sont rentrés chez eux avec un grand nombre d’informations sur notre profession. Les efforts consacrés à cette fin par Eric et surtout par Norbert ont été énormes et importants non seulement pour ces étudiants mais aussi pour l’association russe et l’établissement et le développement de liens et de contacts avec un marché qui peut se révéler important pour tous nos affiliés dans un futur proche.

Site web et statistiques : Barbara va tout à l’heure vous présenter son rapport. Je peux vous révéler, cependant, que notre site est de plus en plus populaire. Le contenu très intéressant, les interviews et les articles que Barbara a pu rassembler et continue de rassembler rendent notre site très attractif. Ajoutons que notre site sert désormais plus de 1200 affiliés, gratuitement ! il doit nous sembler évident que la LILA a fait d’immenses progrès depuis que notre précédent webmestre a démissionné.

Concernant l’internet, nous avons dû faire face à une mauvaise utilisation du nom de la Ligue par des sites tiers. Dans tous ces cas, le nom de la LILA renvoyait vers « Find-a-Book.com » au lieu de notre site. Egalement, le nom « ilabdatabase.com » était toujours actif. Nous avons contacté ces sites utilisant à tort notre nom et avons demandé la modification du lien et du nom vers « Find-a-Book.com ». De plus, nous avons demandé à Rockingstone de s’assurer que tous les liens contenant le nom « ilabdatabase.com » soit modifié ou supprimé. Nous lui avons également demandé de transférer la propriété du nom « ilabdatabase.com » à la LILA, ce qui a été fait tout récemment.

Il est évident que nous ne pouvons permettre à des sites d’utiliser le nom de la LILA alors qu’en réalité le lien ne renvoie pas vers notre site, et il est aussi évident que cela nous est dommageable (en fait, nous avons reçu des mails de clients et de libraires qui pensaient qu’ils avaient eu affaire au site de la LILA). Presque tous ces sites ont désormais corrigé cette erreur, à l’exception d’Americana Exchange, malgré nos demandes réitérées voire même nos menaces. Nous voudrions remercier Philippe Marchiset qui nous a aidé sur le plan juridique concernant cette question en nous indiquant la marche à suivre.

De plus, Neveen a vérifié les sites de nos affiliés afin de vérifier si ils renvoient vers le site de la LILA, en demandant à ceux qui ne le faisaient pas de le faire. Certains se sont exécutés mais plusieurs d’entre eux n’ont même pas pris la peine de répondre. Nous vous prions de demander à vos membres de faire ce lien vers le site de la Ligue, puisque nous indiquons leur lien sur le nôtre.

Nous avons découvert que nous, la LILA, sommes parfois négligents avec certains individus qui nous ont rendu service. L’un d’entre eux est Roland Folter qui a servi pendant près de 10 ans sur le Jury du Prix de Bibliographie, et qui apprit un jour par la Lettre d’information qu’un nouveau jury avait été formé et dont il n’était plus membre. Je luis ai transmis mes excuses les plus sincères au nom du comité et du Prix de bibliographie, et l’ai remercié grandement pour les services rendus. Neveen a suggéré que nous pouvions faire fabriquer une médaille avec le logo de la LILA sur une face, et à chaque occasion où il nous faudrait remercier une personne, lui offrir cette médaille avec une lettre de remerciement. Au verso, on pourrait faire graver un texte en rapport avec le service rendu. Je crois, quant à moi, qu’une organisation telle que la LILA, qui est finalement gérée par des bénévoles, ne peut tout simplement pas se permettre d’être négligente vis-à-vis de ceux qui l’aident d’une façon ou d’une autre, et nous devrions être plus attentifs à remercier et honorer ceux qui nous ont rendu de précieux services. Neveen attend toujours des devis concernant la production d’une telle médaille.

Neveen a également eu l’ingénieuse idée de rassembler les archives anciennes de la LILA, et a commencé à ajouter à la partie administrative du site les procès-verbaux des assemblées générales depuis 1948. Certaines des idées qui vous seront proposées aujourd’hui sont directement inspirées d’actions passées, particulièrement celles des années cinquante. En ce faisant, elle est en train de compiler un index historique qui sera utile aux associations et qui sera prêt à temps pour notre prochaine assemblée générale en Suisse.

Une nouvelle édition du Répertoire a été publiée en janvier 2011. Il s’agissait de la dernière édition produite par Publications UK et notre contrat avec cette firme est terminé. Etant donné que nos libraires n’étaient pas très heureux des rapports avec le personnel de cette firme, et que le contrat de renouvellement qu’il nous proposait n’était pas très avantageux, nous avons décide de publier le prochain répertoire nous-mêmes. Neveen pense qu’elle peut - avec l’aide d’un maquettiste - se charger de sa production. Nous demandons aux associations nationales de lui apporter leur soutien lorsqu’elle lancera la campagne publicitaire. Elle vous en dira davantage tout à l’heure.

Le comité a organisé une très bonne réunion de printemps à Gimenelles en Espagne, où plusieurs bonnes idées ont été évoquées. Certaines sont encore à l’étude, d’autres font partie de l’ordre du jour : le comité de soutien et la bibliophilie par pays. Le but de ces actions est de promouvoir la LILA, nos affiliés, le livre et la bibliophilie, ainsi que notre site.

Neveen et moi avons eu une réunion avec le président et la secrétaire de la CINOA à Bruxelles où nous avons parlé de différents sujets d’intérêt commun, échangé des informations et des vues et plus généralement cherché à voir comment maintenir et améliorer nos relations mutuelles. Neveen reste en contact avec la CINOA au sujet des nouvelles directives ou idées (souvent stupides) émanant de Bruxelles pour voir comment on peut réagir, ensemble ou séparément.

Le comité a été en contact avec plusieurs de nos collègues et les associations nationales dans les pays qui ont été frappés de tragédies : 2011 n’a pas été heureuse pour plusieurs : la Nouvelle Zélande et le Japon ont grandement souffert de tremblements de terre, la Norvège a subi une tragédie épouvantable récemment, et plusieurs associations ont perdu des membres qui avaient joué un rôle important dans leur association ou qui étaient des figures importantes parmi leurs pairs.

Les membres du comité ont échangé un grand nombre de courriels, non seulement entre eux, mais aussi avec des membres du public, des clients, des institutions et d’autres organisations, répondant à des questions ou parfois trouvant des réponses à des problèmes précis. A cet effet, je voudrais particulièrement mentionner Alain et Névine Marchiset qui ont réussi à trouver la solution à un problème particulièrement difficile entre un libraire et une institution française.

Quoique ceci fasse partie du travail quotidien d’un membre du comité et bien qu’il ne soit pas nécessaire d’en donner un rapport détaillé ici, je peux vous assurer que chaque membre du comité a travaillé sans relâche et avec diligence afin de rendre la vie de son président plus facile, et je leur suis excessivement reconnaissant. Et au nom de tout mon comité je voudrais grandement remercier les deux dames sans qui nous n’aurions pu accomplir une fraction de ce qui a été fait : Barbara et Neveen.

La Ligue est en bonne forme et le travail coule de source sans inquiétude aucune. Je pense qu’une période de consolidation des acquis est souhaitable : ces quinze dernières années, la LILA s’est mise « en-ligne » et a pénétré le monde virtuel sous la présidence d’Alain Nicolas, a produit un nombre importants de manuels sous la présidence de Kay Craddock, a été poussée dans le monde de l’internet grâce au travail acharné de Bob Fleck, Michael Steinbach s’est assuré de la réussite du Congrès de 2008 en Espagne car la LILA ne pouvait se permettre un autre fiasco après l’annulation du congrès de Philadephie, et Adrian Harrington a su transformer la démission de Rockingstone en une opportunité de progrès, et a transmis au comité actuel un site qui fonctionne très bien et qui est très visité, promouvant ainsi la LILA  tout en offrant à une grande majorité de nos affiliés la possibilité d’avoir leur stock en ligne gratuitement. Nous sommes désormais une association bien plus professionnelle qu’il y a quinze ans, nous gérons des sommes plus importantes, et avec Barbara et Neveen la LILA a bien plus de répondant vis-à-vis du monde réel et virtuel. Le comité est et demeure alerte à toute nouvelle possibilité de développement et d’opportunités, mais ne court pas après le changement juste pour changer.

Pour finir, j’aimerais sincèrement remercier mon comité pour les efforts fournis, grâce auxquels la première année de ma présidence fut très agréable.

Un grand merci à tous (applaudissements)

Le Comité propose de voter l’approbation du Rapport.

Second : Alain Moirandat. Aucune question n’est posée et l’assemblée procède au vote.

Pour : 22 – Adopté à l’unanimité

 

5. Rapport du Tésorier

Poul Poulsen a préparé le rapport suivant, dont il donne lecture :

Vous avez dû recevoir l’état financier 2010/2011 que je vous ai posté au mois d’août.

Les chiffres de la première colonne concernent l’année financière 2009/2010, la deuxième colonne contient les chiffres de cette année et la troisième colonne indique les chiffres du budget voté lors du merveilleux congrès de Bologne.

Je ne suis pas très heureux que la balance des comptes indique une perte de 16,600 euros, mais je me permets de vous rappeler que c’est surtout dû à la baisse de la valeur de nos actions et obligations – voir ligne 19 – et vu les incertitudes de l’année écoulée, je ne peux être que raisonnablement satisfait des résultats de cette année, et j’ajoute que la situation financière de la Ligue est saine.

Je vais maintenant faire quelques remarques sur les chiffres. Regardons nos revenus pour commencer : les cotisations ont rapporté un peu plus de 49.800 euros, un peu plus qu’estimé. La cotisation 2011 est basée sur 27 euros par libraire. Vous trouverez la répartition par pays page 7. Je voudrais ici rappeler à nos membres que suivant nos statuts les cotisations annuelles sont payables à 60 jours de la facturation. Un trop grand nombre de nos membres semblent l’avoir oublié.

La taxe des diverses foires a rapporté 81.000 euros, une des raisons de ce montant élevé est la valeur du $US vis-à-vis de l’Euro et de la Couronne Danoise. Page 8 vous trouverez la répartition par foire.

J’aimerais ici redire encore ce que je n’arrête pas de répéter chaque année, et ce depuis 20 ans que je suis Trésorier – Chers Président, rappelez à vos comités de foire de transférer les sommes dues dès que la foire est achevée, au plus tard 120 jours après la foire, selon nos statuts. Je vous remercie de votre coopération.

Pour finir, nous avons reçu des intérêts à hauteur de près de 8.000 euros.

Et maintenant les dépenses :

Les dépenses du site s’élèvent à 14.300 euros et comprennent : la maintenance de nos 3 sites (ilab.org, solenbooks.org, ilabprize.org). L’éditrice du site, Barbara Werner, a reçu près de 32.000 euros pour son travail fantastique grâce auquel notre site est devenu un lieu très intéressant pour nos visiteurs.

Nous avons dépensé un peu plus de 12.600 euros pour couvrir les dépenses de voyage des membres du Comité.

Sur le plan administratif, nous avons dépensé près de 20.200 euros, ce qui recouvre entre autres la location de nos salles de réunion, les coûts liés aux interprètes, les honoraires comptables, l’impression des états financiers, nos participations aux foires de l’Olympia et de Paris, les repas des membres du comité, l’envoi du répertoire et autres dépenses mineures.

Tous les libraires affiliés ont reçu le certificat/diplôme de la LILA, indiquant que le libraire fait partie des membres affiliés de notre organisation. Le coût d’impression de ce certificat s’est élevé à 1.100 euros.

L’allocation annuelle aux président, secrétaire général et trésorier, plus les défraiements des membres du comité, président sortant et la secrétaire, pour les réunions de Barcelone et de Bologne s’élèvent à 16.000 euros.

Notre secrétaire Neveen, que ferions-nous sans elle, a reçu 32.000 euros, une somme modeste pour tout le travail qu’elle accomplit.

La Lettre d’information nous a coûté un peu plus de 5.200 euros.

Et pour finir, des petites sommes ont été dépensées en frais bancaires, de téléphone et de poste.

IMPORTANT

Vous savez sans doute que nous avons désormais un compte en euros, un en dollars US et un en Couronnes danoises – celui que nous avons depuis de longues années, les trois situés à SYDBANK au Danemark ; Vous trouverez toutes les informations relatives à ces comptes en page 12. A l’avenir, veuillez transférer des Euros ou des Dollars US. Merci !

FONDATION POUR LE PRIX DE BIBLIOGRAPHIE LILA – BRESLAUER

Ce fonds montre également une perte, de près de 18.600 euros. Et encore une fois, c’est dû à la valeur de nos obligations et actions.

Mais l’an passé nous avons distribué 3 chèques aux lauréats du Prix soit 25.000 US$. La prochaine édition sera en 2014. D’autres dépenses mineures s’élèvent à 840 euros.

Nous avons gagné des intérêts à hauteur de 5.400 euros.

Chers Présidents, si l’un de vos affiliés souhaite faire une donation, vous trouverez les informations relatives au compte bancaire page 12.

Le Comité propose de voter l’approbation du Rapport.

Second : Alain Moirandat.

Le Président demande s’il y a des questions ou commentaires. Sarah Baldwin demande pourquoi les dépenses administratives sont égales à deux fois le montant indiqué au budget, et si elles vont continuer d’augmenter ou de revenir à la somme prévue. Poul Poulsen répond que certaines de ces dépenses concernaient l’année précédente, mais que les factures sont arrivées trop tard, et que d’autres dépenses inattendues sont à imputer au Congrès de Bologne. Il rassure Madame Baldwin que les charges administratives de l’année à venir ne seront pas aussi élevées, et que le montant est plus faible dans le budget de l’an prochain, comme elle peut le constater page 10 de l’état financier (avec une erreur typographique pour l’année, à rectifier). Madame Baldwin répond que la réponse la satisfait.  Il n’y a pas d’autres questions, et l’assemblée procède au vote.

Pour : 22 – Adopté à l’unanimité

Le Président remercie l’Assemblée et propose une pause café, de 11h07 à 11h30.

La réunion reprend donc à 11h30, et le Président donne la parole à Barbara van Benthem pour les rapports suivants.

 

6. Internet et site

            a) Rapport et statistiques

Barbara van Benthem a préparé et donne lecture du rapport suivant :

La Ligue a lancé une campagne afin de faire davantage connaître au public notre réseau international autour du livre ancien, à travers son site, sa lettre électronique et ses activités sur les réseaux sociaux. En ce faisant, elle cherche également à sensibiliser le public à notre profession de manière générale et à promouvoir l’expertise de ses affiliés. Voici quelques-unes des actions entreprises depuis la réunion de Bologne en septembre 2010.

Statistiques Web : Les premières mesures ont été faites en juin 2010 avec environ 17.000 visiteurs et 75.000 pages vues par mois. Depuis, ces chiffres ont sensiblement augmenté et se situent actuellement à une moyenne entre 32.000 et 36.000 visiteurs et 170.000 pages vues par mois. Plus importante que la quantité est la qualité de ces visites, particulièrement la fidélité des visiteurs. Un grand nombre d’entre eux tendent à revenir 10 à 200 fois.  Il est évident que le site génère un fan-club qui considère que notre site est un endroit où passer du temps. On peut en dire de même pour la durée et profondeur des visites. Près de 10% des visiteurs ne se contentent pas de la page d’accueil, un grand nombre parmi eux regardent 20 pages et plus : le moteur de recherche, la recherche de libraires, le calendrier et la bibliothèque sont parmi notre contenu le plus vu, avec désormais 500 articles et sources historiques (220 en 2010), près de 80 interviews (la plupart en vidéo) et les catalogues téléchargés par les libraires (600 à ce jour, pour 355 en 2010). Ces chiffres révèlent une qualité qu’on ne trouve pas sur les sites comparables consacrés au livre et au marché du livre ancien. Cela veut dire qu’un grand nombre de visiteurs ne se contentent pas de cliquer sur ILAB.org avant d’aller voir ailleurs, mais qu’ils prennent leur temps pour fouiller le site.

Cette tendance devient évidente lorsqu’on analyse la quantité de trafic direct ou dirigé par des sites référents comme ceux des associations nationales, des affiliés, des blogs ou plateformes comme Facebook, Stumbleupo, Fine Books & Magaziines, Aus dem Antiquariat, Antikvariat.net, ViaLibri ou WikiCollecting (pour ne nommer que les plus importants). La moyenne mensuelle est d’environ 30% de trafic direct et 25% de sites référents, les autres visiteurs provenant principalement de Google et autres moteurs de recherche. Le site LILA et la marque LILA sont en passe de devenir le lieu incontournable pour les amateurs de livres du monde entier, même de pays comme l’Inde, Dubai, le Mexique et les Philippines. Il est connu d’un grand nombre de gens qui s’y rendent directement à la recherche de nouvelles. Ils sont intéressés par la quantité d’information variée sans cesse renouvelée comme si il s’agissait d’un magazine. Ce que nous voulons qu’il soit : une destination de choix pour les bibliophiles, le lieu incontournable des collectionneurs qui achètent leurs livres auprès de professionnels reconnus, grâce au moteur de recherche. Environ 1.165 libraires utilisent des sites commerciaux pour vendre des livres, cartes, gravures, manuscrits ou autographes. Le méta-moteur de recherche balaye actuellement 1.150 libraires, c’est-à-dire la quasi-totalité des libraires qui ont une présence sur internet.

Les réseaux sociaux : indiquent aussi une augmentation de fréquentation. Notre groupe Facebook compte 407 membres (166 en 2010). Le compte Twitter a 560 abonnés (110 en 2010). Depuis que j’ai créé un compte sur Stumbleupon – une autre plateforme d’échange de contenu et de liens) – le trafic vers la LILA a considérablement augmenté (de 0 à 4.147 en septembre). En août 2011 Google News est apparu dans nos statistiques pour la première fois avec un grand nombre de liens vers les articles du site. Ils appartiennent tous aux meilleurs référents. Nous venons de créer un compte sur Google+, intitulé « ILAB Booksellers ». Ce sont des étapes importantes pour répandre les nouvelles de notre profession. Avec ces outils, la LILA peut communiquer rapidement avec un réseau de gens passionnés. Les statistiques montrent qu’on ne peut plus, désormais, se contenter d’avoir un site internet, mais qu’il faut établir un vaste réseau électronique, une présence forte et élargie, pour se faire connaître. Par conséquent, la prochaine étape sera un Blog.

La lettre électronique mensuelle : elle présente les nouveautés du site, les derniers catalogues et évènements à venir ; elle est envoyée à 700 clients, blogeurs, magazines et journaux, y compris le Frankfurter Allgemeine, The Guardian, The Independent, Weltkunst, Antiques Trade Gazette, Boekendingen, The Wall Street Journal, ainsi qu’à 1784 libraires (478 en 2010). Nous avons obtenu de très bonnes réactions suite à la Lettre consacrée à la foire Internationale de Londres – Olympia en juin 2011. Je continuerai cet exemple avec les foires de Copenhagen et de Chelsea en Octobre/Novembre 2011 et la foire de Stuttgart en janvier 2012. Je voudrais ici lancer un appel aux associations nationales, organisateurs de foires et libraires pour me faire parvenir le plus d’informations possibles afin que je puisse publier des numéros spéciaux, par exemple sur le Salon du Grand Palais à Paris, la foire de New York, de Californie, de Sydney ou de Barcelone. Par ailleurs, une campagne est prévue pour cet automne. La Lettre de Novembre contiendra les meilleurs articles de l’année, et je voudrais demander aux présidents et aux affiliés de l’envoyer à leur propre liste de mailing en même temps qu’un communiqué de presse et un appel pour s’abonner à la Lettre d’information. Si tout le monde y met du sien, nous pourrons encore augmenter notre visibilité et notoriété.

Presse et réactions : les réactions reçues montrent que la LILA devient de plus en plus populaire et que notre image est appréciée des affiliés, des clients et de la presse. Quelques exemples : le Wall Street Journal a qualifié le site de la LILA parmi les meilleurs sites dans son article : « Collecting Literary Treasures. » Paul Feain a été interviewé par The Independent concernant notre site de livres volés. La journaliste de FAZ Sophie von Maltzahn va mentionner la LILA dans un article consacré aux objets et livres volés. B. Uniyal, journalité et collectionneur indien, a écrit sur les congrès de la LILA pour le magazine indien Terrascape. Steve Gertz a mentionné les congrès dans un des articles de son blog intitulé « Assortir un bon vin à chaque livre ». L’article de Michael Steinbach consacré à quarante années de métier, « Vienne – Munich et retour » est posté sur ILAB.org, la version allemande est publiée en même temps dans le magazine imprimé de septembre Aus dem Antiquariat. L’interview du président de la LILA Arnoud Gerits sur sa vie et sa carrière a été qualifié d’excellent par Fine Books & Collections, il a également été recommandé par Books in the News et le Blog de Oak Knoll. Son interview avec le Hong Kong Economic Times sur la valeur des livres anciens a été re-publié ou mentionné de manière positive à plusieurs endroits : sur les sites des associations anglaise, allemande et hollandaise, à nouveau par Fine Books & Collections, Sheppard’s Confidential, Börsenblatt Online, dans la lettre hebdomadaire de l’ABAA, sur le site de Hes & de Graaf, par Nota Bene Books et Books Tell You Why. Bruce McKinney en a fait un commentaire sur Americana Exchange, Helmer Pardun a traduit l’interview en allemand pour son blog Der Solo-Antiquar. D’autres magazines, blogs et plateformes internet nous ont consacré des commentaires positifs, comme The Literary Tourist  par Roberto Sbiroli (Studio Apuleio), Tall Stories, Boekendingen, Booktryst, The Private Library, Cerebral Boinkfest a recommandé entre autres les articles sur le vol du Codex Calixtinus, les biographies d’explorateurs par Ray Howgego, White Gloves : Functional or Fashionable par Erica Olsen, l’article d’Eberhard Köstler sur les changements récents concernant notre profession, et le rapport de Percy Muir sur l’aspect social du 2e Congrès de Londres en 1949. L.D. Mitchell a mentionné le prix de Bibliographie dans son blog consacré aux bibliographies. Notre communiqué de presse concernant la participation d’ABEbooks et de ZVAB à notre moteur de recherche a été repris presque partout. L’article de Dan Gregory sur les prix des livres, celui de Bob Fleck sur la dure vie d’un libraire-antiquaire, et la galerie de photos consacrée aux premiers catalogues de libraires ont même été mentionnés par El Bibliomano, un blog espagnol qui commente souvent des articles publiés par notre site. Et sur Wikicollecting you trouverez un texte court mais intéressant sur la LILA. Les réponses des affiliés vont de « a l’air bien » au « formidable » ou « très apprécié ». Un grand nombre de coopérations entre sites se sont développées.  Echoes from the Vault  par exemple, a été introduit sur le site de la LILA, étant le nouveau blog de la bibliothèque de l’Université de St. Andrews. Depuis, j’ai été en contact avec le bibliothécaire Daryl Green pour un échange permanent d’articles et de liens, car St. Andrews considère notre site comme une possibilité intéressante de consacrer « davantage d’attention à l’important travail de catalogage de livres rares dans les bibliothèques. »

Contenu : Le réseau LILA fonctionne et s’élargit. Il y a quantité de nouveaux noms parmi les contributeurs, comme Ray Howgego, Nigel Beale avec ses interviews audio, Erica Olsen, Richard Minskhy, Maria Girsel, Jörn Harbeck, Vic Zoschak, Paul Foster, Anthony Marshall, Ellie Aroney, Kevin Mac Donnell, Linda Hedrick, Steve Gertz, la Bibliothèque Wittockiana à Bruxelles, Michal Ginsberg et Taylor Bowie avec leurs interviews vidéo de libraires de l’ABAA. La page consacrée aux premiers catalogues de libraires est également très appréciée, elle inclut les collections de Tom Congalton et Karl-Heinz Knupfer de plus de 400 catalogues. Karl-Heinz Knupfer va également rédiger un article sur les catalogues de livres fictifs. « J’adore lire des articles sur l’histoire de notre métier » est une des réactions à la publications d’articles puisés dans les archives. Neveen a publié des rapports de congrès passés, comme le premier congrès de 1948 et la première foire organisée sous l’égide de la LILA à Amsterdam en 1965 ; Poul Poulsen nous a même fourni le menu du dîner d’adieu à Copenhague en 1948. Nous avons aussi des extraits de livres par Anton Gerits, Anthony Rota, W.R. Fletcher, Menno Hertzberger et al., et une longue histoire de l’ABA et du SLAM. Une nouvelle série, « Librairies au fil des siècles » va présenter des librairies centenaires, telles que J. A. Stargardt, Henry Sotheran, Herman H. J. Lynge, Libreria Antiquaria Pregliasco et un portrait allemand amusant des libraires du début du XXe siècle. Cette série historique sera complétée par davantage de rapports et de portraits de librairies centenaires comme Maggs, Quaritch ou Nebehay, et près de 50 articles sur l’histoire de la LILA furent publiés par  Aus dem Antiquariat  (grâce à Björn Biester).

A l’opposé de cette perspective historique est proposée une nouvelle série : « Jeunes libraires / Livres anciens », qui présentera des nouveaux libraires ou relativement jeunes librairies comme Brian Cassidy ou Ashley Wildes. Certains pays ont la chance de compter de nombreux jeunes libraires, alors que d’autres se plaignent d’en manquer. Dans un article, Tom Congalton étudiera les raisons de ce fait et proposera des solutions pour attirer les jeunes vers notre profession. La LILA a elle-même montré un chemin avec le programme de stages pour jeunes internes. Les rapports de stage d’Alena Lavrenova et de Anastasya Zhikhareva sont déjà sur le site et racontent leurs 4 semaines en Autriche, Hollande, Hongrie et Allemagne. Les tendances nouvelles du métier, des vues différentes sur des problèmes anciens sont souvent choisis comme thèmes principaux sur divers blogs, et plusieurs de nos affiliés blogeurs nous ont autorisé de publier leurs articles sur notre site : Barry R. Levin, Adam Bösze, Michael Slicker of Lighthouse Books, Villabrowna Livres anciens, Dee Longenbaugh, Harper Levine, Greg Gibson, Kevin Johnson, Adam Davis, Adrian Harrington Rare Books, Brian Cassidy, Lorne Bair, James Birmingham (Reality Studio et Mimeo Mimeo), Joachim Koch, et Jacques Desse. Je ne crains donc pas de manquer de contenu. D’autres projets futurs incluent un petit questionnaire sur la page d’accueil avec 3 questions sur l’histoire du livre, des interviews de libraires et de bibliophiles, d’anciens présidents de la LILA à propos de l’histoire de la LILA, un article sur Jim Hinck et le méta-moteur de recherche, un article sur l’intérêt des foires de la LILA, une carte du monde et une liste de quand et où l’imprimerie fut inventée (ou utilisée) en Argentine, Allemagne, Nouvelle Zélande, Thailande, Venezuela, les USA, l’Angleterre, le Pérou, la Norvège, etc. et bien sûr, des articles, calendriers et photos sur le prochain congrès et foire 2012 en Suisse.

Améliorations du Site : Tout cela n’aurait été possible sans les excellents services de Neteor. Une quantité d’améliorations sur la mise en page, les images, la lettre d’information, la programmation et l’indexation sur Google, et bien d’autres ont été réalisées. Un grand pas a été entrepris grâce qu site du SLAM réalisé par Neteor sous la houlette d’Alain Marchiset. Le SLAM utilise le même système que la LILA. Donc, dès qu’un article ou autre est publié sur ILAB.org, il peut immédiatement être visible sur le site du SLAM et inversement. C’est un bon exemple qui prouve que les améliorations techniques amènent à de nouvelles sortes de coopération entre les associations nationales et la LILA qui partagent du contenu et des informations relatives à notre profession pour une meilleure image publique.

(Applaudissements)

Sally Burdon félicite Mme van Benthem pour un excellent rapport, et lui demande s’il est possible d’obtenir les noms des libraires participant au Metasearch. Madame van Benthem lui répond que ce sera à Jim Hinck de le lui fournir.

Tom Congalton ajoure que Madame van Benthem a fait un excellent travail, et il lance un appel aux associations de fournir du contenu en d’autres langues que l’anglais.

Le Président Gerits suggère que d’autres associations suivent l’exemple du SLAM, que cela attirerait l’attention d’autres pays. Il encourage les associations à suivre l’exemple du SLAM. Alain Marchiset déclare que ce service serait utile aux petites associations qui ne disposent pas d’importants budgets pour la construction de sites web, et ajoute qu’il peut expliquer en expliquer le fonctionnement à ceux qui seraient intéressés.

N. Marsh ajoute qu’elle souhaite remercier publiquement l’ABA, car c’est la seule association qui a conservé une collection complète des Lettres d’Information de la LILA. Laurence Worms répond être heureux que l’ABA a pu se rendre utile.

Aucune autre question n’étant posée, le Président Gerits redonne la parole à Barbara van Benthem pour la suite de l’ordre du jour.

 

            b) Site des livres volés et sécurité

Barbara van Benthem a préparé et lit le rapport suivant :

Depuis Septembre 2010, 54 livres, gravures et autographes ont été rentrés dans la base des livres volés et ont été signalés sur la messagerie d’alerte. De plus, une liste de livres volés envoyée par l’ALAI a été téléchargée et est disponible sous forme de liste pdf, elle contient des centaines de livres volés dans les bibliothèques et librairies italiennes.

Malheureusement, nous n’avons pas réussi à mettre la main sur un voleur ou à récupérer un seul de ces livres. Le nombre de visites mensuelles dépend de la quantité d’annonces sur la messagerie. En juillet et août, par exemple, le site a reçu 1.400 visites avec 4.005 pages vues et une durée moyenne d’1.15 mn.

En attendant, je remercie vivement l’ABA dont les remarques judicieuses ont permis plusieurs améliorations dans la saisie et la messagerie. Désormais, si plusieurs livres ont été saisis en même temps, ils peuvent être annoncés dans un seul courriel d’alerte. De plus, les alertes contiennent davantage de renseignements qu’au début, mentionnant l’auteur, le titre, la description complète et la personne à contacter. Lors de la saisie, il est possible de rentrer la date de publication, de vol, les descriptions et caractéristiques permettant l’identification de l’exemplaire.

Pour promouvoir les sites de livres volés et de la LILA, ainsi que la prise de conscience par les associations des vols dans le monde, nous publions des articles de presse sur les vols de livres. Par exemple, le cas du Codex Calixtinus a fait prendre conscience à beaucoup des problèmes de sécurité dans les bibliothèques, lors des foires ou dans nos librairies. Par ailleurs, Paul Feain a été interviewé par Katie Davies de The Independant et Sophie von Maltzahn va écrire sur la question pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Elle va mentionner notre base de données comme une des rares tentatives visant à prévenir les vols de livres.

Aucune question n’étant posée, le Président Gerits suggère la poursuite de l’Ordre du Jour.

 

            c) Proposition : le comité propose l’ajout d’un page de recherche consacrée aux foires sur le site.

Barbara lit le rapport suivant qui résume la proposition envoyée aux Présidents par Jim Hinck avant la réunion.

C’était l’ABAA qui s’était demandé si un Metasearch pouvait être programmé pour rechercher le stock des exposants lors d’une foire. Jim Hinck a trouvé la solution suivante qu’il voudrait proposer à l’attention des présidents.

La première demande cherchait à voir s’il est possible de limiter la recherche aux seuls livres exposés lors d’une foire donnée. Cela a déjà été tenté par le passé sur certaines foires américaines, à ceci près que seuls les livres déjà listés sur le site de l’ABAA pouvaient être inclus. Cela excluait de facto tous les exposants étrangers. Un tel moteur de recherche est techniquement faisable,  mais de nombreux problèmes pratiques devraient en empêcher une réalisation réussie.

Une alternative existe qui demanderait peu ou pas d’efforts de la part des libraires exposants, et offrirait un réel service aux visiteurs potentiels. Ce metasearch effectuerait ses recherches parmi le stock entier des exposants, y compris les livres non exposés. Le formulaire de recherche pourrait être rajouté au site de la LILA et aux sites de chaque foire. Ce serait un service en plus pour les visiteurs des foires qui auraient alors la possibilité de contacter l’exposant avant la foire, commander des livres directement ou demander d’apporter un livre spécifique à la foire.

Cette fonctionnalité pourrait, avec quelques modifications, opérer avec les mêmes données actuellement utilisées par le Metasearch de la LILA. Il ne faudrait développer qu’un nouveau programme séparé pour filtrer les données de manière à en limiter les résultats aux seuls exposants. La création du formulaire et de la page montrant les résultats relèverait de Neteor. ViaLibri construirait la programmation de la recherche et des résultats.

Jim Hinck a donné une première vague estimation des coûts. Ses coûts initiaux de construction du Metasearch s’élèverait environ à 1500£. Neteor facturerait un peu moins de 2,000 €. Ces dépenses seraient à la charge de la Ligue. Pour chaque foire, des coûts supplémentaires, à la charge des associations nationales désireuses d’utiliser ce service, seraient d’environ 250£ plus 2£ par exposant.

Ceci est, dans ses grandes lignes, l’idée de Jim Hinck. Il ne s’agit pas d’un devis ou d’un offre, mais d’une base de discussion pour que les présidents décident si un tel projet serait utile à démarrer ou pas.

Le rapport complet de Jim Hinck est joint ci-après (et n’a pas été lu)

Participation

Depuis septembre 2011 la participation est d'environ 1150 libraires. 13 sites commerciaux sont balayés par le moteur ainsi que les sites personnels de 42 libraires.

La liste des sites commerciaux est donnée ci-après avec le nombre de libraires présents sur chacun d'entre eux. Il ne faut pas oublier que de nombreux libraires sont présents sur plusieurs sites.

Abebooks (902)

Biblio (298)

Find-A-Book (277)

ZVAB (202)

ABAA (181)

Livre-rare-book (107)

antikvariat.net (93)

Maremagnum (71)

Antiquariat.de (52)

Unliber (24)

Booksandcollectibles (21)

Bibliopoly (9)

Bibliophile Bookbase (7)

Utilisation du Moteur par les Associations Nationales

Deux associations utilisent actuellement le moteur de la LILA sur leurs propres sites. La recherche sur le site du SLAM montre les livres de tous les affiliés, pas seulement les membres du SLAM. L'ABAC utilise une version bridée du moteur qui ne montre que les livres de ses membres.

L'ABA est en passe de développer leur propre version bridée qui n'inclura que ses propres membres. La date de lancement n'a pas encore été fixée. J'ai également été contacté par l'ANZAAB sur cette possibilité pour leur futur site.

Utilisation du moteur pour les Foires

Options-

En réponse à une demande faite par l'ABAA, j'ai étudié la possibilité d'utiliser le moteur pour mettre au point une recherche parmi les livres exposés par les participants à une foire. La demande initiale cherchait à savoir si il était possible de rechercher uniquement parmi les livres exposés. Cela avait été fait dans le passé pour les foires américaines, à la condition préalable que les livres soient déjà listés sur le site de l'ABAA. Cette condition limitait les résultats à une partie seule des exposants en excluant les exposants étrangers. L'ABAA espère que l'utilisation du moteur de la LILA peut surmonter ce type de restriction.

Un tel moteur est techniquement faisable, mais certains problèmes pratiques font qu'il ne serait pas parfait. Le problème principal étant la nécessité d'obtenir de la part des exposants la liste des livres exposés. Ce fut déjà un problème dans le passé que je ne vois pas comment contourner. Un nombre important d'exposants sont souvent incapables ou non désireux de faire le travail nécessaire à la fourniture d'une telle liste. Une recherche parmi seulement une petite quantité de livres présents ne sera sans doute pas utilisée par les visiteurs et ne justifie pas les dépenses afférentes à un tel projet. De plus, la plupart des visiteurs à une foire ne transportent pas sur eux un ordinateur leur permettant d'effectuer une telle recherche. Pour que ce système soit bien utilisé, il faudrait construire une version spécifique pour smart-phones ou tablettes. Ce qui constituerait une dépense supplémentaire.

Etant donné tous ces problèmes, une alternative existe qui ne demande quasiment aucun effort aux libraires et pourrait apporter un plus aux visiteurs d'une foire. Dans ce cas, un moteur séparé serait créé qui filtrerait les résultats pour n'inclure que les participants à une foire donnée, mais en incluant tous leurs livres en-ligne, y compris des livres non présents sur la foire. Le formulaire de recherche serait rajouté au site de la LILA et aussi, si nécessaire, au site dédié à la foire. Le bénéfice serait qu'un visiteur potentiel trouverait des listes de livres susceptibles de l'intéresser et il pourrait ainsi contacter le vendeur en leur demandant d'amener le livre sur la foire. Cela aiderait aussi les visiteurs susceptibles de rechercher un ouvrage avant ou pendant la foire, leur permettant de prendre contact directement avec le libraire en question.

Cette fonctionnalité fonctionnerait de la même façon que le moteur actuel. Mais, elle aurait besoin d'un programme supplémentaire pour filtrer les résultats de manière efficace afin de n'inclure que les exposants à une foire. Une recherche fonctionnerait donc comme sur le moteur actuel, en montrant les résultats sous format XML que le site filtrerait avant de montrer. La création du formulaire et des résultats serait la responsabilité du webmestre. ViaLibri construirait le programme nécessaire à la recherche et au filtrage. Le coût total inclurait du travail et des honoraires pour les deux développeurs.

Problèmes-

Il faudrait également noter qu'il existe des problèmes potentiels à l'utilisation du moteur de la LILA comme source d'informations. La première est une limitation technique: 4 des sources utilisées (Biblio, Find-a-Book, Livre-Rare-Book et ZVAB) ne permettent qu'un système de recherche API. Ces APIs, tout en limitant la recherche aux libraires affiliés ne nous permettent pas de limiter la recherche à certains libraires. Ils limitent également le nombre de résultats. Ce qui veut dire qu'on ne peut retirer des résultats les livres des non-exposants qu'après avoir reçu leur réponse. Ce qui veut dire que les résultats pour un libraire qui ne participerait qu'à l'un de ces sites sont susceptibles d'être incomplets.

Un deuxième problème potentiellement plus sérieux est d'obtenir l'autorisation d'utiliser les résultats envoyés par les différents sites commerciaux. Une quantité de ces sites reçoivent des commissions sur les ventes faites sur leurs sites lorsque les achats sont effectués en utilisant les liens fournis sur la liste des résultats. Ils nous fournissent leurs résultats dans l'espoir d'encaisser ces commissions. Or, l'utilisation des résultats dans un contexte où la vente risque de se faire en dehors du site, directement auprès du libraire, donc en évitant de payer la commission, pourrait contrarier les propriétaires de ces sites. L'utilisation de leurs données pour une recherche sur une foire ne pourrait se faire sans leur demander une permission préalable. Il serait possible d'argumenter que davantage de ventes générant des commissions seraient susceptibles de se faire que sans, mais il serait difficile de rendre l'argument convaincant. Si certains des sites les plus importants refusaient de participer à cette recherche sur foire, cela diminuerait son utilité et produirait de la mauvaise volonté de la part des libraires-exposants dont les livres ne feraient pas partie de la recherche.

Estimation des Coûts

Il y aurait plusieurs coûts à envisager:

1 - Maquette et construction du moteur de recherche qui filtrerait les résultats au format XML.

Cela serait similaire à l'API qui alimente actuellement le moteur de la LILA et serait une dépense unique. ViaLibri pourrait se charger de cette construction. Le prix estimé pour cela serait de 1500 livres sterling.

2 - Construction de la base de données pour chaque foire en travaillant avec le webmestre de chaque foire pour aider à l'installation. ViaLibri se chargerait de cela. Les coûts seraient récurrents à chaque foire. Le prix inclurait deux parties. La première partie serait un coût fixe de 250 livres sterling pour la mise en place. De plus, il y aurait un coût de 2 livres par exposant. Il faudrait que l'organisateur de la foire fournisse une liste complète des exposants avec le numéro de stand de chacun. Le coût sera réduit à 1 livre par exposant si l'organisateur nous fournit un tableau qui inclut toutes les données nécessaires.

3 - Construction et installation des formulaires de recherche et de résultats pour chaque site qui utilisera cette fonctionnalité.

Pour la LILA, ce travail serait effectué par Neteor. Pour les sites individuels, ce travail serait effectué par la personne responsable de la construction du site.

Il serait possible aussi de construire un formulaire portable qui pourrait être installé sur n'importe quel site de foire mais dont les résultats ne seraient visibles que sur le site de la LILA. Ce serait une solution économique, mais qui obligerait le visiteur à quitter le site de la foire.

Veuillez noter-

Les informations fournies ci-dessus sont présentées à titre de discussion et ne constituent pas un devis définitif. Les coûts sont à tire indicatifs. Des spécifications plus complètes avec un prix définitif pour ViaLibri seront fournies, après qu'un cahier des charges ait été défini.

Le Président Gerits déclare que ceux des présidents qui ont lu le rapport de Jim Hinck auront remarqué les autres problèmes qu’il mentionne. Le coût initial de 4.000 Euros pour la LILA pourrait peut-être même être plus élevé.

Il ajoute qu’il serait utile de faire un tour de table pour connaître l’opinion de chaque Président sur la question. Sarah Baldwin pense que c’est une bonne idée d’offrir ce service aux clients et aux libraires. Elle mentionne, tout de même, que la participation des libraires serait nécessaire, ce qui est un handicap à une proposition évidemment intéressante. N. Marsh rappelle à Madame Baldwin que Jim Hinck a spécifiquement mentionné ce problème et que pour cette raison, a conseillé de procéder à des recherches dans le stock entier des libraires participants, sans tenir compte du stock exposé. Sarah Baldwin répond que même cette solution présente des désavantages, car elle limiterait la recherche aux libraires qui ont une présence sur Internet, et ne résoudrait pas les problèmes de langue utilisée dans la description des livres, etc.

Adrian Harrington déclare que les foires sont en grande difficulté, et si nous parvenons à marier la technologie à une foire, nous pourrions en bénéficier. Le site dédié à la foire de l’Olympia a réalisé 60/65.000 £ de ventes avant la foire. Cela veut dire que les exposants peuvent toucher un public plus large grâce à l’internet. Cela encouragerait les exposants à participer à une foire spécifique si elle fait son possible pour encourager les ventes. Notre responsabilité est de penser au client autant qu’au libraire. Il aime l’idée, mais il faut d’abord voir combien d’associations seraient intéressées par elle. Quant aux libraires qui n’ont pas une présence sur Internet, une galerie pourrait être spécifiquement créée pour l’événement. Il a déjà mis en place des ordinateurs lors de foires dans le monde, le problème est qu’il ne s’agissait pas réellement d’un site web, et qu’il était le plus souvent utilisé comme comparateur de prix. Ce projet pourrait ne s’avérer utile qu’à quelques associations.

Le Président Gerits demande à chaque président si son association organise une foire, et si elle utiliserait une telle fonctionnalité.

Gonzalo Fernandes Pontes lui dit que ce serait utile pour son association, mais il lui faudrait d’abord faire une vérification auprès de ses membres.

Le Président Gerits lui demande si son association serait prête à dépenser 400 livres Sterling pour chaque foire. La réponse est oui.

Sally Burdon pense que l’ANZAAB essaierait bien cette fonctionnalité.

Alain Nicolas annonce que le SLAM n’utiliserait pas ce service qui ne l’intéresse aucunement. Les clients n’aiment pas l’Internet, et l’utilisation précédente d’ordinateurs sur la foire avait été mal perçu. Ils étaient souvent utilisés comme vérificateurs ou comparateurs de prix, c’est donc contre productif, puisque des livres moins chers que ceux exposés peuvent être trouvés sur des sites.

Ton Kok dit qu’il n’en sait rien, qu’il posera la question à ses membres.

Evelyne Morel de Westgaver dit que depuis deux ou trois and, il n’y a plus de foire en Belgique, et elle ne peut donc donner de réponse. Le nouveau comité pense à organiser une nouvelle foire, mais la Belgique est un petit pays, et le CLAM ne compte pas suffisamment de membres.

Eberhard Köstler dit que le VDA fait tout ce qu’il peut pour rendre service à ses membres, mais qu’il ne signerait pas un contrat de 5 ans pour cela, préférant l’essayer d’abord.

Takao Nakao déclare qu’au Japon, une foire est organisée tous les deux ans, 50% des exposants sont étrangers ; les libraires japonais qui font commerce de livres rares aiment en vendre davantage, néanmoins, une telle fonctionnalité serait difficile à utiliser au Japon.

Fabrizio Govi dit qu’il n’aime pas cette proposition, il préfère que les livres proposés dans un catalogue soient présents lors de l’ouverture de la foire, comme c’est le cas en Allemagne.

Liam McGahern croit que ce n’est pas aussi pratique que lors de la création d’un site, car les clients ne lisent pas ce qui est écrit en tout petit ; si un client désire un livre que le libraire n’a pas apporté à la foire, il mettra la faute sur le libraire. Il aimerait néanmoins essayer une fois.

Alain Moirandat dit que le VEBUKU n’organise pas de foire, mais si il le faisait, il doute que cette fonction soit utilisée, car la Suisse est très conservatrice.

Adam Bosze dit que son association n’organise pas encore de foire.

Maria Girsel croit que c’est contre-productif, et que son association n’est pas intéressée.

Laurence Worms dit que si une telle fonction existait, elle devrait être utilisée, mais d’un point de vue du client, pourquoi limiter la recherche aux exposants ? De plus, le développement doit être payé de toutes les façons, même si la fonctionnalité ne sera utilisée qu’une fois.

Le Président Gerits dit qu’il serait difficile de demander à la LILA de financer ce projet si les associations veulent l’utiliser une fois pour voir. Adrian Harringon rappelle que cette fonction serait proposée avant l’ouverture d’une foire afin de la promouvoir. Le Président Gerits ajoute que la plupart des clients possèdent désormais un smart phone ou un IPad, et avec un accès wifi gratuit qui est généralement disponible sur tous les sites des foires, toute sorte d’information peut très facilement être accessible, ce qui veut dire qu’un tel investissement peut s’avérer obsolète d’ici deux ans.

N. Marsh dit que si cet outil existait, il devrait être prêt à fonctionner une semaine avant le début d’une foire. Cela veut dire que dans certains cas, comme la foire de Stuttgart, les livres seraient proposés à la vente alors que le règlement de foire en interdit la vente jusqu’à une heure après le début de la foire. Ce qui serait en contradiction avec les lois de plusieurs pays, comme la France, où il est interdit de refuser une vente. De plus, certains libraires préparent une foire en cachant les livres qu’ils vont y amener, afin d’exciter la curiosité des clients qui veulent voir à la Foire les trésors que les exposants ont apporté. La question à poser est donc : La LILA doit-elle procéder à une dépense vis-à-vis d’un outil qui ne sera utilisé que par quelques associations, ou bien les quelques associations intéressées vont-elle décider de faire affaire directement avec Jim Hinck sans passer par la Ligue ?

Gonzalo Pontes est d’accord pour dire que ce serait un bon moyen de promouvoir les petites foires qui voient un petit nombre de visiteurs, mais il convient aussi qu’il faut cacher certains livres avant le début de la foire.

Le Président Gerits demande s’il y a davantage de questions. Il résume alors la situation en rappelant que les présidents vont devoir voter ou refuser l’allocation d’un budget d’environ 4.000 Euros pour ce projet, qu’il existe deux options, la première d’accepter de procéder à la dépense, la deuxième de la refuser ce qui impliquerait alors que seules les associations intéressées pourraient poursuivre le projet.

Sarah Baldwin demande alors, dans l’hypothèse où les associations auraient porté à elles seules ce projet, la LILA voulant plus tard s’y joindre, s’il serait possible de négocier la taxe de foire à la baisse ? Le Président Gerits lui répond qu’il s’agit de deux problématiques différentes qui ne devraient pas être mêlées. Si l’ABAA veut poursuivre le projet, elle pourrait plus tard en partager les résultats avec d’autres et tenter de faire un retour sur son investissement. Le vote actuel est de voir si la LILA doit dépenser 4.000 Euros ou pas, et n’a rien à voir avec la taxe de foire.

Evelyne Morel de Westgaver seconde la proposition suivante : est-ce que les présidents acceptent de dépenser 4.000 Euros pour développer ce projet ? On procède alors au vote ;

- Pour : 4 (AILA, ABAA, ABAC)

- Contre : 15 (ABA, ABF, MAE, ALAI, ABAJ, VDA, CLAM, NVvA, SLAM, ABLA, SVAF, NABF)

- Abstentions : 3 (ANZAAB, VEBUKU, VAO)

La proposition est rejetée.

Adrian Harrington ajoute que ceux qui sont intéressés peuvent en parler entre eux.

L’assemblée est ajournée pour le déjeuner à 12h35. Elle reprend à 14h00.

 

7. Foires

L’atelier de travail est reporté à la fin de la réunion, et ne sera pas minuté.

 

8. Répertoire

Le Président Gerits explique la situation actuelle : Bob Fleck avait engagé la LILA auprès de Publications UK pour 4 éditions. Le contrat est donc terminé, et le comité avait proposé un nouveau contrat à PUK, avec de meilleures conditions pour nous. Il a été rejeté et N. Marsh pense qu’elle peut se charger elle même de la production.

Elle explique qu’elle s’est elle-même occupée des données des libraires pour les 3 éditions passées, passant à chaque fois un peu plus d’une semaine à Londres pour s’assurer de la bonne présentation de ces informations. PUK était responsable de la maquette et des publicités. Donc, le fait d’en assurer la fabrication ne la fera pas seulement assumer le travail sur les données – ce qu’elle faisait déjà – mais aussi sur l’aspect publicitaire et graphique. Pour la publicité, il lui faudra contacter les annonceurs de la précédente édition mais aussi visiter les libraires dans les diverses foires pour les convaincre de prendre un encart. Barbara l’aidera avec les foires allemandes et N. Marsh se chargera des foires française et anglaise, se rendant même peut-être à New York pour parler en direct avec les libraires américains. Les tarifs seront moindres que précédemment, 500 euros pour une pleine page, 300 pour une demi page et 200 pour un quart de page. Elle croit qu’elle sera capable de vendre assez de publicité pour couvrir les dépenses afférentes : impression, distribution, maquettiste, et autres dépenses. La prochaine édition devrait paraître début 2013, et la campagne publicitaire commencera début 2012. Elle ajoute que chaque libraire reçoit un exemplaire et que le reste est librement distribué sur les foires. 6,000 exemplaires devraient donc être suffisants pour nos besoins. Sarah Baldwin suggère que plusieurs graphismes devraient être vus par le Comité. N Marsh répond qu’aucune décision définitive ne sera prise avant la prochaine assemblée générale, que seule la campagne publicitaire sera bientôt lancée. Sally Burdon demande pourquoi seulement imprimer six mille exemplaires ? Il lui est répondu qu’il existe un problème de stockage, car la LILA ne possède pas de bureau.

Eberhard Köstler dit qu’il est très heureux de cette solution car ses membres n’aimaient pas beaucoup l’équipe de PUK, il remercie N. Marsh de ses efforts (Applaudissements).

Alain Moirandat exprime son admiration et ses remerciements. Cependant, il demande si on ne pourrait pas revenir à un format de poche. Adrian Harrington lui répond que le répertoire est désormais axé vers le client, pas vers le libraire, qu’il a un but promotionnel, et s’il devient trop petit , il aura du mal à être visible. De plus, si le répertoire est trop petit, comment vendre une demi ou un quart de page ? Il existera sur le site une version téléchargeable sur téléphone. Liam McGahern demande alors pourquoi ne pas développer une application spécifique pour téléphones portables ? On lui répond que le coût en est très élevé. Laurence Worms  réplique que cela n’est pas nécessairement vrai, l’ABA ayant reçu un devis pour une simple Application pour Iphone de la part de Online Galleries, pour un coût raisonnable de 5.000 £. N. Marsh va étudier la question.

 

9. Congrès Suisse

Avant de donner la parole au président du VEBUKU, le Président Gerits rappelle que la LILA et les associations nationales sont, comme en 2010 à Bologne, les invités de l’association organisatrice du congrès et que nous sommes tous impatients d’apprendre ce que l’association suisse a programmé pour 2012.

Alain Moirandat, Président du VEBUKU, se lève et distribue le programme pour le congrès et foire 2012, disant que c’est un grand plaisir pour le VEBUKU d’accueillir le prochain congrès et foire de la LILA. Il rappelle que le VEBUKU a joué un grand rôle dans les débuts de la Ligue. Le dernier congrès organisé en Suisse remonte à 1978. Le regretté Walter Alicke avait voulu que la Suisse organise un autre congrès, et le VEBUKU a décidé de réaliser ce vœu. Cependant, le VEBUKU a préféré éviter les villes telles que Genève ou Zurich pour le congrès et d’opter pour des aspects plus « primitifs » de la Suisse. C’est pour cela que Lucerne a été choisie. Mais pour la foire, un endroit plus traditionnel était de mise.

CONGRÈS ET FOIRE DE LA LILA À LUCERNE EN 2012

Vendredi 21 sept.           Arrivée des membres du comité de la LILA

                                    Dîner privé pour les membres du Comité

Samedi 22 sept.             Réunion du Comité

                                    Déjeuner pour les membres du comité

                                    Arrivée des présidents

                                    Dîner pour les membres du Comité

Dimanche 23 sept.          Réunion des Présidents

                                    Déjeuner

                                    Arrivée des délégués et partenaires

                                    Réception d’accueil

Lundi 24 sept.                Matin : visite de la Bibliothèque Centrale de     Lucerne

                                    Déjeuner en ville

                                    Après Midi : visite du Musée Rosengart

                                    Transfert par bus pour Hergiswald, visite de     l’église baroque

                                    Retour en bus à Lucerne : soirée libre.

Mardi 25 sept.                Excursion en bateau sur le Lac de Lucerne

                                    Matin : Assemblée générale sur le bateau

    Déjeuner près du « Rütli », lieu où la     confédération suisse est née avec attractions     folkloriques

    Retour en bateau par Vitznau, dîner rustique

    Retour en bateau à Lucerne

Mercredi 26 sept.           Excursion en bus à Einsiedeln

                                    Visite du monastère baroque, de son église et de     sa bibliothèque

                                    Déjeuner à Einsiedeln

                                    Retour en bus

                                    Dîner d’adieu à Lucerne.

Jeudi 27 sept.                Ouverture de la foire de 17 à 20h

Vendredi 28 sept.          Foire de 11h à 20h

Samedi 29 sept.            Foire de 11h à 20h

Dimanche 30 sept.         Foire de 11h à 18h

 

Les dates du congrès et de la foire, ajoute-t-il, n’ont pas été choisis par le VEBUKU, mais leur ont été imposées par le local choisi pour la foire : le week end du 27 au 30 septembre 2012 était la seule possibilité, et le VEBUKU n’a eu d’autre choix que d’organiser le Congrès juste avant, c’est à dire du 23 au 26 septembre. A l’origine, Alain Moirandat voulait organiser la foire dans la gare centrale de Zurich, mais l’idée avait été rejetée par les membres du VEBUKU qui ont pensé que les problèmes soulevés par les éventuels voyous, la sécurité et le trop grand nombre de gens transitant quotidiennement dans la gare seraient trop difficiles à résoudre.

Quant aux prix, il déclare que le VEBUKU a mis de l’argent de côté depuis quelques années. Il a basé son budget provisionnel sur la participation de 120 délégués. Néanmoins, il dit que le VEBUKU se réserve le droit d’annuler le congrès si il ne reçoit pas l’inscription d’au moins 70/75 délégués. Le coût serait d’environ 1900 Fr. Suisses ou 1550 euros au taux de change actuel. Quant à la foire, 80 exposants pourront être accueillis et pas plus, car la salle d’exposition n’est pas élastique. La moitié des stands sera large et coûteront 4000 FS environ. Le congrès devrait plus ou moins avoir un budget équilibré grâce aux cotisations des participants.

Il conclut en ajoutant que le VEBUKU espère que le temps sera agréable, et invite tous les présidents à venir.

Le Président Gerits le remercie et demande si quelqu’un a des questions à poser ?

Sarah Baldwin demande, au nom de ses membres, au sujet des fêtes religieuses coïncidant avec le Congrès et avoue son inquiétude quant aux dates.

Alain Moirandat répond que ses mains sont liées à cause du lieu d’exposition. Il serait hors de question d’organiser le congrès et la foire en août, ainsi qu’octobre car c’est le mois des ventes publiques en Suisse. Il ajoute qu’en 2012 la foire de printemps de Zürich n’aura pas lieu afin de ne pas faire compétition à la foire du congrès.

Alain Marchiset s’inquiète des formalités douanières pour les exposants étrangers.

Alain Moirandat répond que les lois suisses ne sont pas seulement fortes, mais respectées. Il a contacté Caladex et prie les libraires d’en utiliser les services et de ne pas se rendre en Suisse en voiture avec leurs livres.

Le Président Gerits  se demande si tous les documents nécessaires à cet effet seront fournis par le VEBUKU ?

Alain Moirandat répond que ce n’est pas possible, ajoutant que des entreprises telles que Caladex seront capables de remplir toutes les formalités.

Evelyne Morel de Westgaver demande s’il est possible de conclure la foire le samedi au lieu de dimanche, afin d’économiser une nuit d’hôtel.

Alain Moirandat répond par la négative, mais que peut-être la foire commencera vendredi au lieu de jeudi ; le lieu d’exposition choisi accueille également la foire des antiquaires de Zurich qui se termine le dimanche.

Le président Gerits lui demande combien de collègues suisses vont participer au congrès.

Alain Moirandat lui répond qu’il serait fier de compter une dizaine de délégués. Il ajoute qu’il est reconnaissant de la possibilité d’insérer les formulaires dans la prochaine lettre d’information de la LILA, et que toutes les informations y seront incluses, ainsi que le formulaire d’inscription.

N. Mash lui demande si le VEBUKU pourra accueillir néanmoins la réunion des présidents en cas d’annulation du congrès.

Alain Moirandat répond qu’il n’y avait pas encore réfléchi, mais ajoute que le VEBUKU a mis de l’argent de côté, et pourra donc organiser la réunion des présidents si le congrès était annulé.

Le Président Gerits lui demande si le prix de participation du conjoint/partenaire sera moins élevée ? Alain Moirandat répond par la négative. Le Président Gerits lui dit qu’il est inquiet du coût du congrès, car il pense que cela pourrait être un frein aux inscriptions et au nombre minimum de 75 inscrits. Alain Moirandat lui répond qu’il est toujours à la recherche de sponsors et que malheureusement, la Suisse est un pays cher avec un taux de change élevé.

Tom Congalton déclare qu’Alain Moirandat mérite les remerciements de tous car il a fait de son mieux.

Le Président Gerits conclut en remerciant Alain Moirandat et en disant que la LILA va promouvoir ce congrès et tenter de faire en sorte qu’un maximum d’affiliés s’inscrivent , et que personne ne peut rien sur les taux de change. Le programme a l’air intéressant et nous avons besoin du soutien des présidents de toutes les associations.

 

10. Congrès Français

Le Président Gerits demande à Alain Nicolas de prendre la parole. Celui-ci déclare que le SLAM est très heureux d’organiser le congrès en 2014 à Paris, le comité à déjà commencé à mettre de l’argent de côté, à contacter les bibliothèques, et qu’il fera en sorte de rendre le congrès aussi peu onéreux que possible afin de recevoir un grand nombre de délégués. Comme il l’avait déjà dit l’an passé, le congrès aura lieu à la fin avril ou début mai 2014 au lieu de septembre. Ce qui permettra à l’association française de coller le congrès à la foire annuelle du Grand Palais près des Champs Elysées, un des lieux les plus prestigieux dans le cœur de Paris. C’est là où la Biennale des Antiquaires a lieu. Le problème avec le Grand Palais est d’obtenir des dates exactes longtemps à l’avance, car l’endroit est très demandé. Le SLAM fera savoir au comité et aux présidents la date exacte dès que possible. Des expositions, conférences, lectures, et. seront organisées en même temps que la foire, car le SLAM croit que les foires ne doivent pas être seulement un endroit où l’on vend des livres mais aussi où une coopération peut être entreprise avec des institutions afin d’attirer des collectionneurs, et surtout pour obtenir une bonne couverture médiatique. La Foire du Grand Palais attire chaque année plus de vingt mille visiteurs. De plus, 2014 fêtera le centenaire du SLAM.

Le Président Gerits remercie Alain Nicolas (applaudissements) et demande s’il y a des questions. Il n’y en a pas.

 

11. Autres Congrès et Réunions

Le Président Gerits déclare que la LILA a reçu une invitation d’Adam Bosze pour la réunion du comité du printemps prochai (Mai 2012). Mais aucune invitation n’a encore été reçue pour 2013, 2015, 2016 etc. Il rappelle que le comité compte sur les présidents pour recevoir des invitations. Le comité est conscient que l’organisation d’une réunion des présidents est onéreuse, c’est pourquoi la somme de six mille Euros est donnée par la LILA à l’association organisatrice, ainsi que le coût de la location de la salle de réunion (à condition que le comité ait d’abord reçu un devis qu’il ait accepté), ainsi qu’un repas des membres du comité, généralement un dîner. Le comité a également quelques suggestions à proposer qui pourraient aider les associations à se décider.

- L’association organisatrice peut décider de faire payer une participation raisonnable aux accompagnants.

- Elle peut fixer la date de l’événement pour concorder avec une foire existante. Ce qui amènerait à la foire un nombre de visiteurs, les libraires représentant leur association à l’assemblée générale.

Le coût d’organisation à une réunion des présidents s’élève à 15/20 mille Euros. La plupart des dépenses concernent les repas. Presque 8 à 10 mille Euros sont fournis par la LILA. Si une participation symbolique est demandée aux personnes accompagnantes, près de 2000 Euros supplémentaires pourraient être levés.

Le Président Gerits demande alors si il y a des questions, et si une association envisage de lancer une invitation ? Laurence Worms répond qu’il va consulter son comité.

Le Président Gerits ajoute que nous devons également envisager un plan pour un congrès en 2016. Il faut y réfléchir attentivement.

 

12.  Comité d’Honneur

Le Comité propose qu’un Comité d’Honneur soit créé.

Dans les premières années de la LILA, un comité d’honneur avait été formé ; chaque association avait organisé la participation d’un ou de deux personnalités à ce comité. Cela ne coûtait rien et amenait de la publicité pour la Ligue. Le comité se propose donc de raviver ce comité et propose que chaque association disposant d’un vote trouve une personnalité prête à participer à ce comité, et que chaque association disposant de deux votes trouve deux personnalités prêtes à participer à ce comité. Chaque association ferait un rapport au comité sur la question  avant le Printemps, afin de finaliser et de voter cette liste rapidement.

Maria Girsel seconde la proposition.

Le Président Gerits explique que cette proposition ne devrait pas provoquer d’opposition, car il s’agit d’une bonne promotion pour la LILA. Cela ne coûterait rien aux membres d’honneur ni à la LILA, et pourrait nous donner de l’importance. Il faudrait que chaque président y réfléchisse et approche les personnalités appropriées.

Sarah Baldwin rappelle au Président Gerits que les Américains seraient concernés par l’utilisation de leur nom, car ils seraient inquiets d’être sollicités. Il faudrait donc établir attentivement les détails d’utilisation d’une telle liste : site, répertoire, catalogues, foires de la LILA, etc. Le Président Gerits lui demande si elle voudrait bien rédiger un tel document indiquant ce qu’il faut ou ne pas faire. Sarah Baldwin répond qu’elle va essayer. Adrian Harrington est d’accord avec les suggestions de Mme Baldwin et croit que les membres d’honneur n’hésiteront pas à s’engager si les critères sont clairement définis.

Cette proposition sera précédée d’une définition des critères d’utilisation de cette liste. On procède au vote :

Pour : 19

Contre : 0

Abstentions : 3 (NVvA, CLAM, VEBUKU)

Proposition adoptée.

 

13. Guide de la bibliophilie par pays

Le Comité propose que la LILA publie un livret contenant autant de chapitres qu’il existe d’associations nationales désireuses de collaborer au projet, chaque association fournissant un chapitre sur les spécificités des critères bibliophiliques dans son pays.

Une telle publication pourrait être publiée soit par la LILA, ou conjointement avec un éditeur. Elle pourrait être soit donnée gratuitement ou vendue à un prix modique lors des foires et/ou par les associations nationales. Elle serait bilingue Anglais/Français.

Sarah Baldwin seconde la proposition.

N. Marsh déclare, qu’en se rendant à diverses foires dans divers pays, elle a réalisé que les critères de bibliophilie diffèraient d’un pays à l’autre. C’est ainsi que l’idée d’une telle publication a germé, elle avait alors envoyé un courriel aux présidents leur demandant s’ils voudraient participer à un tel projet. Elle avait alors reçu des réponses enthousiastes et certains avaient même suggéré des personnalités pour leur pays. Un tel livret pourrait soit être vendu sur les foires pour un euro ou un dollar symbolique ou distribué gratuitement. Ce serait un grand outil promotionnel.

Le Président Gerits demande à chacun son opinion sur la question.

Sarah Baldwin, Gonzalo Pontes, Sally Burdon, Ton Kok, Eberhard Köstler, Takao Nakao, Fabrizio Govi, Liam McGahern, Maria Girsel et Adam Bosze en aiment l’idée. Alain Nicolas aime l’idée mais s’inquiète du coût. Il demande pourquoi la LILA ne pourrait pas réimprimer le dictionnaire d’Edgar Franco qui serait épuisé. On lui répond qu’il n’est pas épuise, le libraire anglais Scott Brinded possède les stocks et que des exemplaires peuvent être lui être commandés. Evelyone Morel de Westgaver demande pourquoi une telle publication ne pourrait être contenue dans le répertoire, on lui répond qu’il serait alors bien trop épais. Alain Moirandat se positionne contre le projet car il n’est pas sûr qu’il existe une bibliophilie spécifiquement suisse. Laurence Worms se méfie de dire aux clients ce qu’ils doivent collectionner, mais il pense néanmoins que ce serait un bon moyen de communiquer.

Le Président Gerits demande si toutes les associations devraient fournir un chapitre. Adam Bosze pense que ce devrait être obligatoire. Le Président Gerits lui répond que ce n’est pas possible.

On procède alors au vote.

Pour : 22 – Adopté à l’unanimité.

 

14. Divers

a) Discussion demandée par l’ABAA à propos des prix sur demande lors des foires, en contradiction avec l’article 13 (Des prix clairement indiqués) du code des us et coutumes.

Sarah Baldwin explique que les codes de l’ABAA et de la LILA exigent que les livres exposés lors d’une foire soient clairement marqués. Le comité de foire s’escrime à s’assurer que les membres de l’ABAA affiliés à la LILA sont conscients de cette obligation. C’est bien sûr aux associations de s’assurer de cela mais elle espère que la LILA puisse  le rappeler à ses affiliés . Il s’agit aussi d’une obligation légale, car l’Etat de New York impose que les prix d’objets en vente soient indiqués. L’ABAA n’a pas encore rencontré de problème et n’aimerait pas risquer d’en avoir. Elle prie les présidents de rappeler à leurs membres de respecter leurs obligations et annonce que le comité de foire de l’ABAA exercera davantage de vigilance à l’avenir. Tous les exposants doivent afficher des prix en dollars.

Le Président Gerits est d’accord et rappelle que notre article 13 du code de déontologie recommande que les prix soient clairement marqués. Cette clause sera publiée dans la Lettre d’Information.

 

b) Membres étrangers des associations.

Un questionnaire concernant les membres étrangers des associations a été préparé et distribué aux présidents, près de 10 réponses ont été rendues. Voici le questionnaire et les réponses :

Certaines associations ont des membres étrangers. Ces membres peuvent être divisés en 2 groupes :

- les libraires qui exercent dans un pays où il n’existe pas d’association nationale (Primaire)

- les libraires qui appartiennent à l’association existant dans leur pays et qui choisissent d’appartenir à une autre association, en plus (Secondaire).

1° Acceptez-vous les membres étrangers ?

Oui : ABA, AILA, VEBUKU, SLAM, ABF, MAE, CLAM, VDA

Oui mais : NVvA (seulement s’ils sont membres d’une ature association)

Non : ANZAAB, VAO, ABAA, ABAC

2° Auquel des deux groupes ci-dessus appartiennent-ils ?

Primaire : SLAM, AILA, ABA

Secondaire : NVvA, SLAM, CLAM, ABA, VEBUKU

3°  Combien de chaque sorte avez-vous ?

ABA: 14 P, 25 S – CLAM: 5 S – VEBUKU: 3 S – AILA: 1 P – SLAM: 1 or 2 P – 5 or 8 S

4° Payent-ils des cotisations entières ou réduites ?

Pleines : NVvA, AILA, VEBUKU, CLAM

Réduites : ABA, SLAM

5° Faites vous une différence entre les membres étrangers primaire ou secondaire dans leurs cotisations ? Si oui, comment ?

Aucune différence dans aucune des réponses reçues.

6° Ces membres étrangers ont-ils le droit de vote ?

Oui : NVvA, AILA, ABA

Non : SLAM, VEBUKU, CLAM

7° Ont-ils le droit d’être élu au conseil d’administration ?

Oui ; ABA

Non : CLAM, VEBUKU, SLAM

Laurence Worms ajoute que nous devrions aussi considérer la disposition géographique de ce que nous faisons, surtout dans les pays qui n’ont pas d’association. Il croit que si nous adoptions une approche uniforme dans le recrutement de membres étrangers, surtout des libraires qui n’ont pas d’association dans leur pays, ce pourrait être plus facile pour eux. Il suggère de collationner les réponses, de faire circuler les détails et revenir à la prochaine réunion avec une proposition pour la prochaine réunion.

Avant de clôturer la réunion et d’entamer l’atelier de travail sur les foires, le Président Gerits demande à chacun des présidents s’il souhaite parler d’un sujet particulier.

Fabrizio Govi mentionne une proposition qu’il a reçue des Franciscains à Jérusalem, qui ont le projet de cataloguer leur bibliothèque avec l’aide d’étudiants, qu’elle contient un grand nombre d’incunables et de livres du 16e siècle, et qui cherche à obtenir le parrainage de la LILA : ils demandent de l’argent et un soutien moral.

Le Président Gerits lui répond que nous n’avons pas d’argent, mais qu’ils peuvent compter sur notre soutien moral.

Eberhard Köstler présente alors à chacun des  participants le livre suivant : Ernst Fischer, Verleger, Buchhändler und Antiquare aus Deutschland und Österreich in der Emigration nach 1933. Ein biographisches Handbuch. Publié par l’Association Allemande de la Librairie Ancienne. Il est chaleureusement remercié pour son cadeau et pour avoir  accueilli cette formidable réunion.

Le Président Gerits remercie tous les participants, et spécifiquement Eberhard Köstler ainsi que l’association Allemande pour ce livre qui va concourir à la prochaine édition du Prix de Bibliographie LILA – Breslauer.

La réunion est clôturée à 15h45, et le Président Gerits demande à chacun de se rendre au jardin pour l’atelier de travail sur les foires.

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