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Procès-Verbal AGO | | Procès-Verbal AGO

Procès-Verbal AGO

Published on 17 Feb. 2018

(pour imprimer, utiliser le PDF) 

LILA

PROCÈS-VERBAL DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

28 septembre 2007

La Mutualité - Paris

 

1. Bienvenue

 

Michael Steinbach, Président de la Ligue, ouvre la réunion à 9h10. Il accueille les délégués avec le discours de bienvenue suivant qu’il lit en anglais puis en français :

Chers Présidents, Présidents d’honneur, Membres d’honneur, Président sortant et Collègues du Comité,

Bienvenue à Paris. Je suis très heureux qu’un si grand nombre d’entre vous ait pu vous joindre à nous dans cette magnifique ville qu’est Paris.  Je crois que c’est la première fois qu’autant de présidents assistent à une réunion. C’est certainement dû en partie au formidable programme de nos hôtes français, le président du SLAM Frédéric Castaing, ainsi que notre collègue du Comite Jean Pierre Fouques, qui a personnellement organisé cet évènement avec l’aide de son épouse. De plus, je suis également heureux de la présence d’un grand nombre de présidents d’honneur aujourd’hui, et tout particulièrement de celle de Kay Craddock - qui vient d’être décorée de l’Ordre d’Australie - qui est venue d’Australie pour se joindre à nous. Et enfin, mes remerciements vont aux membres du Comité et à notre secrétaire qui ont travaillé d’arrache pied depuis notre dernière réunion à Vienne il y a six mois.

Il prévient ensuite l’assemblée que l’ordre du jour sera abordé en désordre en raison des interventions extérieures.

 

2. Présences, excuses, procuration et quorum

 

A) Présence

 

Du comité 

Michael Steinbach, Président

Adrian Harrington, Vice Président

Poul Poulsen, Trésorier

Arnoud Gerits, Secrétaire

Tom Congalton

Paul Feain

Jean-Pierre Fouques

Tsukasa Maeda

Bob Fleck, Président sortant

Nevine Marchiset, Secrétaire exécutive

 

Présidents ou délégués

Roger Auger (ALAC/ABAC - Canada)

Ana Maria Bocayuva de Miranda Jordao (ABLA - Brésil)

Frédéric Castaing (SLAM - France)

Norbert Donhofer (VAO - Autriche)

Gonzalo Fernandez Pontes (AILA - Espagne)

Maria Girsel (ABF - Danemark)

Henri Godts (CLAM/BBA - Belgique)

Ton Kok (NVvA - Pays Bas)

Eberhard Köstler (VDA - Allemagne)

David Lilburne (ABAA - USA)

Alain Moirandat (VEBUKU/SLACES - Suisse)

Yoshio Okudaira (ABAJ - Japon)

Umberto Pregliasco (ALAI - Italie)

Sten Ringselle (SVAF - Suède)

Alan Shelley (ABA - Royaume Uni)

Peter Tinslay (ANZAAB - Australie & Nouvelle Zélande)

 

Présidents et Membres d’Honneur

Kay Craddock

Anton Gerits

Alain Nicolas

Keith Fletcher

 

Autre

Yamato Nakasato, Interprète Japonais

 

B) Excuses

 

Des excuses ont été reçues de la part de :

Mitsuo Nitta, Membre d’Honneur, pris par le congrès des Bibliophiles à New York

Bob de Graaf, Président d’Honneur

Georg Beran, Président du SACR (Association Tchèque)

 

Tom Congalton et Adrian Harrington sont nommés scrutateurs.

 

C) Quorum

 

Le SLAM, l’ABAA, le VDA et l’ABA ont chacun droit à 2 voix. Les autres associations ont chacune une voix. Alain Moirandat (VEBUKU/SLACES) a reçu un mandat de vote du SACR. Le nombre total de voix présentes ou représentées est de : 21. Le quorum est établi. Pour être adoptée, une résolution a besoin de 11 voix.

 

3. In Memoriam

 

Une minute de silence est observée en mémoire de :

Des Etats-Unis (ABAA)

Thomas MacDonnell

Thomas Munnerlyn

Douglas O’Dell

Madeleine Stern

Sheldon Tarakan

Jeffrey Thomas

Elizabeth Trace

Des Pays-Bas (NvvA)

Ans van Pagee

Max Schumacher

Du Canada (ABAC):

Fred Kahn (aslo a member of the ABA)

D’Australie (ANZAAB)

Robert Muir

De Belgique (CLAM)

Mademoiselle Francine Van der Perre

De  France (SLAM)

Jean Chrétien

Du Royaume-Uni (ABA)

Mrs P Leeming (Retired Member)

David MacNaughtan (Former Member)

Raymond Smith (Retired Member)

Jane Morrison (Retired Member)

Elizabeth Gant (Retired Member)

Thomas P MacDonnell (Henry Stevens, Son & Stiles) (also a member of the ABAA)

Renate Kilgarriff (wife of Raymond Kilgarriff)

Robert T Moore (Former Member)

William Reeves (Retired Member)

Irene Fletcher (Mother of Keith Fletcher)

Jacques Vellekoop

 

4. Approbation du procès-verbal de l’assemblée générale de Wilmington

Le procès-verbal de l’assemblée générale de Wilmington est adopté à l’unanimité.

 

5. Rapport du Président

 

 

A l’issue de la lecture du rapport, le président est acclamé par tous.

 

8. Rapport du Trésorier

 

Poul Poulsen prévient que les comptes qui ont été postés contiennent une erreur dans le taux de change utilisé pour l’Euro en page 2. Il distribue donc une nouvelle page 2. Puis il donne lecture de son rapport :

 

J’ai déjà mentionné ce fait plusieurs fois, mais je vais encore le faire. Je veux souligner que les comptes sont en couronnes danoises, ce sont les chiffres de la première colonne, ceux de la deuxième colonne sont convertis à l’arrondi soit en $US ou en Euros, le taux de change utilisé est indiqué au haut de chaque colonne. Les chiffres de la troisième colonne sont ceux du budget adopté à Wilmington en 2006.

Contrairement à l’an passé, où les comptes accusaient un déficit, je suis bien plus heureux des résultats excédentaires de cette année, d’environ 45.000 Euros (61.000$US). La raison de ce joli résultat est, entre autres, dû au fait que la Foire du Grand Palais à Paris a rapporté 335,4% de plus que l’an passé, et que les foires aux USA ont rapporté 112,1% de plus, donc, pour résumer, je ne peux qu’affirmer ma satisfaction des résultats de cette année et je peux vous assurer, lorsque je vois le solde bancaire de la Ligue, que sa situation financière est bonne et solide.

Recetttes :

Je vais maintenant commenter certains des chiffres. Si nous commençons par analyser les encaissements reçus cette année, vous remarquerez que les cotisations se sont élevées à un peu plus de 46.000 € ou 63.000 $. L’association coréenne a payé son dû à la fin du mois d’août cette année. Comme vous le savez, la souscription 2007 est calculée sur la base de 33$ par membre d’après la dernière édition du Répertoire. Vous pouvez voir le résultat par pays en page 6. Je voudrais en profiter pour rappeler à nos membres que, conformément à nos statuts, les cotisations annuelles des membres de la Ligue doivent être payés dans les 60 jours de la date de facturation. Un bien grand nombre de nos membres semblent avoir oublié cette règle.

La vente de nos publications et de nos épinglettes ont ajouté la modeste somme de 386 € (ou 528 $) à nos recettes.

La taxe des diverses foires à travers le monde a rapporté plus de 70.000 € (ou près de 96.500 $). La répartition par pays est indiquée en page 7. Le point d’interrogation indique que j’attends toujours les sommes dues. Je voudrais encore répéter ce que je dis chaque année depuis 16 ans - Chers Présidents je vous prie de bien vouloir rappeler à votre comité de foire de me faire parvenir la taxe dès que possible, je vous rappelle d’ailleurs que  nos statuts indiquent qu’elle doit être payée dans les 120 jours après la fin de la foire. Je vous remercie de votre coopération en la matière.

Les intérêts nous ont rapporté cette année environ 2.088 € (ou près de 2.900 $)

Dépenses :

Les dépenses de ILAB.LILA.com s’élèvent à près de 15.500 € (ou près de 21.200 $), ce qui comprend : la maintenance annuelle, la base de livres volés, la base des libraires, notre participation aux foires de Londres, Paris, Californie et la campagne publicitaire sur Google.

Nous avons dépensé près de 8.700 € (environ 12.000 $) pour couvrir les frais de voyage des membres du comité lors de nos diverses réunions.

Un des postes les plus lourds des dépenses est toujours le poste administratif, où nous avons dépensé environ 24.538 € (ou presque 34.000 $), mais après tout cette somme inclut les allocations annuelles du président, du secrétaire général et du trésorier, ainsi que les allocations journalières des membres du Comité et du président sortant et de notre secrétaire exécutive - en tout 10 personnes - pour deux réunions, celle de Wilmington et de Vienne.

Le reste a été dépensé pour l’assurance du comité, le questionnaire, l’affiche, l’interprète et notre notaire en Suisse, la location de salles lors de nos réunions, les déjeuners ou les dîners du comité, les honoraires de notre comptable et d’autres dépenses mineures.

Notre secrétaire exécutive nous a coûté un peu plus de 20.000€ (ou 28.000 $), une somme modeste pour le travail qu’elle accomplit.

La nouvelle lettre d’information nous a coûté 843€ (1.150 $). Le marque-page nous a coûté un peu plus de 1.500 € ou 2.100 $.

Au 1er juillet 2006 nous avions 122.970 € (ou 168.180 $) à la banque, et au 30 juin 2007 ce solde s’élevait à 167.529 € (229.125 $), ce qui veut dire une augmentation de 36,2%.

 

FONDATION POUR LE PRIX DE BIBLIOGRAPHIE

La fondation possède un solde bancaire de 3.174 € (4.341 $) et au 1er juillet 2007, les actions et les obligations au nom de la fondation étaient estimés à 25.750 € (près de 39.200 $).

Ella a reçu cette année des dons de la part des associations nationales pour un montant de 768 € (un peu plus de 1.000 $) et reçu des intérêts s’élevant à 875 € (près de 1.200 $)

Du côté des dépenses, il a fallu imprimer un nouveau papier à en-tête. Les frais divers (poste, téléphone, fax et charges bancaires)  s’élèvent à 1.141 € (ou 1.562 $), mais aussi la fondation a dû faire face à une perte quant à la valeur de ses actions et obligations.

 

9. Motion déposée par le SLAM

 

Frédéric Castaing propose la motion suivante :

 

La présentation annuelle des comptes de la LILA sera faite selon les standards internationaux, avec l’aide d’un expert comptable. Elle comprendra au moins un bilan, un compte d’exploitation et un budget prévisionnel, ainsi qu’une comparaison avec les chiffres de l’exercice précédent.

 

 

Ton Kok seconde la motion.

Frédéric Castaing explique que la proposition du SLAM est née d’une inquiétude face à l’expansion des finances de la Ligue et du fait que leur présentation actuelle ne donne pas une image claire des recettes et dépenses annuelles. La proposition cherche à relever le niveau de la comptabilité afin de tenir compte de l’augmentation des recettes et permettre une compréhension claire des ressources, en prenant en compte les factures importantes des taxes de foire, etc. Il ajoute qu’il soutient entièrement le comité et apprécie la responsabilité qu’il assume concernant les finances de la Ligue.

Michael Steinbach remercie le SLAM pour sa proposition, qui a été discutée lors de la réunion du comité. La proposition a du mérite, le comité la soutient, et le prochain budget sera présenté tel que le SLAM le suggère.

Poul Poulsen va demander à son comptable si elle peut préparer les comptes de cette manière, sinon il devra changer de comptable. Les nouvelles normes de présentation des comptes coûteront sans doute davantage.

Bob Fleck ajoute que la proposition du SLAM est très sérieuse, elle montre que notre organisation est en expansion, que ses finances sont en expansion et qu’elle a désormais besoin de comptes plus structurés.

 

La proposition est adoptée à l’unanimité.

 

7. Rapport du responsable de la sécurité

 

Paul Feain lit le rapport suivant :

Hélas, les voleurs ne chôment pas et nos membres continuent de souffrir des vols.

Nous avons envoyés des courriels, comme d’habitude, lorsque nous avons été prévenus d’un vol.

Nous avons continué de faire connaître aux affiliés l’existence de la base de livres volés qui contient désormais 1311 livres.

Les Présidents doivent rappeler à leurs membres la procédure pour nous faire part des vols qu’ils subissent, et doivent également se souvenir qu’ils peuvent inviter les bibliothèques ou les collectionneurs à soumettre une liste des vols qu’ils subissent pour inclusion dans notre base de livres volés.

Henri Godts lui demande combien de  cas ont été solutionnés grâce à notre système de sécurité et la base de livres volés. Deux cas importants ont été solutionnés dans les deux dernières années : le vol d’un livre très cher à la librairie d’Adrian Harrington à Londres retrouvé à New York, et l’affaire des cartes volées à Copenhague.

 

10. Statut juridique de la LILA

 

La LILA n’est plus inscrite au Registre du Commerce de Genève, car elle ne désirait pas payer des taxes annuelles, mais conserve son adresse officielle à Genève, à l’office notarial de NECKER, CHRIST, GREGORC & de CANDOLLE, 5, rue Toepffer Case postale 499, 1211 Genève.

 

11. Foire de Hong Kong et tentatives de formation d’une association asiatique

 

Paul Feain explique qu’il y a un an, nous avions discuté de l’expansion de la LILA dans le sud est asiatique, et l’idée d’une foire à Hong Kong est ainsi née. L’idée en avait été discutée avec Mitsuo Nitta, qui a un ami à Hong Kong, Christopher Lee, libraire de livres neufs. A eux trois, ils ont organisé cet évènement. Une annonce a été envoyée sur la messagerie de la Ligue qui a provoqué une réaction incroyable : 90 réponses ! Mais le lieu d’exposition ne peut recevoir que 64 exposants. La foire a déjà été mentionnée à la radio en Chine et dans la presse du sud est asiatique. Des négociations ont lieu avec une télévision locale pour un show quelques jours avant la foire. Une grande publicité est en train d’être faite. Il y a un grand nombre d’expatriés à Hong Kong qui ont de bons jobs et qu’ils espèrent attirer à la foire, ainsi que des chinois. 5,000 catalogues ont été imprimés. Lors de la foire, une réunion sera organisée dans l’espoir de créer une association de libraires de l’Asie du sud est. Pour commencer, cette association serait gérée par Paul Feain et Mitsuo Nitta, mais ils se retireraient dans quelques années. Cette association pourrait ainsi demander à devenir membre de la Ligue. Il est aisé d’organiser une foire à Hong Kong, mais il espère que la censure et les douanes deviendront gérables en Chine afin de pouvoir organiser une foire à Shanghai dans environ 5 ans.

Paul Feain est félicité par Alan Shelley qui demande quelle est la proportion d’affiliés parmi les exposants ? Environ 80% répond Paul Feain.

Ana Maria de Bocayuva profite de l’occasion pour mentionner que la LILA devrait faire des efforts pour encourager la formation d’une association latino américaine de langue espagnole. Des foires sont organisées en Argentine par une association locale, et elles attirent environ 32 exposants du Chili, d’Uruguay et bien sûr, d’Argentine.

Michael Steinbach lui rappelle qu’il y a eu des pourparlers il y a deux ans avec des libraires argentins, mais qui n’ont mené à rien.

Ana Maria répond que l’association argentine existe déjà, qu’elle est très active, qu’elle compte plus de 60 membres, mais qu’elle doit être contactée par la Ligue.

Michael déclare qu’il enverra un courrier à cette association pour les inviter en tant qu’observateurs au congrès de Madrid. Il demande à Ana Maria de lui faire savoir à qui s’adresser.

La discussion retourne à la foire de Hong Kong, et on demande à Paul Feain si des libraires indiens vont exposer. Il répond qu’un libraire indien va s’y rendre en tant que visiteur, et que bien sûr, l’Inde sera la prochain territoire à explorer.

Frédéric Castaing regrette qu’en tant que Président du SLAM, il n’a pas reçu de documentation officielle à propos de la foire de Hong Kong, puisqu’il aurait pu la promouvoir dans la lettre d’information du SLAM. Chaque association nationale possède ses propres moyens de communication, et en France la lettre d’information du SLAM est un excellent et le plus sûr moyen de communication avec ses membres : un article à propos de cette foire de Hong Kong aurait été utile. Il félicite, cependant, Paul Feain et Mitsuo Nita pour leurs efforts et leur excellent travail. Il félicite également la Ligue pour les efforts qu’elle fait ou qu’elle fera pour promouvoir la création de nouvelles associations en Amérique Latine ou dans le sud est asiatique.

 

12. Prix de Bibliographie

 

Michael Steinbach explique que le financement du Prix a toujours été un problème. Les présidents ont maintes fois demandé au comité de trouver des moyens de financement. Grâce à Bob Fleck qui a établi des liens avec la Fondation Breslauer, Jean Pierre Fouques, Arnoud Gerits et lui-même ont eu une réunion en avril à Paris avec Felix de Mayez-Orens, le directeur de la Fondation Breslauer. Un rapport de cette réunion a été adressé en même temps que l’ordre du jour au mois de Juillet. Le seul point sur lequel M. Mayez-Orens insiste en échange d’un don de 120.000 $ est de changer le nom du prix en Prix LILA-Breslauer de Bibliographie. Ce changement de nom ne serait pas pour toujours, mais pour deux ou trois éditions du Prix. Si, à un moment donné, un autre mécène viendrait à se manifester et offrirait une autre somme, alors la Fondation Breslauer voudrait avoir la priorité sur cet autre mécène et se voir offrir la possibilité de faire un don équivalent. Bien sûr, tous les détails seront écrits. Michael Steinbach voudrait que l’assemblée discute de cette possibilité, car il voudrait que les Présidents donnent un blanc seing au comité pour négocier avec la Fondation Breslauer afin d’atteindre un accord. Il demande aux présidents s’ils peuvent accepter le changement du nom du Prix.

Arnoud Gerits ajoute que la Fondation Breslauer n’est pas une entreprise commerciale, elle porte le nom d’un ancien affilié de la Ligue, Martin Breslauer, qui lui a laissé sa fortune. Son objet est de soutenir les projets d’acquisition de livres par les bibliothèques américaines. Etant donné que Martin Breslauer aimait beaucoup la bibliographie, la Fondation veut bien faire un don pour notre Prix. Si nous ajoutons leur don à ce que nous avons déjà reçu des Bromers et de certaines associations nationales, le Prix serait pérenne pour une très longue durée. Bien sûr, la LILA a un droit moral et financier de voir son nom figurer avant celui de Breslauer, étant donné que plus d’un quart de million de dollars a déjà été versé pour le Prix. C’est pour cela que la LILA a insisté pour que le nom soit LILA-Breslauer et non pas Breslauer-LILA, qui était le voeu initial de M. de Mayez-Orens. Le comité ne veut pas être lié à tout jamais à la Fondation Breslauer, et considère qu’il pourrait arriver à un accord consistant à recevoir ce don en échange du nom du Prix pour une période d’environ 12 ans. Felix de Marez-Oyens avait suggéré de sceller l’accord par une poignée de mains, mais le comité veut un accord écrit. Le comité demande aux présidents de lui permettre d’arriver à un accord. Si, en cours de route, quelque chose d’inattendu survient, le comité reviendra alors vers les présidents, soit au travers de la liste de discussion électronique, ou lors de la prochaine réunion.

Alan Shelley félicité le comité et affirme qu’il soutient cet accord.

Umberto Pregliasco suggère qu’il n’est peut-être pas très élégant de demander dans quelques années à la Fondation Breslauer de retirer son nom du Prix. Il ajoute qu’un nom ne peut pas changer toutes les quelques années, et qu’il préfèrerait que le nom du Prix devienne LILA-Breslauer à tout jamais.

Michael répond que si un mécène se présente ultérieurement avec un don important, le comité ira voir la Fondation Breslauer et lui donnera l’opportunité d’égaler ce don.

Adrian Harrington explique que nous aurions beaucoup de flexibilité avec la Fondation Breslauer. Il rappelle aux présidents que le comité a tenté pendant des années de lever des fonds sans succès, à part quelques petites donations. Cette proposition solutionnerait un énorme problème. Un changement de nom n’est pas nécessairement une bonne chose, mais il nous donne de la flexibilité.

Michael Steinbach ajoute que c’est M. de Mayez-Orens lui-même qui a suggéré que le changement de nom soit limité dans le temps. Il ajoute que la Fondation Breslauer serait prête à donner davantage si nécessaire.

Frédéric Castaing explique que ce n’est pas seulement une question d’argent. Nous n’accepterions pas, par exemple, que notre nom soit changé en LILA-Coca Cola. Mais le nom de Breslauer peut sans problème être lié à celui de la LILA. Arnoud ajoute que la Fondation a besoin de la publicité que lui apportera le nom de la Ligue. Il doute qu’un autre mécène nous approche avec une offre similaire. La LILA a tenté pendant 10 voire 15 ans, de trouver de l’argent. Enfin, grâce à Bob Fleck, ceci a été réalisé. De plus, grâce à l’ABAA, nous serons en mesure d’organiser le transfert de fonds. Ainsi, le Prix sera financé sans peser sur le budget de la Ligue.

 

 

Le Comité propose que les Présidents lui accordent un blanc-seing pour négocier avec la Fondation Breslauer, et d’accepter le changement du nom du Prix en Prix LILA-Breslauer de Bibliographie.

 

 

David Lilburne seconde la proposition.

Arnoud Gerits ajoute que M. de Marez-Oyens n’a pas demandé à être membre du Jury, mais que le comité aimerait le lui demander, puisqu’il est hautement qualifié pour cela. Il possède probablement la plus grande collection au monde de livres de bibliographie. Il ajoute que les livres concourant pour le Prix lui sont adressés, et que tous les livres sont étudiés par le Jury.

Kay Craddock demande si la Fondation Breslauer compte promouvoir activement le Prix. Michael Steinbach répond que cet aspect n’a pas encore été abordé. Keith Fletcher dit que nous ne devrions pas nous y attendre, car la Fondation croit sans doute que la publicité du Prix va rejaillir sur elle. Bob Fleck ajoute que c’est le Comité qui va promouvoir le Prix, et qu’il y travaille.

 

Comme il n’y a plus de questions, l’assemblée procède au vote.

La proposition est adoptée à l’unanimité.

 

Paul Feain rappelle à tous que c’est grâce à Bob Fleck et à l’ABAA que cet accord risque de se faire.

Michael Steinbach rappelle alors aux présidents qu’ils doivent encourager les soumissions et ajoute que le comité accueillera avec bienvenue tout don supplémentaire.

Arnoud Gerits explique que Mitsuo Nitta a été nommé à la tête du comité du Prix, car il possède des atouts certains pour attirer l’attention en Asie sur notre Prix. Il sait, bien sûr, que toute bibliographie publiée dans une langue asiatique n’aura aucune chance de gagner le Prix, à moins d’être traduite. Il est en train d’essayer de promouvoir le Prix en Asie. Il a demandé et reçu l’aide d’un professeur Japonais. Il a envoyé au comité deux lettres remplies de suggestions, parmi lesquelles la possibilité pour le Jury d’accepter des livres au format électronique, puisque l’exigence que le livre soit imprimé est peut-être dépassée. Il a suggéré que nous devrions sans doute distribuer un deuxième prix ou une autre récompense. Arnoud ajoute que jusqu’à maintenant, il a reçu 6 livres ; le comité va rédiger un texte qui sera distribué aux éditeurs et aux magasines pour encourager de nouvelles soumissions. La date butoir est le 31 décembre 2008. Il a reçu tous les dossiers concernant le Prix du précédent secrétaire, Raymond Kilgarrif, et va les étudier avec attention.

Umberto Pregliasco demande si il existe une règle stipulant qu’une soumission doit être imprimée. Il donne l’exemple de l’ALAI où, pour être membre, une règle stipule que le libraire doit avoir déjà publié 3 catalogues, et où sont désormais acceptés les catalogues sous forme électronique.

Keith Fletcher demande alors si les bibliographies sous forme manuscrite sont toujours acceptés. Arnoud Gerits et Bob Fleck lui répondent qu’un livre non publié n’a qu’une audience très limitée - l’auteur et le comité du Prix - et qu’une bibliographie lauréate doit avoir une utilité qu’un manuscrit ne peut pas avoir. De plus, une bibliographie manuscrite n’a aucune garantie d’être jamais publiée.

 

14. Lettre d’information, rapport du rédacteur Tom Congalton

 

En 2007, nous avons à ce jour publié deux lettres d’information ; le numéro 58 en janvier, de 8 pages et bicolore ; et le numéro 59 en juillet (mais seulement distribué début septembre pour éviter les vacances estivales), de 16 pages et bicolore. Nous espérons publier le numéro 60 vers la mi-janvier 2008.

En respectant le souhait de Michael Steinbach de publier plus fréquemment des Lettres d’information, le format en a été modifié (format américain, assez proche du format A4 européen).

Depuis que j’ai été nommé rédacteur, nous n’avons pas proposé, vendu ou échangé de publicité. Dès le prochain numéro, nous comptons adapter les tarifs publicitaires, précédemment fixés par Arnoud Gerits, au format actuel, et proposer des annonces à nos membres et à nos affiliés, ainsi qu’à d‘autres publications qui recevraient l’aval du comité. Nous utiliserons les messageries électroniques de la Ligue pour faire appel aux annonceurs. Puis, nous explorerons la possibilité d’élargir notre champ d’action en la matière.

Les textes ont tous, à ce jour, été rédigés par des membres du comité. Nous utiliserons aussi les messageries électroniques pour en étoffer le contenu et solliciter des contributions rédactionnelles auprès de nos affiliés, en espérant que les présidents nous aideront à ce faire.

A ce jour, nous avons dépensé 4697,68$ sur un budget alloué de 7000$ pour les coûts d’impression et de poste. Les coûts d’expédition des affiches imprimées aux USA sont inclus. La faiblesse actuelle du dollar rend la fabrication aux USA attractive, mais a engendré davantage de frais postaux car la majorité de nos affiliés sont en Europe. Toute expansion future en taille ou amélioration ultérieure de la Lettre d’information dépassant le budget initialement prévu sera financé par les recettes publicitaires.

 

Frais d’Impression :

 

24/01/2007   1108,00$           3000 exemplaires (≠58)

06/09/2007   1681,00$           2500 exemplaires (≠59)

 

Autres Frais d’Impressions :

 

15/01/2007   696,75$                       2000 affiches (Anglais/Français)

24/01/2007   460,00$                       2000 questionnaires

18/06/2007   380,00$                       200 affiches (Allemand/Anglais)

 

Frais postaux

 

23/01/2007     16,94$                        Envoi de la Lettre d’information à l’imprimeur via UPS

09/02/2007   589,65$            Envoi des affiches et des Lettres en Suède, Australie, Canada, Royaume Uni,

                                          Pays-Bas, France

12/02/2007   235,35$            Envoi des affiches et des Lettres en Autriche, Japon, Belgique, Suisse

09/03/2007   54,00$             Envoi de Lettres en France

29/03/2007   251,65$            Envoi de Lettres en Italie, Norvège, Brésil, Suisse

25/06/2007   105,30$            Envoi d’affiches en Allemagne

04/09/2007   24,69$             Envoi de la Lettre d’information à l’imprimeur via UPS

04/09/2007   736,40              Envoi de la lettre d’information à certains membres (inachevé)

 

Coût total à ce jour :             4697,68$

 

Ce total n’inclut pas les coûts d’impression autres que la Lettre d’information, ou la distribution de l’affiche. Il inclut ces frais lorsque l’affiche a été expédiée en même temps que la lettre d’information. Quelques petites dépenses postales concernant la récente Lettre d’information n’ont également pas encore été ajoutés.

Respectueusement vôtre.

 

Il demande alors si quelqu’un a des questions ou des suggestions. Aimons-nous cette Lettre d’information ? La réponse est unanimement positive. Il ajoute qu’il a besoin de photos et de textes.

Arnoud Gerits ajoute que c’est une tâche énorme pour Tom. Il est bien facile de se plaindre que la Lettre est très anglo-saxonne, mais si les différentes associations nationales ne fournissent pas de textes à publier, alors tout le poids rédactionnel reposera sur les épaules de Tom et bien évidemment, le résultat sera forcément anglo-saxon.

Frédéric Castaing insiste sur la nécessité d’échanger des informations entre d’une part le comité et le rédacteur, et d’autre part les associations nationales : en particulier l’échange des lettres d’information des différentes associations et leur envoi au comité serait capital.

Micahel Steinbach prie instamment les présidents de bien veiller à ce que la Lettre d’information soit distribuée, sinon tout ce travail sera fait en vain. Le comité rappelle également aux associations qui publient une Lettre d’information de l’envoyer au comité. Les associations nationales suivantes publient une lettre d’information : SLAM, ABA, ABAA, ABAC et ANZAAB (sous format électronique). Celles qui ne le font pas déjà ajouteront les membres du comité et les autres présidents à leur liste de distribution.

Alain Nicolas soutient la proposition de Frédéric Castaing consistant à dire que les articles des différentes lettres d’information au sujet des foires ou du marché sont importantes pour nous tous. Les informations doivent atteindre tout le monde, et la lettre d’information de la Ligue est destinée à tous les libraires qui, rappelons-le en passant, savent lire. Les informations au sujet des développements en Asie et en Amérique Latine sont un bon moyen de montrer à nos affiliés que la LILA n’est pas simplement concernée par l’Europe. Il s’excuse ensuite auprès de l’Assemblée qu’il est obligé de quitter pour raisons personnelles urgentes.

Michael Steinbach annonce la pause café à 10h40 mais souhaite d’abord la bienvenue à M. Bo Knutsson, président de la CINOA.

 

17. Projet d’un plan d’assurance pour les affiliés

 

La réunion se rassemble à 11h00, avec l’arrivée de Messieurs Richard Thompson, David Allway et Joseph Thompson de la compagnie de courtage Richard Thompson Insurance Brokers ; ils sont présentés par Michael Steinbach puis procèdent à la présentation de leur projet.

Ils expliquent que leur entreprise est une compagnie de courtage indépendante créée en 1977. Ils sont très fiers de pouvoir offrir un niveau élevé d’expertise et de services. Ils se spécialisent dans le marché de l’art et les objets précieux. Ils agissent au nom de leurs clients et sont rémunérés par les assureurs de Lloyds. Depuis 20 ans, ils ont développé une bonne compréhension du marché du livre ancien grâce à l’élaboration d’une police spécifique pour l’ABA au Royaume-Uni. Cette police avait été créée pour fournir aux membres de l’ABA une couverture bien plus large qu’aucune autre compagnie n’était en mesure de fournir, à primes réduites. Depuis plus de 10 ans, ils ont réussi à maintenir les primes à un bas niveau et ne se sont jamais vus refuser le remboursement d’un sinistre. Le plan développé pour la LILA est une nouvelle police spécialement créée pour ses membres, elle est destinée à couvrir leurs besoins spécifiques. Un tel plan est bénéfique car une importante prime est générée par le collectif des libraires assurés et donc tant que le plan génère un bénéfice, les primes individuelles demeurent réduites et à un niveau constant. La compagnie Richard Thompson gèrera la police au nom de la Ligue. Elle sera exclusivement consacrée aux affiliés de la Ligue et fournira une solution unifiée pour le marché de la librairie ancienne. Hiscox est la compagnie d’assurance leader du marché de l’art et collections privées, elle est  également un mécène important, et couvrira les affiliés contre tout risque de perte ou de dommage à travers le monde. Les affiliés auront l’opportunité de commenter le produit, d’exprimer des besoins, et pourront ainsi faire évoluer la police si nécessaire. Eux-mêmes et Hiscox sont à l’écoute des besoins de la profession et modifient sans cesse les termes de la police pour améliorer leur offre, en se basant sur les suggestions de leurs clients.

Les bénéfices de cette police incluent :

- La couverture vol et vol à l’étalage

- Le remboursement basé sur le prix de vente

- Une définition très large du stock

- Livres couverts pendant les foires partout dans le monde

- Couverture lors de l’envoi des livres

- Couverture pour stock endommagé lors des restaurations ou travaux de reliure

- Suppression de l’état moyen

- Couverture inclue pour dépréciation de la valeur suite à un dommage

- Séries assurées à leur valeur entière (en cas de perte ou de vol d’un volume de la série)

- Couverture en cas d’achat de livres volés

- Couverture en cas de vol dans une voiture garée

- Stock assuré pendant qu’il est dans une salle de vente

- Livres confiés automatiquement assurés

- Responsabilité générale

- Responsabilité d’employeur/compensation employé

- Assurance pour rupture d’activité

- Couverture financière

- Bris de glace et façade de magasin

Le coût de cette police s’élève à 0,225% des sommes assurées.

Les questions sont ensuite posées par l’Assemblée.

Pour conclure, il est noté que ce plan n’est pas obligatoire, que chaque membre peut décider de s’y affilier ou pas. Bien qu’ils aient été formidables au Royaume-Uni, rien ne dit qu’ils peuvent du jour au lendemain servir un marché international. Le meilleur moyen de s’en rendre compte est d’avoir l’avis des libraires qui les utiliseront.

 

Jelle Samshuijzen et James Hinck se joignent à la réunion. Cependant, en raison de problèmes techniques, la présentation de James Hinck est retardée, et d’autres points de l’ordre du jour sont abordés.

 

13. Répertoire

 

Nevine Marchiset explique que la deuxième édition du Répertoire est bien plus réussie que la première, car elle a elle-même collecté et vérifié toutes les informations pour le compte de Publications UK. Les recettes publicitaires n’ont pas été excellentes cette fois-ci, mais PUK est lié à la Ligue pour encore deux éditions. La prochaine édition sera prête à temps pour le congrès de Madrid. Elle explique que le répertoire a été largement distribué lors des foires de New York, de Paris et de Londres, y compris aux libraires exposants. PUK expédie le stock à seulement 3 adresses. La première aux USA, chez Tom Congalton, la deuxième chez Arnoud Gerits à Amsterdam, et la troisième chez Quaritch à Londres. Les associations qui désirent en recevoir des exemplaires doivent les demander à Arnoud ou à Tom.

Elle demande alors à M. Knutsson si son comité est heureux des services de PUK, car ils impriment également l’annuaire de la CINOA. Bo explique que PUK leur édite environ 6.800 exemplaires et qu’ils ont donc près de 1.800 à distribuer aux clients.

 

6. CINOA

 

Bo Knutsson présente la CINOA : c’est une fédération internationale d’associations à but non lucratif, créée il y a plus de 70 ans. Les membres de la CINOA sont constitués par 30 associations  s’occupant d’art et d’antiquités dans 19 pays et représentant plus de 5 000 négociants en oeuvres d’art dans le monde. L’adhésion à la CINOA se fait au travers des associations dont les membres sont tenus de se conformer à des normes strictes de qualité et d’expertise, très semblables à celles contenues dans le code de déontologie de la Ligue. Le secrétariat de la CINOA se trouve à Bruxelles, et travaille dans les deux langues officielles : l’Anglais et le Français. Pourquoi Bruxelles ? Parce que c’est là où ils peuvent accéder à des personnes influentes de l’Union. Un site www.cinoa.org vient d’être créé. M. Knutsson montre alors le répertoire imprimé par PUK et l’offre à Michael Steinbach. Un nouveau président est élu tous les trois ans. Ils sont, à l’heure actuelle, en train d’étudier comment transformer les statuts afin de pouvoir admettre comme membres d’autres organisations internationales comme la LILA.

Michael Steinbach demande si la LILA et la CINOA rejoignent leurs forces, pourront-elles avoir plus de poids à Bruxelles ? La réponse est oui. Bo ajoute qu’en tant que petites entreprises, les antiquaires n’ont aucun pouvoir, mais si ils joignent leurs forces, il peuvent devenir plus puissants que les salles de vente.

Frédéric Castaing explique qu’en France la collaboration avec la CINOA et d’autres associations d’antiquaires est très importante. Les libraires croient à tort que bien des problèmes, tel que le Droit de Suite, ne concernent que les antiquaires et pas les libraires, ce en quoi ils ont tort : le droit de suite nous regarde aussi et affectera un grand nombre de libraires, tôt ou tard.

De plus, il faut être pratique : la CINOA est une importante organisation, elle est déjà présente à Bruxelles. Ces deux points lui donnent un poids qui ne doit pas être ignoré. Bien que nous soyons fiers des spécificités propres à notre métier et que nous devions conserver notre indépendance, nous devrions à la fois rechercher des coopérations là où elles sont possibles. Le contact avec le marché de l’art en France a, par exemple, permis au SLAM d’obtenir le Grand Palais pour sa foire.

Si la LILA et la CINOA joignent leurs forces, nous aurions alors deux ouvertures : nationale et internationale.

Umberto Pregliasco demande si l’appartenance à la CINOA est restreinte à une association par pays. On lui répond que la CINOA accepte plusieurs associations différentes par pays. Umberto souligne que c’est une différence entre nos associations et se demande si ce ne serait pas un handicap.

Arnoud Gerits ajoute qu’il a assisté à l’assemblée générale de la CINOA à Sorento en Italie, où il a été admis après la session matinale. Malheureusement, l’internet avait été abordé le matin. Il espère que pour la prochaine assemblée, ils autoriseront les représentants de la Ligue à assister à toute la réunion. L’après-midi avait été consacré aux problèmes causés par les salles de vente. Les majors font désormais payer 25% + 12% de commissions. Peut-être peuvent-ils être attaqués en justice pour cela. Un rapport sur le marché de l’art n’a été rendu que par les Suisses. La CINOA décerne également un Prix annuel ; le pays qui accueille l’assemblée générale gère également le Prix (10.000$), mais cette récompense ne doit pas être dépensée personnellement par le lauréat mais servir à un financer un projet. La CINOA a modifié ses statuts pour permettre à des organisations telles que la Ligue de les rejoindre. Nous devrions songer à cette possibilité uniquement si elle est faite sur un pied d’égalité. Peut-être qu’il serait astucieux de trouver un marchand qui soit à la fois affilié à la Ligue et à la CINOA et qui serait susceptible d’assister à leur réunion annuelle et d’en rendre compte au comité. Cela nous économiserait de l’argent. Nous devrions également établir des liens réciproques sur nos sites.

De toutes les façons, nous devons trouver une structure où nous pouvons rejoindre nos forces et oeuvrer ensemble dans nos négociations avec les administrations. Soit en restant comme nous sommes ou en rejoignant nos associations ou nos actions, c’est à voir.

Michael Steinbach conclut  en disant qu’il est dans l’intérêt de la Ligue de renforcer ses liens avec la CINOA.

 

15. Publicité

 

Adrian Harrington demande si les présidents ont remarqué que la Ligue est présente lors des foires. Cette présence nécessite du travail de la part de volontaires, afin de poser les affiches sur les murs, distribuer les marque-pages, etc. La Ligue a fait l’acquisition de deux ordinateurs, l’un avec un clavier qwerty, l’autre avec un clavier azerty. Les clients peuvent les utiliser pour effectuer des recherches sur le site internet de la Ligue. Une controverse s’est élevée pour savoir s’il fallait laisser les clients effectuer leurs recherches sur tout le site, leur permettant l’accès aux libraires non exposants, tout en sachant que les premiers résultats affichés ne concernent que les exposants et sinon leur propose de prendre contact avec le libraire possédant l’ouvrage recherché. Il ne faut pas oublier le client, sans qui nous n’existerions pas, il ne doit pas quitter avec une expérience négative du genre « désolé, nous n’avons pas ce que vous recherchez », mais plutôt « pour le moment, nous n’avons pas ce que vous recherchez, mais laissez nous vos coordonnées et vos desiderata et nous vous contacterons dès qu’un de nos libraires pourra satisfaire votre demande. » Bien sûr, notre comité a besoin de vos commentaires pour s’assurer que ce qu’il fait est correct. Si les présidents sont heureux du travail du comité, alors nous continuerons. Mais nous avons besoin d’aide locale.

Frédéric Castaing dit que des ordinateurs ne remplaceront jamais l’expérience du ressenti d’un client face à la vue et au toucher d’un livre, et une foire est l’endroit par excellence où cette expérience peut se produire. De plus, les participants aux foires n’acceptent pas d’avoir payé une fortune pour un stand et de voir en même temps que des non exposants peuvent faire du chiffre d’affaires grâce aux ordinateurs.

Adrian répond qu’il partage son point de vue, et que c’est une question épineuse. Même lorsque des gens se rendent dans des foires, cela ne veut pas dire qu’ils ne comprennent rien aux ordinateurs. De plus, un libraire  ne peut pas emmener tout son stock avec lui. Bien sûr, les clients peuvent toucher et sentir les livres. Le comité ne fait que tenter une expérience, mais si le retour est négatif, il reverra son action. 

Michael Steinbach ajoute que l’internet existe et qu’il faut vivre avec. Cette participation aux foires est un service supplémentaire rendu aux clients. Les foires prennent de plus en plus d’importance car les librairies sur rue ont tendance à disparaître.

Bo Knutsson ajoute que les foires sont les seuls lieux où les marchands peuvent concurrencer les salles de vente.

Michael Steinbach conclut que nous n’avons pas toutes les réponses, et que nous faisons simplement de notre mieux.

 

L’assemblée est ajournée pour le déjeuner à 13h10, et reprend à 14h20.

 

19. Congrès en Espagne, septembre 2008

 

Gonzalo Pontes distribue une brochure préliminaire du programme du congrès. Le Congrès et la Foire auront lieu du 8 au 13 septembre. L’association espagnole va produire et envoyer des invitations en Espagnol, en Anglais et en Français, et va mettre sur pied un site internet spécifique pour l’occasion. L’inscription pourra se faire en ligne. Il a négocié des tarifs spéciaux avec des hôtels cinq, quatre et trois étoiles, les libraires devront effectuer leurs réservations directement, l’ALAI n’agira pas en tant que centrale de réservation. Des appartements meublés seront également proposés à des prix attractifs. Il va également négocier un contrat avec un transitaire local. Environ 30 libraires espagnols exposeront à la foire, et il compte sur un total d’une soixantaine d’exposants. La salle d’exposition peut contenir 50 stands simples et 14 double stands. Il espère que le Congrès attirera au moins 150 délégués, c’est le nombre qui est nécessaire pour amortir les coûts. Il ne sera pas obligatoire de participer au congrès pour pouvoir exposer.

Michael Steinbach fait remarquer que seul le grand stand semble pouvoir être partagé, et que fera l’AILA si un plus grand nombre de libraires souhaite exposer ? Peut-être faut-il envisager la possibilité de partage de tous les stands, ce qui permettrait un plus grand nombre d’exposants ? Sans doute faudrait-il ajouter sur le formulaire d’inscription que le nombre de places à la foire est limité. Un catalogue sera-t-il imprimé ? Sur internet seulement peut-être ? Sinon, peut-être un guide de la foire avec une liste des exposants pourrait-il être imprimé . M. Pontes attend de savoir si l’AILA va recevoir une subvention du Ministère de la Culture. Il ajoute que quoiqu’il arrive, le congrès ne sera pas annulé. Il nous incombe à tous d’en faire un succès.  Si la subvention est accordée, alors la foire pourra fonctionner avec seulement 50 exposants. Michael ajoute qu’il n’y a plus aucune excuse de ne pas participer au Congrès/Foire, puisque la durée et les coûts ont été réduits au maximum. Les présidents sont priés de promouvoir l’évènement et d’encourager leurs membres à y participer.

Adrian Harrington exprime ses félicitations à M. Pontes. Le projet est très bien structuré et les prix sont raisonnables.

Frédéric Castaing ajoute que cet évènement peut renforcer l’AILA. Il donne comme exemple le fait que 25 nouveaux membres ont adhéré au SLAM juste pour pouvoir exposer au Grand Palais. Il remarque que tout le monde doit faire de son mieux pour faire en sorte que le congrès et la foire soient réussis : les présidents en feront la promotion , il en parlera dans la lettre d’information du SLAM : encore une fois, il insiste que les foires et les congrès réussis sont quelque chose de positif pour les associations nationales, les affiliés et la Ligue en général, tous les efforts doivent être faits pour en assurer le succès.

Gonzalo Pontes répond que depuis qu’il a été élu Président au printemps, 3 nouveaux membres ont rejoint l’association. L’AILA cherche à atteindre 80/90 membres d’ici quelques années.

Umberto Pregliasco suggère que l’impression d’un catalogue bon marché en noir et blanc peut attirer des visiteurs à la foire. Il ajoute qu’il compte organiser la prochaine foire à Bologne en Italie juste après ou juste avant le congrès de l’AIB qui aura lieu entre le 25 et le 28 septembre.

Bob Fleck demande ce qui est advenu de l’atelier des présidents que Kay Craddock a créé durant son mandat. Y en aura-t-il un à Madrid ? Le comité lui répond que cela dépendra s’il y a matière à discussion ou pas. Kay Craddock explique que l’atelier de travail a été introduit pour permettre aux présidents de se connaître dans une atmosphère détendue, où une conversation informelle peut avoir lieu afin d’approfondir la compréhension des points de vue de chacun. Un grand nombre de présidents aimaient l’idée de l’atelier de travail car cela leur permettait de mieux faire connaissance. Elle ajoute que la durée de l’atelier de travail n’a pas d’importance. Michael Steinbach répond que les délégués se sont souvent plaints de la durée des réunions et que la programmation d’un atelier de travail devrait  dépendre de la quantité de travail à effectuer. Il ajoute que les présidents ont été invités, sur la liste de discussion électronique qui leur est réservée, à proposer des sujets de discussion, mais que cette invitation n’a reçu que quelques rares réponses et aucune proposition.

La question est posée de savoir combien de nouveaux présidents seront présents à Madrid : CLAM (Belgique), NVvA (Pays-Bas), ABAA (USA) et ABAC (Canada). Allan Shelley suggère que deux ou trois heures avant une assemblée générale peuvent faciliter l’assemblée générale . Peter Tinslay ajoute que peut-être quelques groupes peuvent se rassembler sur des sujets pré-définis.  Michael Steinbach répète que tous les présidents ont été invités à faire des propositions sur la liste de discussion des présidents, mais qu’aucune n’avait été faite.

Frédéric Castaing fait remarquer que bien qu’appréciant les ateliers de travail, et bien qu’ils aient été utiles, il faut quand même qu’il y ait un véritable sujet de discussion pour justifier leur programmation, sinon ce serait une perte de temps. Un atelier de travail, juste pour avoir un atelier de travail, n’est pas une bonne idée.

Un vote est effectué parmi les présents pour savoir qui est en faveur des ateliers de travail :

Pour : 15

Contre : 0

Abstention : 6 (SLAM, VEBUKU/SLACES, SACR, VAO, ABLA)

 

Pour conclure, il est suggéré d’organiser à Madrid le dimanche 7 septembre 2008 une réunion informelle entre les présidents, autour de 17h00, après la réunion du comité. Si nécessaire, la réunion du comité pourrait même commencer le samedi 6 septembre 2008.

 

16B Vialibri.net : une présentation par James Hinck

 

James Hinck, libraire affilié à la LILA, a créé un site de multi-recherches de livres en ligne, www.vialibri.net. Il a été invité à exposer ses vues sur l’avenir de la vente de livres sur l’internet et à présenter le site Via libri. Il commence par expliquer comment le projet de bibliothèque universelle de Google pourra aider les libraires, car il aboutit à la création d’un index de tous les livres imprimés. En utilisant des mots clés appropriés il est désormais possible de découvrir des livres dont on ignorait jusqu’à l’existence. Les gens découvriront et voudront posséder ces livres ignorés. Et les libraires qui sauront comment mettre la main sur de tels livres et les évaluer pourront se retrouver dans un nouvel âge d’or.

La communication sur la toile se fait par deux types distincts de réseau. Le premier type est celui du « réseau centralisé ». Le transfert de données direct entre deux utilisateurs est impossible. La présence d’un intermédiaire est donc obligatoire. Le second type est ce qu’on appelle un « réseau pair à pair » où toute partie du réseau peut communiquer avec n’importe quelle autre partie. Chaque partie conservant ses propres données. Ce qui compte dans ce type de réseau, ce n’est pas les intermédiaires, mais les agents qui montrent aux différents utilisateurs comment se connecter l’un à l’autre. Nos sites individuels peuvent exister sur ce type de réseau et se connecter à nos clients grâce à lui. L’avenir de la vente de livres sur l’internet s’alignera avec ce second modèle. Les acheteurs et les vendeurs communiqueront directement sans intermédiaire.

Mais ce n’est pas, malheureusement, l’état actuel des choses. Où les acheteurs se rendent-ils aujourd’hui sur la toile ? Les sites à succès sont Ebay et Abebooks. Le succès d’Ebay peut être attribué à trois facteurs&n

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