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Procès-Verbal Seville 2015 | | Procès-Verbal Seville 2015

Procès-Verbal Seville 2015

Published on 25 Sept. 2018

PROCÈS-VERBAL DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

DU 1er OCTOBRE 2015, SEVILLE, ESPAGNE

 

1. Bienvenue

La réunion est ouverte à 10h par le Président Norbert Donhofer. Il rappelle à tous que les deux langues officielles de la Ligue sont le Français et l’Anglais, que les associations de plus de 150 membres disposent de deux voix, que le vote se fera à main levée, il demande également à ce que les téléphones portables soient éteints. Il lit ensuite le texte suivant :

J’aimerais accueillir les Présidents, les Membres du Comité, les Présidents et Membres d’honneur, ainsi que nos distingués invités à Séville et à l’Assemblée Générale 2015 de la Ligue, où nous sommes les invités de l’association espagnole. Les présidents se sont rassemblés ici des quatre coins du monde et chacun de vous porte avec lui une perspective unique, à la fois géographique et philosophique, et comment notre profession ésotérique et fascinante s’est accommodée des défis technologiques et économiques. Mais malgré tous ces changements incessants, nous sommes toujours unis par l’amour des livres, ‘Amor Librolum Nos Unit’.

Puis, les participants se présentent à tour de rôle.

2. Présence, Excuses, Mandats, Quorum, Scrutateurs

Associations Nationales

ABA (Royaume-Uni) - Michael Graves-Johnston (2 voix)

ABAA (USA) - Thomas Goldwasser (2 voix)

ABAC (Canada) - Michael Park (1 voix)

ABAJ (Japon) - Masagi Yagi (1 voix)

ABF (Danemark) - Maria Girsel (1 voix)

AILA (Espagne) - Gonzalo Fernandes Pontes (1 voix)

ANZAAB (Australi & Nelle Zélande)- Jörn Harbeck (1 voix)

CLAM (Belgique) - Marc Van de Wiele (1 voix)

GAB (Russie) - Ekaterina Kuthko (1 voix)

MAE (Hongrie) - Adam Bosze (1 voix)

NVvA (Pays-Bas) -  Frank Rutten (1 voix)

SLAM (France) - Anne Lamort (2 voix)

SVAF (Suède) - Mats Petersson (1 voix)

VAO (Autriche) - Michael Steinbach (aussi Président d’Honneur) (1 voix)

VDA (Allemagne) - Christian Hesse (2 voix), accompagné par Eberhard Köstler président sortant

VEBUKU (Suisse) - Peter Bichsel (1 voix)

Comité

Président - Norbert Donhofer

Vice Président - Gonzalo Fernandes Pontes

Trésorier - Bob Fleck (aussi Président d’Honneur), & Rob Shepherd

Secrétaire Général - Ulrich Hobbeling

Membres - Stuart Bennett, Michel Bouvier, Sally Burdon, Umberto Pregliasco

Président sortant - Tom Congalton 

Présidents d’Honneur - Adrian Harrington, Arnoud Gerits

Membre d’Honneur - Keith Fletcher

Internet et Relations Publiques - Barbara van Benthem

Secrétaire - Naveen Marsh

 

Excuses

Kay Craddock, Présidente d’honneur

Marco Ciccolini, Président de l’ALAI

 

Procurations

L’ALAI (1 voix) donne procuration à Anne Lamort

Avant d’établir le Quorum, Le Président Donhofer félicite l’association nationale à l’occasion de son 80e anniversaire. Le NVvA est un des fondateurs de la LILA, et Menno Hertzberger, un libraire néerlandais, son inspirateur, il avait même reçu le titre de « Père de la Ligue ». Le NVvA a donné plusieurs présidents à la LILA : Bob de Graaf, Anton Gerits, et Arnoud Gerits.

Frank Rutten, en tant que président du NVvA, est applaudi.

 

Nombre de Voix et Quorum

Le total des voix est de 21. Le Quorum pour l’Assemblée Générale Ordinaire et de 11 ?

 

Scrutateurs

Keith Fletcher et Adrien Harrington sont nommés scrutateurs.

 

3. In Memoriam

La liste suivante est lue et une minute de silence est observée.

ABA

Anthony Hobson

Elizabeth Nelson

Eric Korn

Tony Beach

Tony Appleton

Norman Storey

John A Gamble

Toby English

John Gabriel Beaumont

 

ABAA

Judith Bowman

Don Gallagher

Gyngr Schon

Marvin Feinstein

Herman Detering

Sam Hessel

 

ABAC

Giacomo Falconi

 

ABF

Jess Jessen

 

ALAI

Mario Scognamiglio

 

ANZAAB

Jack Bradstreet

Sheilah McGrath-Campbell

 

CLAM

Jacques Van der Heyde

Louis Moorthamers

 

NVvA

Joep Kervezee

 

SLAM

Jean de Selle

Jacques Matarasso

Claude Courtet

Jean-Pierre Rouyer

Jean-François Aittouarès

Didier Grandsart

 

VDA

Hartmut Erlemann

Stefan Schülke

Roger Klittich

 

VEBUKU

Alexander Wild

Louis Ribaux

 

4. Approbation du Procès-Verbal, Paris 2014

Tom Goldwasser seconde la proposition du Comité.

Pour : 21

Adoption à l’unanimité.

 

5. Brefs Rapports des Associations

Chaque président donne, tour à tour, son rapport :

AILA (Espagne)

Gonzalo F. Pontes dit que le nombre de membres est stable. L’Association a accueilli deux libraires d’Amérique Latine. La Journée Mondiale du Livre a vu participer des libraires à Barcelone et Bilbao. L’AILA va à nouveau participer à cet événement en 2016 avec des expositions Cervantes à Madrid. La situation économique est stable. Il arrive à la fin de son second mandat et fera face, sans doute, à un troisième.

ABAA (USA)

Tom Goldwasser dit que le nombre des membres est plus ou moins stable, l’ABAA continue de recevoir des demandes. 3 foires sont organisées annuellement ; 4 foires pop-up environ ont eu lieu durant la Journée mondiale du livre, il a été difficile de persuader les libraires d’adopter le projet. L’ABAA travaille actuellement au développement d’un comité de discussion avec les Bibliothèques au sujet des questions de sécurité, toutefois l’association américaine des bibliothèques est grande et bureaucratique, cela risque donc de prendre du temps, mais il espère que le projet aboutira avant la fin de l’année. L’association est financièrement solide et ne connaît pas de problème important. Après la discussion l’an passé avec Abebooks, quelques propositions furent reçues, une approche mutuelle de promotion des activités de l’ABAA a été suggérée, ce qui a permis à Abebooks de consacrer de l’argent pour promouvoir sur son site le fond de bienfaisance de l’ABAA, l’éthique de la profession, les foires et le fond éducatif.

SLAM (France)

Le nombre de membres est en baisse pour la première fois dans l’histoire du syndicat, d’à peu près 10%. Le marché moyen et haut se portent bien, mais pas celui du bas, et c’est de là que viennent les défections. Le marché très porté par le Grand Palais, il existe une forte demande interne et parisienne, d’ailleurs le marché parisien se porte mieux ; L’édition 2015 du Grand Palais a été réussie, le syndicat craignait l’effet rebond de l’année du congrès en 2014, mais tout s’est bien passé. Pour aller vite, la question du marché des autographes est importante qui se pose après la liquidation d’Aristophil, société qui possède plus de cent vingt mille livres et documents anciens ; le marché du livre ne sera pas affecté par cette liquidation, et pour le moment, le marché de l’autographe se porte bien malgré cette menace, les prix de maintiennent ; mais un jour ou l’autre cet ensemble sera mis en vente et on pourra alors craindre les répercussions dans tous les pays.

ABAJ (Japon)

M. Masagi Yagi lit le rapport suivant :

Au mois de mars passé, 46 entreprises de 9 pays ont participé à la Foire du 50e Anniversaire de la fondation de l’ABAJ à Tokyo. Je vous remercie de votre soutien. Etant donné la grande couverture de presse et de télévision, un grand nombre de visiteurs s’est rendu à la Foire sur une période de 3 jours, la foire fut donc très réussie. J’aimerais exprimer ma gratitude pour la coopération de tous et de leur soutien pour le succès de la foire.

J’aimerais remercier M. Donhofer, président de la LILA, pour son allocution lors de la cérémonie commémorative de décembre passé ainsi que ses commentaires précieux lors de l’ouverture de la Foire.

J’aimerais remercier Mme Anne Lamort, Présidente du SLAM, pour nous avoir offert un grand dossier spécialement fabriqué et relié en commémoration du 50e anniversaire de l’ABAJ. Nous l’utiliserons pour de nombreuses années à venir.

Nous avons aussi eu la compagnie d’un bébé adorable lors du tour de Hakone le lendemain de la Foire. Nous avons pu partager et apprécier une halte dans une auberge japonaise, avec de la nourriture japonaise, du Karaoké, une escalade à la corde jusqu’au sommet du Mont Komagatake, un tour du Lac Ashi, etc., et ce fut un voyage mémorable pour nous tous. Une petite colonne de fumée volcanique s’était formée depuis le mois de juin, et je crois que nous avons eu beaucoup de chance de faire notre tour devant ce paysage.

Concernant les affaires au Japon, la taxe actuelle sur la consommation de 8% devait passer à 10% à partir d’octobre de cette année. Elle a, toutefois, été reportée à avril 2017. Quant à l’économie domestique, la consommation a repris dû à l’augmentation du nombre de touristes asiatiques. Par ailleurs, les revenus des japonais a augmenté grâce à une exportation forte soutenue par un Yen faible et de l’inflation. Quant aux universités, malgré l’augmentation du nombre de professeurs, le nombre des étudiants est stable à cause de la natalité en baisse. Par contre, le nombre d’universités et le nombre de départements au sein des universités ont augmenté, et à cause de cela, un certain nombre d’entre elles ne sont pas capables de remplir leurs classes et il va falloir y mettre de l’ordre. Aussi, un nombre croissant d’étudiants veulent étudier les sciences pratiques et il y aura donc une baisse de l’étude des humanités.

Les universités publiques et privées, les musées, les galeries d’art, les centres de documentation historique sont tous sur un budget resserré. Il existe, néanmoins, un solide appétit pour acheter des livres uniques ou spécifiques ainsi que des documents historiques.

La consommation est en hausse en vue de la Coupe Mondiale du Rugby de 2019 et des Jeux Olympiques en 2020, et on peut espérer que la sensibilité pour l’international va augmenter aussi. Nous avons eu la bonne nouvelle la semaine passée de voir que l’équipe du Japon a battu l’équipe d’Afrique du Sud lors de la Coupe Mondiale du Rugby en Angleterre.

A part les institutions, l’ABAJ aimerait continuer d’inspirer les chercheurs individuels et les collectionneurs, et aimerait continuer de promouvoir l’achat de livres précieux et utiles, ainsi que des documents historiques. Mon « Pocket Edition with Heibonsha Publi », qui doit paraître en décembre et l’ouvrage récent « Expert in Assessing Genuine Things - Xavier’s Letter to Ryoma’s Letter » en font partie.

La Foire Internationale de Hong Kong « China in Print 2015é aura lieu du 20 au 22 novembre. Malgré les turbulences qui secouent l’économie chinoise, il existe encore une classe affluente et qui possède un appétit pour les bons livres. L’ABAJ compte rassembler les libraires d’Asie et d’Océanie sous un seul toit, et à part Hong Kong, aimerait œuvrer à l’organisation de foires à Shanghai et ailleurs.

Bien que l’environnement global politique et économique soit difficile, les libraires membres de la LILA devront échanger des information au travers de ces assemblées et œuvrer ensemble à la promotion du livre ancien.

ANZAAB (Australie)

Jörn Harbeck dit que deux foires à succès ont eu lieu à Melbourne depuis la réunion de Paris, la foire de Melbourne fait partie de la Rare Book Week, qui inclut dix jours d’évènements organisés par des institutions et des partenaires, ils sont gratuits et très courrus. Le partenariat avec l’Université de Melbourne leur permet d’avoir des tickets d’entrée gratuits pour la foire, avec un public très jeune, ce qui est très positif. Il y a 3 ou 4 ans, l’ANZAAB avait décidé que la foire de Melbourne deviendrait annuelle, là où elle alternait précédemment avec la foire de Sydney, mais ils n’ont pas pu trouver un lieu convenable cette année, ils ont donc décide d’utiliser l’argent pour les foires pop-up de la Journée Mondiale du Livre. L’association collabore avec le plus grand nombre possible d’institutions, ce qui leur a permis d’organiser des foires pop-up avec succès, elles ont reçu beaucoup de visiteurs et les libraires ont effectué des ventes. Il y aura le mois prochain à Sydney une foire privée avec une petite contribution financière de l’ANZAAB. En mai 2014, juste après le Congrès de Paris, l’association a organisé une conférence à Canberra qui a duré deux jours, beaucoup de personnes y ont assisté et ont beaucoup appris. L’an prochain, afin de coïncider avec la prochaine Journée Mondiale du Livre, une autre conférence sera organisée à la Bibliothèque nationale de Sydney. La sécurité en sera le thème majeur. Le nombre de membres de l’association est constant, juste en dessous de 30, et lors de leur prochaine assemblée générale le mois prochain, ils vont délibérer sur le statut de membre provisoire. L’économie est ralentie, ce qui a affecté les membres, les bibliothèques mettent davantage de temps à prendre une décision, les magasins sur rue sont en train de fermer, mais il demeure optimiste quant à l’avenir.

VEBUKU (Suisse)

Peter Bichsel a préparé le rapport suivant :

L’année 2014/15 a été marquée par le 75e anniversaire du VEBUKU/SLACES. Il fut célébré par un dîner de jubilé à Berne, la capitale, en mai 2014. C’est peut être typique de notre association, qui compte une soixantaine de membres, que seules21 personnes (y compris les accompagnants) ont répondu à l’invitation. Nous savions que ce sera difficile de motiver nos membres, nous avions donc prévu de ne pas organiser de grandes festivités. L’année du jubilé a également été accompagnée d’articles dans des journaux spécialisés comme la Gazette du Collectionneur et Librarium. Tous les articles ont été écrits par des membres de notre association. Nous les remercions.

En mars 2015, l’association suisse a pour la première fois organisé la Foire du Livre Ancien de Zurich, la 20e foire depuis son lancement en 1993. Avec 30 libraires de Suisse, d’Europe et des USA, la foire pourrait recevoir deux fois plus d’exposants. C’est un succès à mettre en relation avec le fait qu’en janvier 2015 la Banque nationale Suisse a abandonné le taux de change fixe entre l’Euro et le Franc Suisse, ce qui a provoqué une augmentation de 15% du Franc Suisse par rapport à l’Euro.

Ce taux de change inconfortable n’est pas le seul facteur qui empêche davantage d’exposants étrangers de participer à la foire de Zurich. Pour l’édition 2016 nous avons pour la première fois un refus de la part d’un collègue allemand en raison des règlementations douanières plus strictes concernant les déplacements internationaux d’objets culturels, et cela signera, petit à petit, la fin du commerce international.

En avril 2015, l’association a pris part à la Journée Mondiale du Livre. Nous remercions Brigitta Laube qui a pris l’initiative d’accueillir d’autres libraires dans sa belle et spacieuse boutique du centre de Zurich. Malheureusement seuls 3 collègues avaient répondu à son invitation et la réponse des clients fut faible. Pour 2016, l’année du centième anniversaire du mouvement Dada, nous comptons organiser une coopération avec le « Cabaret Voltaire, la maison zurichoise du Dada, une institution avec davantage de public et nous sommes certains que la réponse sera meilleure.

SVAF (Suède)

Mats Petersson lit le rapport suivant :

L’association suédoise compte actuellement 53 membres actifs, mais j’ai bien peur que ce nombre décline rapidement.

Avec l’association danoise et parfois la norvégienne, nous alternons les foires scandinaves.

Avec ces deux associations nous gérons le site et moteur de recherche antikvariat.net que nous essayons, avec quelques difficultés, de moderniser. Les membres de l’association finlandaise peuvent également y participer.

Un moteur de recherche qui nous appartienne est - je le crois - une des choses les plus importantes à réaliser dans l’avenir.

Un des défis principaux auquel nous devons faire face - au moins au sein de notre association - est l’âge moyen de nos membres. L’âge moyen actuel est de 65 ans ! Ce qui veut dire que nous allons perdre la moitié de nos membres d’ici cinq à dix ans.

Nous avons certainement besoin d’attirer les plus jeunes générations.

ABAC (Canada)

Michael Park dit que l’ABAC compte actuellement 65 membres environ. 2 ou 3 libraires frappent à la porte d’entrée. La plupart des membres sont âgés, mais ils ont tout de même attiré des membres plus jeunes (35-45) ce qui est positif et encourageant ; ils partagent des relations très harmonieuses bien que très dispersés sur le territoire. La 6e foire de Toronto aura lieu le mois prochain dans un grand immeuble attractif, avec beaucoup d’espace à disposition, et elle a déjà prouvé son succès. Le marché pourrait être en meilleure forme, le problème majeur est que jusqu’à il y a un ou deux ans, la plupart des institutions avaient réduit leur budget partiellement ou complètement. Ceci a eu un impact important sur les libraires, et ils ont tenté de développer de nouveaux marchés, essayant de rassembler des collections sur des sujets donnés avec toute sorte de documents, en rapport avec des hommes politiques, des artistes, ou autres personnes connues, et de proposer ces collections aux institutions, et cette méthode a eu des résultats positifs. Récemment, les institutions ont recommencé à acheter. L’ABAC a quelques soucis vis à vis d’Abebooks, nous avons l’impression qu’ils ne sont plus au service des libraires canadiens, et que leurs buts ne semblent plus coïncider avec les nôtres. Il ne sait pas trop ce que l’ABAC va faire encore mais il faudra présenter un front uni dans leurs négociations. Cela dit, Abebooks est le parrain de la foire de Toronto. En dehors de cela, l’association se porte bien et il espère que le nombre de membres va augmenter.

ABA (UK)

Michael (Oscar) Graves-Johnston dit :

L’ABA représente, en plus du Royaume-Uni, des libraires d’Argentine, de Grèce, de Hong Kong, d’Irlande, d’Israël, du Portugal, de Singapour et d’Afrique du Sud, soit un total de 274 membres.

L’ABA a réussi ces dernières années à augmenter son nombre de membres en utilisant le mécanisme de membre associé. Ceci a ralenti la tendance à la baisse du nombre de membres et a permis à l’association à envisager l’avenir avec sérénité et confiance.

Le Fonds Caritatif continue de soutenir les libraires en difficulté et est très apprécié de ceux qui ont dû y avoir recours. Le Fonds Educatif continue de financer et de soutenir les apprentissages dans la profession ainsi que le soutien apporté aux Séminaire du Livre Ancien de York (YABS) et l’Ecole du Livre Ancien de Londres (LRBS).

L’ABA continue d’organiser la foire de l’Olympia ainsi que celle de Chelsea, les deux sont des foires populaires de la LILA. Elle poursuit l’examen de nouvelles possibilités d’endroits pour organiser des foires. Nous avons participé avec enthousiasme à la Journée Mondiale du Livre, une véritable réussite mondiale.

Bien sûr, l’ABA continue de soutenir une déontologie irréprochable au sein du monde de la librairie ancienne.

VDA (Allemagne)

Christian Hesse lit le rapport suivant :

Depuis deux ans, le VDA avec d’autres associations d’antiquaires a essayé d’éviter une augmentation de la TVA sur les objets de collection comme les autographes ou les beaux-arts. Hélas, sans succès. La TVA est donc passée de 7% à 19% et la taxation générale marginale a été introduite à un très faible niveau.

En septembre 2014 et 2015 un séminaire éducatif a été organisé. Les participants ont été conviés à Konstanz où Michael Trenkle, ancien trésorier de l’association, avait organisé un cours intéressant et varié sur les 600 ans du Conseil Ecclesiastique de Konstanz. Pour les 50 participants, une visite à la librairie Bibermühle appartenant à Heribert Tenschert fut un des points phares.

En décembre, des conservateurs parmi les plus importants et le comité exécutif du VDA se sont réunis à Wolfenbüttel pour discuter de la base de données des livres volés de la LILA, la recherche de provenance et la vocation éducative de l’association. Une série de règles couvrant les relations entre libraires et bibliothécaires, qui existe depuis 20 ans, sera mise à jour et simplifiée. Ces réunions se poursuivront, la prochaine est prévue pour septembre.

En janvier 2015 la 54e foire de Stuttgart a eu lieu. 80 exposants d’Allemagne et de l’étranger avaient rempli la salle. En plus d’une foire réussie, le VDA avait organisé d’autres évènements. La semaine avait débuté par une soirée à la « Literaturhaus » sur le sujet « La bibliothèque des livres qui n’ont pas été écrits ». Durant la foire, une exposition de jolies impressions (Pressendruck) par les frères Christian et Friedrich Kleukens a eu lieu. Elles appartiennent à la fondation Barbara-Achilles à Hambourg ; une publication sur ces livres était disponible pour le public.

A l’occasion de la foire, le nouveau répertoire du VDA a été imprimé. Il contient des informations relatives à tous les libraires membres de la LILA allemands, suisses et autrichiens. De plus, il contient un article sur les grandes associations bibliophiliques en Allemagne. La couverture et un chapitre sur l’art moderne du livre ont été dessinés par les étudiants de la Hochschule für Gestaltung (Université du Design) à Halle/Giebichenstein.

Depuis deux ans, le nombre de membres de l’association est resté stable. Nous pensons qu’il est important de promouvoir les principes du VDA et de la LILA, et d’encourager de jeunes collègues à nous rejoindre. Un nouveau statut de membre a été créé, le membre passif, qui octroyé à des collègues plus âgés ou retraités la possibilité de rester en contact avec l’association.

Le VDA a réussi à signer un accord avec une organisation qui représente les artistes contemporains (Verwertungsgesellschaft Bild-Kunst). Ces collègues qui sont spécialisés en art moderne recevront un rabais pour en devenir membre.

Comme si la hausse de la TVA ne suffisait pas, nous devons faire face à de nouvelles difficultés : la loi concernant la protection des biens culturels a été revue par notre gouvernement. La loi est désormais si stricte que les marchands allemands anticipent de grandes difficultés. Les associations d’antiquaires et le VDA ont établi un Syndicat des marchands d’art. Ce syndicat tentera de réduire les impacts négatifs de cette loi restrictive and représentera le marché de l’art en entier. Parmi ses buts, la valeur maximum des incunables et manuscrits devrait être revue et corrigée, de manière à ce que nos confrères qui ont ces spécialités ne soient pas trop désavantagés.

VAO (Autriche)

Michael Steinbach dit qu’il a juste été élu au Printemps dernier et qu’il n’a donc pas eu encore l’opportunité d’agir. Deux personnes ont participé à La Journée Mondiale du Livre ; il essaye de promouvoir la profession en Autriche, il organise un stand collectif de 16 libraires en novembre à la foire du livre de Vienne qui regroupe les éditeurs, écrivains, etc. Les libraires exposants vont publier ensemble un catalogue, il espère que cette initiative poussera le marché.

ABF (Danemark)

Maria Grisel dit qu’à part la perte d’un de leurs membres les plus appréciés, elle n’a rien de précis à ajouter. Juste que la foire de Copenhague fut réussie avec près de 40 exposants ; la participation de l’association à la Journée Mondiale du Livre a vu une foire organisée à la Bibliothèque Nationale, ce qui était amusant. 4 nouveaux membres ont été admis cette année. L’année a donc été plutôt bonne.

MAE (Hongrie)

Adam Bosze dit que son association est une des plus petites. Il se souvient que lorsque la LILA avait accepté son association en tant que membre en 2010, elle comptait 15 membres, et il avait promis que le MAE jouerait un rôle actif dans la Ligue. Il est content d’avoir pu inviter le comité à se réunir en Hongrie en 2012 ; l’association a participé à la Journée Mondiale du Livre, et il est fier et heureux d’organiser le congrès et la foire l’an prochain. Le résultat de ce succès est que l’association compte désormais 10 libraires, mais il espère néanmoins que le congrès sera très réussi.

CLAM (Belgique)

Marc Van de Wiele dit que l’association belge est petite, et essaye de recruter plus de membres, surtout plus jeunes, vu que la plupart des membres sont âgés. Il essaye d’organiser une foire, il leur faut trouver un endroit approprié à Bruxelles de manière à ce que l’an prochain elle puisse être plus importante afin que plus de collègues soient invités à y participer. Il espère qu’elle sera réussie.

NVvA (Pays-Bas)

Frank Rutten lit le rapport suivant :

Le lundi 29 septembre, l’association hollandaise a célébré son 80e anniversaire par un tour de la Cour Internationale de Justice et un dîner de banquet.

Le nombre de membre est stable, il est d’environ 60 membres.

Jusqu’à l’an passé, nous organisions une foire à Amsterdam du Livre ancien, Cartes et Gravures. A cause des ventes en baisse et d’un nombre de visiteurs en déclin régulier, nous avions décidé d’attendre une année sans en organiser afin d’évaluer la situation. Mais nous sommes décidés à recommencer l’an prochain. Le week-end qui suivra le Congrès de Budapest.

Chaque année l’association publie un catalogue conjoint en couleurs, auquel environ deux tiers de nos membres participent. La publication de ce catalogue coïncide généralement avec la foire. Environ 4000 exemplaires sont distribués dans le monde entier.

Notre participation à la Journée Mondiale du Livre a été conséquente (Amsterdam, Antwerpen, Groningen, Haarlem). 

Je voudrais donner quelques explications au sujet de la proposition du NVvA de nommer d’officiers en charge de matières de sécurité afin de constituer un groupe de liaison :

Après avoir lu le rapport du président, je pense qu’une explication élaborée serait presque superflue.

Quels sont les principaux atouts de la LILA ? Pourquoi voulons-nous y adhérer et pourquoi préférons-nous faire des affaires avec des libraires affiliés ?

1. Garantie d’authenticité. La marchandise est proprement décrite ou peut être retournée.

2. Garantie de provenance. Nous devons nous assurer que la marchandise est « propre », et les comités nationaux doivent recevoir toute information qu’ils pourraient demander à leurs membres. La « Garantie de Provenance » est synonyme de sécurité. Norbert a mentionné la possibilité de collaboration avec l’IFLA à un niveau international. Notre proposition a pour but tout d’abord d’accélérer l’échange d’information entre la LILA et les associations nationales et aussi d’améliorer les relations entre les associations et les bibliothèques, les musées et autres institutions ou gouvernement dans les différents pays.

La Sécurité veut parfois dire confidentialité (ne serait-ce qu’en matière juridique). L’association hollandaise propose donc la nomination d’officiers de sécurité et d’un groupe de liaison.

Je suis convaincu que si nous insistons non seulement sur la « garantie d’authenticité » mais aussi sur la « garantie de provenance » nous aiderons beaucoup dans la « guerre contre les vols ». Comme avantage dérivé, nous deviendrions plus attractifs en tant que partenaires du monde institutionnel, vis-à-vis de libraires non membres et vis-à-vis des clients.

GAB (Russie)

Ekaterina Kuthko lit le rapport suivant :

Mesdames et Messieurs !

Durant l’an passé notre Guilde a accepté plusieurs nouveaux membres et nous envisageons l’admission d’un autre dans le futur proche.

L’an passé, la Guilde a participé à la foire de l’Olympia avec un stand collectif grâce à l’ABA. Après ce début prometteur 2 de nos libraires ont participé à 3 foires aux USA et à l’Olympia à Londres en 2015. Ils apprécient leurs collègues américains et anglais pour leur aide.

Deux nouveaux magasins sur rue ont été créés, à Moscou et à Tbilisi (Géorgie).

Une autre bonne nouvelle sont les deux doctorats préparés à L’université de Moscou. Alena Lavrenova a soutenu sa thèse sur la LILA. Nous espérons qu’elle la publiera en anglais et en russe bientôt. Un autre interne, Valentina Rudnitskaya qui a effectué un stage en Angleterre a également soutenu sa thèse. Deux autres thèses seront soutenues, y compris celui de Ksenia Batueva sur le marché espagnol des livres rares.

Notre université compte davantage d’étudiants pour le programme de stage. La réforme éducative est bientôt finie et l’université pourrait préparer des étudiants à la licence et au master de la profession du livre ancien.

La mauvaise nouvelle est qu’un libraire estonien a été condamné à 3 ans de prison pour avoir tenté de contrevenir à la loi russe et d’avoir pris quelques livres anciens hors de Russie sans licence d’exportation. Parmi ces livres il y avait une seconde édition de « La nef des fous» de Sebastien Brandt.

Nous avons eu trois nouvelles foires pour le livre ancien à Moscou, organisées par l’Etat ou par des privés. La plus importante est la foire qui a lieu sur la Place Rouge au centre de la Ville. L’importance de cette foire est la possibilité de rencontrer des nouveaux clients et de promouvoir les livres rares parmi des gens venant de zones différentes de notre pays et qui n’ont pas accès chez eux à des foires.

ALAI (Italie)

Umberto Pregliasco explique que la situation est très difficile à cause des vols et que la nouvelle loi qui a été passée début août rend impossible l’exportation de livres imprimés avant 1965. La Foire de Bologne comptait l’an passé au moins 110 exposants et a dû être annulée cette année. La foire de Milan a eu du mal à rassembler 40 exposants. Plusieurs libraires ferment boutique. L’ALAI va bientôt atteindre le record de l’association hongroise, il fait part à Adam Bosze de ses meilleurs vœux et le remercie de ses efforts.

Le Président Donhofer remercie chaque délégué de sa contribution.

 

6. Rapport du Président

Le rapport suivant a été envoyé à tous les présidents avant la réunion :

Le dernier rapport du président lu à Paris en avril 2014 était assez bref, car seuls six mois s’étaient écoulés depuis la réunion de Sienne en Septembre 2013. Ce rapport sera plus long, j’en ai bien peur, car 18 mois se sont écoulés entre temps, et ce comité a eu à traiter des dossiers différents, prévisibles pour certains et imprévisibles pour d’autres.

Une des questions les plus importantes qui nous a occupée était la modernisation de la comptabilité de la LILA, et je suis heureux d’annoncer que notre trésorier, Bob Fleck, a non seulement accepté de relever cet énorme défi, mais qu'il a de plus réussi. Avec l'aide de notre Secrétaire et d’un comptable extérieur, il a équilibré avec succès tous nos comptes, à Londres et Copenhague, et a mis en place un système de comptabilité financière en-ligne (QuickBooksOnline). La comptabilité quotidienne de la LILA est maintenant effectuée par la Secrétaire, une responsabilité supplémentaire pour ce poste. Le travail est supervisé par le trésorier et un comptable extérieur. Le trésorier a accès aux services bancaires en ligne avec la HSBC (Londres) et Sydbank (Copenhague) avec la possibilité de transférer des fonds. Il était absolument nécessaire de procéder à cette modernisation car il est probable que les prochains trésoriers changent plus souvent que dans le passé, et ils trouveront désormais un système moderne et facile d’utilisation qui leur permettra d'être immédiatement opérationnels. D’ailleurs, nous faisons face à un premier changement de trésorier. Quand Bob Fleck a été élu, il n'a pas hésité à nous prévenir qu'il ne se voyait pas trésorier à vie. Sa démission, cependant, est intervenue plus tôt que prévu. Il a été élu président de la Société historique de New Castle, dans le Delaware, et il ne pourra pas à la fois travailler pour la Société historique ainsi que pour la LILA, tout en faisant tourner sa librairie. Le Comité a accepté sa démission et je suis heureux d'annoncer qu'il nous a aidé à trouver un nouveau trésorier dans un temps relativement court. Merci, Bob, pour tout le travail que tu as consacré à la LILA, et bienvenue à Rob Shepherd! Rob est également le trésorier de l'ABA, et il travaillera en étroite collaboration avec notre Secrétaire et Vincent Cole, un comptable professionnel basé à Londres. Le Comité estime que cela est une bonne solution puisque notre compte bancaire est également à Londres. Conformément à nos statuts, le Comité a été en mesure de nommer Rob, et en approuvant mon rapport, vous approuverez également sa nomination.

Je suis également heureux d'être en mesure d'annoncer que la situation financière de la LILA est excellente, quoique nos diverses et croissantes activités nécessitent davantage d'investissements que dans le passé, mais je peux vous assurer que ce Comité est extrêmement prudent avec l’argent de la Ligue. Bob Fleck donnera son rapport tout à l’heure.

Une autre question d’importance qui nous préoccupe en permanence concerne les rumeurs sur les vols et les contrefaçons, ainsi que les conséquences juridiques de ces actes criminels. C’était seulement peu de temps après l’élection de ce comité que les autorités italiennes ont commencé à confisquer des livres soupçonnés d'avoir été volés à la Bibliothèque Girolamini à Naples, bien que les libraires incriminés furent en mesure de prouver clairement quand, où et auprès de qui ils avaient acheté ces livres. La LILA a protesté fortement, et suite à la lettre ouverte aux procureurs italiens je fus invité à Naples où j’ai essayé, avec Fabrizio Govi, président sortant de l’ALAI, et Dott. Francesco Salamone, l'avocat de l'ALAI, de convaincre les autorités italiennes que leur comportement était tout simplement faux. J’ai à nouveau proposé l'expertise de la LILA pour les aider dès que nécessaire, mais il semble clair qu'ils ne demanderont jamais notre l'aide. Cependant, ils semblent avoir compris mes arguments, et il n'y a rien de nouveau à signaler à propos de l'affaire Girolamini. Cependant, il est ennuyeux de constater que Marino Massimo de Caro, l'ancien directeur de cette bibliothèque, bien que condamné à sept ans de prison, a commencé à envoyer des courriels au comité, à moi personnellement, ainsi qu’au comité de l'ALAI, déclarant qu'il était totalement innocent. Nous avons demandé à l'avocat de l'ALAI, Dott. Francesco Salamone, de protester et d’envoyer une lettre aux autorités italiennes, et nous n’avons plus entendu parler de De Caro depuis.

Nous avons été en mesure de rassembler la liste des livres qui avaient été retirés de la vente aux enchères chez Zisska & Schauer à Munich et qui provenaient de la Bibliothèque Girolamini. Cette liste a été envoyé à tous nos membres. Je ne crains pas d'exprimer ma curiosité sur le fait que Zisska & Schauer - fortement impliqués dans ce cas - ne nous ont pas beaucoup aidés. La raison pour laquelle ils ont agi ainsi reste mystérieuse.

Je fus invité à une conférence tenue à la British Library en Juin 2015, sur le thème "Le patrimoine écrit de l'humanité en péril: le vol, la recherche, la vente et la restitution des livres rares, des cartes et des manuscrits". Cette conférence portait principalement sur les vols dans les bibliothèques royales du Danemark et de la Suède, et de leurs conséquences juridiques. Nous reparlerons plus tard de déontologie, et je vous donnerai alors davantage de détails sur cette conférence.

Arnoud Gerits a participé à une conférence similaire pour la LILA à La Haye en Mars 2015. Lors de sa prise de parole, il a insisté sur le besoin d’une collaboration plus étroite et de communication continue entre les autorités institutionnelles, les autorités civiles et la LILA afin de prévenir la circulation des bien culturels d’origine illicite (des livres dans ce cas de figure) et de leur vente par la profession.

C’est à peu près lors du Congrès de Paris en 2014 qu'un nouveau scandale a éclaté, bien qu'on soupçonnât depuis longtemps qu’ "Aristophil" avait été conçu selon une sorte de schéma de Ponzi. Les autorités françaises ont indiqué qu'il faudra trois à cinq ans pour éclaircir ce gâchis, et il n'y a rien d'étonnant à ce sujet quand il s’agit de milliers d'investisseurs floués, d’un capital de plus d'une centaine de milliers de lettres autographes et de manuscrits, et de 800 millions d'euros. Le propriétaire / directeur d’Aristophil, Gérard Lhéritier, a depuis été mis en examen et des enquêtes sont en cours à l’encontre de certains libraires français. Je crains que cette affaire ne nous occupe pendant de nombreuses années.

Face à toutes ces questions, face aussi au fait que tous ces problèmes ont et vont encore nuire à la réputation de la LILA et à notre profession, la majorité de nos libraires affiliés tentent quotidiennement de convaincre leurs clients que nous sommes ceux en qui ils peuvent avoir confiance. Notre réunion de Comité du printemps passé a été organisée à Milan  à l’occasion de la foire du livre ancien, au lieu de New York comme convenu, afin de soutenir nos collègues italiens et d’organiser une table ronde au sujet des vols. Bien qu'aucun des procureurs italiens que nous ayons invités ne soit venu, nous avons pu accueillir quelques personnalités importantes: Giuseppe Calabi, avocat à Milan, Felix de Marens Oyens, ancien directeur de Christie’s et directeur de la Fondation Breslauer, Gianni Bertolino, seul fonctionnaire italien présent, ainsi que d'autres. Les résultats de cette réunion, ainsi que ceux de la conférence de Londres, pourraient être la base de nombreuses discussions et ateliers.

Heureusement, je peux signaler d’autres activités beaucoup plus agréables. J’ai été invité à assister en Octobre 2014 à une conférence sur le libraire italien Giuseppe Martini à Lucques, en Toscane. Giuseppe Martini naquit à Lucca, vécut à New York, et se retira à Lugano en Suisse. Il était parmi les premiers libraires italiens, très doué, qui avaient initié la construction de collections de livres italiens aux Etats-Uni. Hélas, je dois dire que selon les normes modernes, il serait aujourd'hui considéré comme un criminel, car aucun des manuscrits inestimables et incunables exportés d’Italie n’avaient obtenu une licence d'exportation ou ne possédaient des détails de provenance. Les temps ont changé!

Notre membre d’Extrême-Orient, l'ABAJ, a célébré son 50e anniversaire en Décembre 2014. Je leur avais envoyé une note de félicitations à cette occasion, mais les festivités ont continué jusqu’en Mars 2015. L'ABAJ avait organisé une célébration plus officielle avec un foire internationale début Mars où je me suis rendu pour leur signifier, lors de l’ouverture, les bons souhaits de la LILA.

Je ne veux pas vous ennuyer avec les détails des nombreuses questions que nous avons traitées, et je vais donc tout simplement les énumérer: les présidents d'honneur ont été ajoutés à la liste de diffusion du Comité; un album photo du Congrès de Paris a été réalisé et distribué; une Lettre d’information imprimée a été publiée et envoyée aux affiliés en Novembre 2014; Le nouveau répertoire a été publié en Janvier 2015; J’ai rencontré des libraires Croates à Zagreb l'an dernier pour discuter de la fondation d'une association croate de la librairie ancienne, mais je ne peux pas signaler des progrès substantiels en la matière; nous maintenons une relation étroite avec la CINOA, et Brigitta Laube continue à assister aux réunions pour nous; Arnoud Gerits assisté à une réunion d'un comité de lobbying de l'UE nouvellement formé. Il a ensuite indiqué qu'il n’était pas vraiment nécessaire d'assister à ces réunions à l'avenir, que leurs préoccupations étaient tout à fait différentes des nôtres, et nous ne voulons pas pour être confondus avec eux comme il pourrait y avoir un risque que notre taux de TVA s’aligne sur le leur ; le projet sur la bibliophilie a été arrêté vu que les textes reçus étaient de niveaux différents. Les articles seront publiés sur le site; J’ai eu quelques entretiens avec Jean-Marc Chatelain, le secrétaire exécutif de l'AIB (Association Internationale de Bibliophilie), et nous avons convenu de travailler plus étroitement et de vérifier les dates de congrès et de réunions pour éviter de les organiser en même temps.

Un des résultats de la conférence de Londres a été la nécessité d’une plus étroite collaboration avec l'IFLA, l'association internationale des bibliothécaires. J’ai pu sentir le changement de comportement parmi les bibliothécaires lors de la conférence, et l'un d’entre eux parmi les plus importants, Denis Bruckmann (Bibliothèque Nationale de France), a exprimé ce changement drastique: "Je suis fatigué de cacher les vols qui ont lieu et se produisent dans nos bibliothèques! Voilà ce que nous avons fait pendant des décennies. Nous n’avons rien à cacher, et nous devons les rendre public! C’est la seule chance de récupérer les objets volés ". Par la suite, j’ai échangé de nombreux courriels avec des bibliothécaires et non des moindres: Denis Bruckmann (BNF), Christian Jensen (British Library), Ivan Boserup (Bibliothèque royale de Copenhague), Jerker Ryden et Greger Bergvall (Bibliothèque royale de Stockholm). J’ai également discuté avec des avocats hautement qualifiés, qui avait également assisté à cette conférence: Norman Palmer (Londres), Keun-Gwan Lee (Séoul), Giuseppe Calabi (Milan), Jutta von Falkenhausen (Berlin), Sibel Özel (Istanbul) et Gert-Jan van den Bergh (Amsterdam); et, bien sûr, avec des personnes de marque du métier: Meg Ford (Christie), Richard Aronowitz-Mercer (Sotheby), Monica Dugot (Christie) et Stephan Loewentheil (Libraire). Après avoir recueilli leurs idées j’ai envoyé une lettre à la présidente de l'IFLA proposant de créer un comité composé respectivement de trois membres de l'IFLA et LILA. Ce comité devrait se réunir au moins une fois par an, et, si nécessaire, plus souvent, pour discuter de problèmes. Cette lettre a été bien reçue, et la réponse est prometteuse, mais malheureusement, la présidente de l'IFLA était sur le point de quitter son poste et ne pouvait pas (ou: ne voulait pas) s’engager. Je vais continuer à œuvrer dans cette voie.

Une autre conséquence suite à la conférence de Londres concerne les « bases de données de livres volés». La LILA possède une base de données assez réussie - le bibliothécaire de la BNF, Denis Bruckmann, a exprimé ce sentiment à Londres, ce qui n’est pas étonnant vu que notre système l’a aidé en seulement deux jours à récupérer quelques gravures précieuses, mais volées, de la BNF. Il existe aussi "L'Art Loss Register", une base de données gérée par des professionnels, mais qui est payante. Le président de l’ALR, Julian Radcliffe, m'a rencontré à Vienne quelques semaines après la conférence de Londres, et nous avons parlé de la possibilité d'une fusion des deux bases de données. Julian Radcliffe a quant à lui envoyé une proposition au Comité, et notre responsable de la sécurité Gonzalo Pontes et membre du Comité Stuart Bennett ont vérifié attentivement cette proposition. Gonzalo et Stuart vous en expliqueront les avantages et les inconvénients tout à l’heure.

Vous vous souviendrez qu’Udo Gollmann, représentant d’Abebooks, avait fait une présentation lors de la réunion des présidents à Paris. Tom Congalton, Barbara van Benthem, Jim Hinck et moi avaient été en négociation avec Abebooks depuis 2013 au sujet de leur proposition de rendre les libraires de la LILA plus visibles sur leur site. Ils avaient modifié leur proposition initiale à plusieurs reprises, et la présentation de Udo Gollmann faisait sens. Cependant, la discussion qui avait suivi fut très controversée, et le vote ne fut pas unanime. Néanmoins, le comité a suivi le vote des présidents nous encourageant à poursuivre les négociations avec Abebooks. Peu de temps après les premières discussions, les rumeurs autour d’Amazon, propriétaire d’Abebooks et de Zvab, ont commencé, et les articles dans la presse à ce sujet ont duré des mois. Certains présidents ont exprimé leurs préoccupations croissantes au sujet de notre accord avec Abebooks, et en Juillet 2014 le Comité a décidé de reporter sine die nos discussions avec eux. Abebooks a, quant à lui, continué de discuter directement avec plusieurs de nos membres, et l'ABAA a accepté de collaborer plus étroitement avec eux. L'ABA et le VDA sont en négociations, mais le comité de la LILA continue de croire qu’il vaut mieux ne pas reprendre nos discussions directes avec Abebooks.

Le programme de stage continue de fonctionner, et un autre étudiant de l'Université d'Etat de Moscou se rendra aux États-Unis pour travailler durant quelques semaines à la librairie "Between the Covers". L'Association russe m’a informé qu’un autre étudiant est à la recherche d'un stage à l'étranger. Cet étudiant a d'excellentes compétences en langue coréenne et je leur ai donc suggéré de contacter le président de l’ABAK.

Je m’étais demandé pendant un certain temps pourquoi aucun libraire antiquaire ne participait à la « Journée mondiale du livre et du droit d'auteur » organisée par l'UNESCO, et qui est célébrée chaque année dans de nombreux pays le 23 Avril. Lorsque j’ai mentionné ce fait lors du Congrès de Paris, le concept semblait alors bien vague, mais notre membre du Comité Sally Burdon et Barbara van Benthem furent ravies de concocter un formidable projet. Dans les mois qui ont suivi, ces deux dames ont créé un concept permettant à des libraires à se joindre à cet événement mondial. Je ne ai pas la moindre idée de combien de courriels ont été échangés, et je suis parfois vraiment étonné par l'énergie déployée par Sally et Barbara, mais ce qui est maintenant clair pour moi est le fait que leur enthousiasme s’est répandu à beaucoup de nos affiliés. La première édition de la Journée mondiale du livre rare a été un succès fabuleux et les 32 foires pop-up dans le monde entier ont attiré des clients ainsi que les médias. Pendant 24 heures des centaines de comptes-rendus ont été envoyés à des journalistes et des journaux, des milliers d'images, de vidéos et d’interviews ont été réalisés, et un blogue d'accompagnement a été très suivi. Les clients pouvaient également soutenir le projet d'alphabétisation en remplissant une bibliothèque vide, et n’ont pas hésité à le faire. Enfin, nous avons réussi à transférer à l'UNESCO les dons récupérés par les 32 exposants pour un montant de près de 10.000 €, un montant qui a été utilisé par l'UNESCO pour acheter des manuels scolaires pour le Sud-Soudan. Les préparatifs de la deuxième édition de la WRBD sont en bonne voie, et nous espérons que le 23 Avril 2016, encore plus de libraires participeront à cette journée.

Enfin, j’ai besoin de vous rappeler que ce qu’est la Ligue aujourd’hui est le résultat des propositions adoptées en Assemblée Générale depuis 1947. Nos réunions continuent de construire sur le passé pour améliorer notre avenir. Mais cela ne veut pas dire que les propositions adoptées il y a cinquante ans sont désormais obsolètes (par exemple la définition de ce qu’est une foire de la LILA).

Je ne veux pas finir mon rapport sans exprimer mes remerciements à tous les membres de mon comité sans qui aucune de ces tâches n’aurait pu être accomplies, ainsi qu’aux présidents de nos associations membres. Nous avons besoin de votre retour et de vos commentaires pour continuer à œuvrer pour le bénéfice de la Ligue.

Jörn Harbeck propose d’adopter le Rapport, il est secondé par Anne Lamort.

Aucune question n’est posée.

Vote :

Pour : 21

Adopté à l’unanimité.

 

7. Rapport du Trésorier

Bob Fleck se demande si tout le monde a eu la possibilité d’imprimer les 9 pages du rapport, mais au cas où, il en a apporté d’autres exemplaires qui sont distribués par les scrutateurs.

Il lit le rapport suivant :

La santé financière de la LILA et du Prix de bibliographie est excellente. Le Trésorier a travaillé en étroite collaboration avec notre Secrétaire et un comptable extérieur afin d’organiser avec succès notre comptabilité et de balancer tous nos comptes bancaires à Londres et à Copenhague, les traitant dans un système de comptabilité financière en-ligne (QuickBooksOnline). La comptable quotidienne  est désormais effectuée par la Secrétaire, une responsabilité supplémentaire pour ce poste. Le travail est supervisé par le Trésorier et un comptable. Le bureau du trésorier a maintenant accès aux services bancaires en ligne chez nos deux banques, la HSBC (Londres) et Sydbank (Copenhague) avec la possibilité de transférer des fonds.

Les rapports ci-joints montrent les comptes de résultat et bilans de la LILA et du Prix.

LILA

Les revenus (tableau I) est très proche du montant budgétisé (164.452 /166.116 Euros). Nos dépenses sont inférieures au budget (133.149 /158.670 Euros) car nous avons eu une réunion de moins en raison du calendrier du Congrès de Paris en Avril plutôt que l'habituel mois de Septembre, et aussi moins de frais divers qu’escomptés. Ainsi nous avons un montant inhabituellement élevé de trésorerie ajouté à notre bilan.

Le bilan (tableau II) montre que nous possédons 287.617 Euros y compris 131.347 euros investis en actions et obligations, au Danemark, grâce au travail de notre ancien trésorier, Poul Poulsen. S'il vous plaît de noter que le bilan indique deux prêts octroyés par la LILA au prix de bibliographie (2.301 Euros débiteurs et 18.634 Euros de prêt). Ces montants ont été payés par la LILA lors des frais engagés pour l'attribution des deux derniers prix car la LILA avait en compte des dollars et il était inutile de payer des frais de change alors que le Prix est octroyé en dollars. À un certain point, le Comité demandera aux présidents de décider si oui ou non ces prêts doivent être remboursés.

PRIX DE BIBLIOGRAPHIE LILA-BRESLAUER

Le compte de résultat (tableau III) du Prix montre que nous avons eu une petite perte et que les actions et les obligations ont davantage baissé en valeur qu’ils n’ont rapporté d'intérêt.

Le bilan (Tableau IV) pour le prix montre que nous avons un actif de 102,580 Euros. Cependant, il faut également noter que le prix doit à la LILA 2.301 + 18.634 pour les prêts consentis précédemment.

BUDGET 2016

Le budget pour l’année allant du 1er Juillet 2015 au 30 Juin 2016 figure dans le tableau V. Notre revenu est prévu en baisse, de 164.451 euros à 146.733 Euros. Nous n’éditerons pas un répertoire cette année (il est publié tous les deux ans) ce qui diminue notre revenu mais cela est partiellement compensée par l'augmentation du montant provenant de la taxe de foire. Le tableau VI montre les estimations des souscriptions et taxe de foire. Le Comité doit veiller à ce que tous les pays organisant des foires internationales règlent leur dû. Les dépenses prévues sont en augmentation par rapport à ceux de 2015 car nous aurons deux réunions (présidents et comité), mais cette augmentation est partiellement compensée par le fait que nous ne devrons pas assumer les frais de publication d'un répertoire. Le Comité propose d’augmenter notre budget publicitaire de la Journée du Livre car cela a été demandé par les personnes qui s’en occupent. En résumé, nous escomptons une légère perte cette année (3137 Euros).

Il ajoute que le rapport sera voté en même temps que le budget.

Aucune question n’est posée.

Le président Donhofer lit à haute voix l’extrait de son rapport relatif à la démission de Bob Fleck et la nomination par le Comité de Rob Shepherd en tant que nouveau trésorier. Il demande à l’Assemblée d’approuver cette nomination.

Anne Lamort présente la motion, elle est secondée par Frank Rutten.

Vote

Pour : 21

Rob Shepherd est unanimement élu trésorier de la Ligue, il est chaleureusement accueilli et applaudi.

Bob Fleck ajoute qu’il ne veut pas que les présidents pensent qu’il aime moins la Ligue parce qu’il s’en va. Il explique qu’il s’était porté volontaire pour rectifier les comptes et la comptabilité de son mieux, il avait prévenu que lorsque ce serait fait, il passerait la main. Le travail est désormais accompli. Il est chaleureusement applaudi.

Le Président le remercie, lui dit qu’étant donné qu’il avait servi la Ligue depuis si longtemps, il n’était pas facile de lui trouver une preuve de gratitude pour son travail acharné, il lui fait le présent de la médaille de la Ligue, inscrite au dos « En reconnaissance des services rendus ». Bob Fleck est applaudi encore, fait un bref discours de remerciement dans lequel il dit que la meilleure chose qu’il a faite durant son mandat de président de la Ligue fut d’engager une secrétaire. Les deux sont applaudis.

 

8. Sécurité

A) Rapports

1. Officier chargé de la Sécurité

Gonzalo F. Pontes, Responsable de la Sécurité, lit le rapport suivant :

Pour commencer, je voudrais vous faire remarquer que depuis notre dernière assemblée en avril 2014, la base de données de livres volés a été augmentée de 30 livres, c’est à dire moins de deux par mois, ce qui est un bonne chose lorsqu’on compare ce nombre à l’historique statistique de notre base.

L’inquiétude la plus grande de notre métier concerne les vols dans les institutions. Notre président a relaté dans son rapport les dernières nouvelles concernant l’affaire Girolamini.

La première table ronde que nous ayons organisée à Milan sur les vols d’objets culturels est un bon point de départ, même s’il est regrettable de constater que seul un fonctionnaire chargé de délivrer des licences d’exportation pour une des régions italiennes était présent. Aucun autre responsable italien de l’affaire Girolamini n’est venu, ni aucun représentant de l’Etat ou du Ministère de la Culture, ce qui est dommage vu que nous avions organisé notre réunion dans leur propre pays.

J’ai l’impression qu’il faudra beaucoup de temps pour convaincre les représentants culturels d’Italie et d’ailleurs en Europe de la nécessité de coopérer avec la Ligue.

La voie future passera certainement par un accord entre la LILA et l’IFLA. Ce ne sera pas facile. Nous somme une organisation privée face à une organisation soutenue par les pouvoirs publics, mais nous leur avons proposé de créer un comité commun, et tôt ou tard, ils devront nous donner une réponse.

Le contact entre Art Loss Register et la LILA pour une coopération future est expliqué dans la proposition que nous avons en mains. ALR est une compagnie bien connue avec une longue expérience concernant les vols d’objets d’art, surtout ceux volés durant la IIe Guerre Mondiale. La LILA donnerait simplement accès à notre base de données, mais il faut savoir que ALR fait de l’argent avec les informations en sa possession. Il nous faut étudier attentivement leur proposition et trouver, si possible, un terrain commun dans les meilleurs intérêts de la Ligue.

La LILA a besoin de visibilité et beaucoup de promotion afin de jouer un rôle important auprès des institutions et autorités culturelles dans le monde entier. Pour cela, le comité et le responsable de la sécurité feront de leur mieux pour assister ou parrainer des réunions afin de faire connaître notre engagement pour que notre profession soit saine et transparente.

Le Président remercie Gonzalo F. Pontes. Jörn Harbeck demande ce que veut dire faire de l’argent dans ce contexte : GFP explique que cela veut dire que l’ARL va moissonner notre base de donnée pour vendre l’information qui y est contenue à ses clients. Le Président dit qu’on discutera de l’ARL plus tard dans l’ordre du jour.

 

2. Conférence de Londres, IFLA et l’Art Loss Register

CINOA

Le Président raconte que l’ex-membre du comité Brigitta Laube assiste aux réunions de la CINOA en tant que représentante de la Ligue, et que la dernière réunion a principalement concerné l’interdiction de l’ivoire aux USA, ce qui affecte non seulement le marché américain ; que certains Etats ont également interdit l’écaille de tortue ; le membre américain de la CINOA essaye d’empêcher l’application d’autres lois. La seule bonne nouvelle provenant de la CINOA est la réintégration du SNA (Syndicat national des Antiquaires, France) après une dizaine d’années d’absence ; que la CINOA travaille à la rédaction d’une nouvelle version du code de déontologie qui devra être approuvé à l’assemblée générale de l’an prochain.

ITALIE

Il demande ensuite à Umberto Pregliasco de raconter les récents problèmes en provenance d’Italie.

Tout d’abord, Umberto P. dit que le seul agent officiel italien à la réunion de Milan organisée en mars par la LILA était Giuseppe Calabi. La situation au sein de la profession est devenue impossible et il demande à la LILA de soutenir l’ALAI en envoyant une lettre au Ministère et en communicant au sein de la Ligue qu’à cet instant, l’Italie ne peut plus exporter de livres publiés avant 1965. Tout le monde devrait savoir que pour les prochains 6 mois ou plus, personne ne pourra acheter de livres en Italie. Le Ministère a décidé de centraliser le pouvoir précédemment donné aux régions d’accorder des licences d’exportation, mais le nouvel organisme censé les délivrer n’a pas encore été créé. L’autre problème est que le marché était déjà affecté par l’affaire de la Girolamini, et même après une condamnation à 7 ans de prison, M. de Caro est assigné à résidence et les membres du comité savent qu’il a la possibilité de publier des lettres sur Facebook, qu’il essaye de vendre des livres par le biais de sa mère et qu’il s’est également offert comme expert auprès de la Ligue pour l’aider à éviter les vols dans les bibliothèques publiques. La situation est sans espoir. Le patrimoine culturel le plus important au monde va disparaître du marché. Il ajoute que le président Donhofer a passé beaucoup de temps et d’argent pour se rendre à Naples pour rencontrer des agents officiels, mais qu’il s’est heurté à un mur.

Le président le remercie. Il ajoute que la nouvelle loi en Italie est certainement la dernière mesure pour finir de tuer la profession. Le comité va envoyer une lettre à l’ALAI et aux autorités demandant davantage d’informations. Quant à de Caro, il ironise qu’il ne détestait pas ses emails, mais qu’il en a eu assez à moment donné, qu’il a écrit une lettre à l’ALAI et à l’avocat de l’ALAI qui a envoyé une note de protestation aux autorités italiennes, ce qui a abouti à une suspension d’internet d’un mois pour de Caro.

IFLA

L'un des résultats de la conférence de Londres à laquelle il a assisté à la fin Juin était la conviction, partagée avec les bibliothécaires, qu’il fallait améliorer la communication et la coopération avec l'IFLA. Peu de temps après, il a envoyé une lettre au Secrétaire général de l'IFLA, Jennefer Nicolson, expliquant la situation et suggérant que les deux associations devraient former un comité composé de respectivement 3 membres, qui se réuniraient une fois par an à l’occasion de chaque congrès, afin de discuter de problèmes récents concernant les questions de sécurité et les vols. Le 13 Juillet, il a reçu une réponse positive de sa part. Cependant, l'IFLA a organisé de nouvelles élections à la fin Août, et il y a deux jours, il a reçu une lettre dans laquelle on l’informe que le comité nouvellement élu estime que la communication entre les deux associations serait bénéfique, mais qu'ils ne voient l’utilité immédiate de créer un comité de liaison. Il ajoute que l'IFLA est une énorme association, composée d'environ cinq mille bibliothécaires du monde entier, et cela prend du temps pour prendre des décision; Il va continuer à échanger avec l'IFLA, mais va aussi choisir une deuxième voie, qui est d'ouvrir des discussions avec le CERL (Consortium des bibliothèques européennes de recherche). C’est une association plus spécialisée que l'IFLA, ses membres se composent des principaux bibliothécaires et conservateurs. Il a rencontré quelques-uns d'entre eux à Londres, il pourrait éventuellement être plus facile de construire une relation avec eux, et peut-être même de les rencontrer une fois ou deux fois par an.

Un autre résultat de la conférence était que certains bibliothécaires et les modérateurs Norman Palmer (avocat, expert conseiller du Groupe consultatif Spoliation et président du Comité d'évaluation des trésors entre 2001 et 2011) et Kristen Jensen (Responsable des Collections et conservation à la British Library), ont demandé pourquoi tant de bases de données volées existent, plutôt qu’une seule, en expliquant que quand quelqu'un veut vérifier le statut d'un livre, il leur faut parcourir plusieurs bases de données. Ils ont demandé si il n’était pas possible de les fusionner, et il a effectivement dit que ce serait une bonne idée.

ART LOSS REGISTER

Donc, deux semaines après la conférence, il a eu une réunion à Vienne avec le directeur général de l'Art Loss Register où ils ont discuté en détail lde a situation. Il a reçu peu de temps après une proposition où, en bref, l'ALR récolterait les informations de notre base de données, mais comme l'ALR est une entreprise commerciale, tous, y compris nos membres auraient à payer pour voir (bien qu'ils accorderaient à nos affiliés un rabais). À la réunion du Comité de la veille, il a été décidé de ne pas suivre cette voie.

Stuart Bennett dit qu’il est légitime de poser cette question à cette réunion, que l'ALR a fait une proposition commerciale à la LILA, montrant ainsi que notre base de données a de la valeur à leurs yeux; cependant, ils n’offriraient qu’un simple rabais à nos affiliés pour vérifier l'ALR, et il demande si cela crée une situation que nous pourrions tout aussi bien accepter ou de revenir à eux et leur dire que si nous leur permettons d'avoir nos informations, il serait plus juste de rendre toute leur base de données accessible aux membres de la LILA. Quelle est la bonne approche? Le Président Donhofer explique que l'ALR veut toute l'information, non seulement celle qui est accessible à tous sur le site internet des livres volés mais aussi celles qui sont cachées.

Tom Congalton dit que s’ils ne veulent pas rendre les données accessibles à tous nos affiliés, peut-être accepteraient-ils de les rendre disponibles à une personne dans chaque association.

Tom Goldwasser demande si leur base de données, qui est souvent contrôlée par les maisons de vente, est régulièrement vérifiée quant à son exactitude? Est-ce qu'ils ont un contenu qui serait utile pour nous?

Gonzalo F. Pontes répond que, fondamentalement, l'ALR contient principalement des objets de fouille volés et des antiquités. Ils prétendent recevoir plus de trois cents mille recherches par an. En tant que collectionneur d'antiquités, il avait pris contact avec l’ALR indirectement par l'intermédiaire des marchands auprès de qui il avait acquis les objets.  Il montre un certificat délivré par l'ALR concernant un vase antique égyptien qu'il a acheté. Il atteste que ce vase n’est pas dans leur base de données, ni n’a été réclamé entre 1933 et 1945. Il ajoute que l'ALR besoin de récolter notre base de données parce que la leur est faible en livres anciens. Même avec un seul contact (un libraire) dans un pays fournissant des informations sur les livres volés, l'ALR serait en mesure d'utiliser notre base de données comme argument pour vendre sa base de données à des clients potentiels.

Ils ont effectivement besoin de matériel supplémentaire sur les livres vu que la plupart des recherches effectuées sont en provenance d'établissements publics et de salles de ventes. Les certificats qu'ils établissent sont principalement utilisés comme passeports par les maisons de vente.

Anne Lamort demande si ce n’est pas une des forces de la LILA d’avoir cette base et si la céder gratuitement ne serait pas contraire à nos intérêts ? Que gagne-t-on à donner nos infos ?

Le Président Donhofer répond qu'elle a probablement raison, mais il croit aussi que l'idée faciliterait la vie, non seulement des salles de vente, musées et institutions, mais aussi pour les libraires. Les différentes bases de données seraient réunies, ce serait mieux pour l'image de la profession. Le comité poursuivra les discussions avec l’ALR, mais ne va pas à signer un contrat basé sur les termes actuels.

Tom Goldwasser propose de leur demander combien de recherches parviennent à récupérer un objet qui a été volé? Quel est le nombre d'objets récupérés?

Gonzalo F. Pontes répond pas plus de cinquante ou soixante-dix par an.

Matts Petersson demande si nous savons si les bibliothèques ont mis leurs livres volés dans l'ALR?

Président Donhofer répond que maintenant ils le font.

Michael Graves-Johnston affirme que l’information est une denrée précieuse, alors pourquoi ne devraient-ils pas payer pour l’obtenir?

Le Président Donhofer dit que nous sommes tous d’accord que la proposition de l’ALR telle qu’elle est pour le moment n’est pas acceptable par la LILA et demande l’autorisation de continuer ses pourparlers avec l’ALR. L’Assemblée approuve, et lui demande de poursuivre ses discussions.

Conférence de Londres

Le Président Donhofer dit qu'il a été invité à participer à la Conférence de Londres tenue à la British Library, le 26 Juin 2015: "Le patrimoine écrit de l'humanité en péril. Le vol, la récupération, la vente et la restitution des livres rares, des cartes et des manuscrits" Elle était co-organisée par la Commission du droit d'Art de l'UIA, la British Library et l'Institut of Art and Law. (Voir annexe, tirée de http://www.bl.uk/events/the-written-heritage-of-mankind-in-peril)

Il ajoute que l’intitulé de la Conférence n’était pas très juste puisqu’elle a principalement traité de deux questions: les questions juridiques de titre de propriété lors de la vente de biens volés et les vols qui ont eu lieu à la Bibliothèque royale de Stockholm entre 1996 et 2004. Margaret Lane-Ford, chef international du livre et Manuscrits chez Christies à New York, a rapporté comment, grâce à une recherche intensive de provenance, elle a pu déterminer qu’un exemplaire en vente provenait de là. Richard Aronowitz-Mercer, chef de la restitution Europe chez Sotheby, a signalé combien de temps et d'énergie ils consacrent à la recherche de provenance. Steven Loewentheil, propriétaire d’une galerie de livres et de photos à Baltimore a raconté certaines recherches de provenance prouvant que les articles achetés aux enchères ou par d'autres marchands avaient été volés. Heureusement pour nous, grâce à notre base de données et système d'alerte, Denis Bruckmann, directeur des collections de la BNF, a rapporté une affaire qui a eu lieu juste avant la conférence: des gravures précieuses avaient été volées et pour la première fois il a immédiatement notifié notre agent de sécurité, qui a immédiatement diffusé la nouvelle; 2 jours après, ils ont pu retrouver la trace des gravures volées et toutes ont finalement été récupérées.

Tout, cependant, a été assombri par les différents rapports sur les vols à la Bibliothèque royale de Stokcholm. Entre 1996 et 2004, un bibliothécaire de la Bibliothèque royale avait volé 62-64 livres très précieux. Tous ont été vendus aux enchères par Ketterer Kunst en Allemagne, affilié à la LILA. Le bibliothécaire avait confié les ouvrages sous un faux nom "Karl Fields", et Ketterer n’avait pas demandé une preuve d'identité. En outre, Ketterer avait toujours payé en espèces, il n'y avait donc pas de transfert d'argent qui pouvait révéler la véritable identité du vendeur. En 2004, la Bibliothèque a commencé à faire un nouvel inventaire et le bibliothécaire savait donc que les vols seraient détectés, alors il a commencé à se confesser et la police a commencé l'enquête. Le voleur a toutefois été libéré et il s’est suicidé dans sa maison, ce qui a conduit à la fermeture de l'enquête par les autorités suédoises. Les autorités suédoises ont alors demandé l'assistance de la police allemande qui a procédé à une investigation de  Ketterer Kunst. M. Calaminus en charge des livres rares chez Ketterer a d'abord déclaré qu'il n’avait reçu que 3 ou 4 livres de "Karl Fields", et après l'ouverture des dossiers, il s’est avéré que tous les livres volés avaient été mis aux enchères par Ketterer. À un certain point, les autorités allemandes ont arrêté leur enquête, car ils ne pouvaient pas poursuivre en raison du paragraphe 932 du code civil allemand, qui stipule qu'une personne de bonne foi peut acquérir tout objet, même si il n’est pas la propriété légitime du vendeur. Ketterer Kunst cependant avait fourni la liste des livres vendus par «Karl Fields" ainsi que le nom des acheteurs, mais il n'y avait aucune possibilité de les poursuivre en justice en raison du paragraphe 932. La Bibliothèque royale a alors contacté les libraires qui avaient acheté ces livres. La majorité d'entre eux sont affiliés de la LILA, et avaient acheté un total de 37 ou 38 ouvrages. Un seul de ces libraires a coopéré totalement avec la Bibliothèque royale et a rendu les livres qu'il avait acquies en vente aux enchères. Deux autres libraires affiliés ont rendu chacun un livre, mais ils en avaient acheté plus. D'un point de vue juridique, il est plus ou moins clair que ce cas est mort et enterré bien qu'il n'y ait aucun doute sur le fait que Ketterer se soit mal comporté. Il n’a pas tenu compte du code d'éthique de l'association allemande, ni même de ses propres règlements internes. Pour la LILA, et d'un point de vue moral, l’affaire n’est pas close. Il ajoute qu'il a apporté pour les présidents de l'ABA, de l'ABAA, du VDA et du NVvA des enveloppes cachetées dans lesquelles chacun trouvera les noms des libraires concernés, la liste des livres achetés et la date auxquels les livres ont été achetés. A eux de voir comment ils peuvent agir.

Ketterer Kunst avait offert en compensation une grande quantité d'argent à la Bibliothèque royale qui avait refusé, parce qu’elle veut que les livres lui soient rendus. C’est une affaire très compliquée et le comité de la LILA a discuté de cette question en détail hier lors de sa réunion. De son point de vue, il ne peut pas faire plus que de distribuer les enveloppes: le Comité ne cherche pas à échapper à sa responsabilité, mais in fine ce sont les présidents qui peuvent agir.

Michael Park demande si Ketterer Kunst est toujours membre de l’association allemande et si c’est le cas, quelle action compte entreprendre le VDA ?

Christian Hesse répond que dans l’association allemande, les membres sont les personnes physiques, pas les personnes morales. Pour le moment donc, rien ne peut être fait.

Arnoud Gerits rappelle que ce serait une bonne idée de noter que les libraires individuels ne sont pas membres de la LILA. Les membres sont les associations nationales. Nous posons donc les questions à l'attention de l'association nationale.

Matts Petersson demande si la Bibliothèque royale a été en contact avec l'association allemande?

Chrtsitan Hesse répond qu'il ya deux ans il y avait eu un dernier contact sur une autre question, il n’a autrement jamais reçu de demande de leur part.

Matts Petersson dit que, avant la réunion, la Bibliothèque royale lui a demandé ce qui comptait faire la LILA? Il a dit aux bibliothécaires qu'ils devraient communiquer avec le VDA.

Le Président Donhofer répond que depuis la Conférence, il a été en contact permanent avec le bibliothécaire en chef de la Bibliothèque royale.

Michael Graves-Jonhston dit que l'affaire n’est pas close, et qu'il n'y a pas de prescription aux Etats-Unis ou le Royaume-Uni. Comme Stephen Weissman (Ximenes Rare Books) a écrit à l'ABA: "Il est vrai que par les caprices de la loi allemande, [un] client détient un titre de propriété sur [un livre volé]. Mais la situation n’est pas la même aux États-Unis, où le FBI a le pouvoir de saisir les biens volés de toute nature importés dans le pays, même si l'acquisition a été faite de bonne foi. Il semble n’y avoir pas de prescription dans ces situations. Voilà pourquoi les seuls livres récupérés jusqu'à présent ont été ceux qui ont été achetés par les acheteurs américains." Qu'est-ce qui peut être fait à ce sujet?

Le Président Donhofer répond que si les vols ont été détectés en 2004 et que l'enquête a commencé en 2004, il a fallu de nombreuses années pour que la Bibliothèque diffuse les informations. En fait, ce n’est qu’en Juin 2015 que toute l'affaire est devenue publique! Il est d'accord avec Michael Graves-Johnston et d'autres que d'un point de vue moral, l’affaire n’est pas terminée.

Michael Graves-Johnston rappelle qu'il y va y avoir une autre conférence l'an prochain à New York, cette question va revenir, et il y aura encore plus de mauvaise publicité pour la LILA.

Frank Rutten affirme qu’il suffirait que des soupçons existent sur la provenance de marchandises pour qu’il y ait a des répercussions entre les libraires et les clients. Le commerce international des livres volés est impossible, et la seule façon pour nous de convaincre nos affiliés est de leur expliquer que ces livres ne sont plus vendables.

Le Président Donhofer ajoute que les libraires achètent aux enchères, de bonne foi, en espérant que le commissaire-priseur a rempli ses devoirs. Il est clair que des libraires américains ou britanniques ne connaissent pas le paragraphe 6932 du code allemand, mais les libraires allemands qui ont acheté ces articles auraient dû le savoir.

Tom Goldwasser demande pourquoi la VDA ne peut pas invoquer la responsabilité de ses membres?

Ulrich Hobbeling répond que l’affaire a eu lieu sous sa présidence, mais que ce n’est que depuis 6 semaines qu’il en a pris connaissance.

 

Le Président Donhofer ajoute qu'il ne va blâmer personne, mais en 2004, les bibliothécaires étaient soucieux de ne pas faire de la publicité concernant les vols. Dans l'intervalle, ils ont commencé à penser différemment. Il rappelle l'importance pour les associations de dire à leurs membres de respecter le code d'éthique. Les libraires doivent vérifier la provenance des livres. Ils doivent demander l'identité d'un vendeur au moment de l'achat de livres.

Michel Bouvier note qu'en 2005, Ketterer Kunst était informé des vols et n'a prévenu personne.

Stuart Bennett soulève une question qui pourrait être pertinente, il apparaîtrait que Ketterer Kunst a fait une offre d'indemnisation initiale d'une grosse somme d'argent à la Bibliothèque royale qui a été refusée, et se retrouve donc dans l’heureuse position de ne pas avoir à payer quoi que ce soit, en conservant sa commission, et sans être blâmé par les autorités. Peut-être le VDA pourrait leur dire qu'ils ont une obligation morale de rembourser les acheteurs afin qu'ils puissent retourner les livres à la Suède. Ce serait la moindre des choses pour le VDA. Peut-être le VDA pourrait raisonnablement proposer cette solution à Ketterer pour lui permettre de maintenir son statut de membre. Mais LILA ne peut pas imposer une telle solution au VDA.

Le Président Donhofer demande aux présidents des associations incriminées à revenir vers lui avec les résultats de leurs discussions avec les libraires dont les noms sont dans les enveloppes. La VDA sait qu'il doit parler de nouveau à Ketterer Kunst. Michael Graves-Johnston est correct, le cas sera à nouveau évoqué lors de la prochaine conférence à New York, aussi parce qu'il ya un groupe de juristes expérimentés et éduqués membres de l'Institut d'Art et de Droit, et ils sont désireux de poursuivre de tels cas, afin de faire de l'argent. Dans leur histoire la plus récente, ils ont découvert que lors de l'holocauste arménien par les Turcs, 8 pages de manuscrits enluminés provenant d'un manuscrit vieux de 1750 ans ont été découpées. Après quelques recherches, ces pages ont été retrouvés il ya quelques années au Getty. Après de nombreuses négociations, le Getty a accepté de donner une énorme somme d'argent pour l'Arménie. Et ce une centaine d'années après que le vol ait eu lieu ! Un autre point qui est apparu au cours de la Conférence, est que 95% au moins des vols effectués dans des bibliothèques sont effectuées par les bibliothécaires, mais bien sûr, cela ne justifie aucunement leur acquisition par des libraires.

Bob Fleck conclut que les présidents des associations vont vouloir obtenir un rapport précis par retour du VDA à ce sujet et demande au président allemand si il va promettre de publier un tel rapport. Le président de la VDA convient qu'il examinera cette question à nouveau avec Ketterer Kunst et son comité et rendra un rapport aux présidents avec le résultat de cette discussion.

B) Proposition du NVvA

Le Président Donhofer lit :

Etant donné l’augmentation des vols de livres et cartes dans le monde, et le rôle actif que la LILA est appelée à jouer - en coordination avec les autorités, les bibliothèques et les musées -et afin de combattre ce fléau criminel, notre proposition consiste à ce que chaque association nationale nomme un des membres de son comité comme responsable de la sécurité, afin de former ensemble un groupe de liaison LILA. La coordination de ce groupe serait placée dans les mains du responsable Sécurité du comité de la Ligue.

Tom Goldwasser seconde la proposition.

Frank Rutten explique: Ceci est un prolongement naturel de notre dernière heure de débat; Cette réunion ne peut pas forcer les associations de nommer un officier. C’est juste une suggestion. La LILA garantit l’authenticité et la provenance de livres et de documents. Nous devons passer à nos clients un titre clair de propriété. Il est d'accord avec l'esprit de l'amendement britannique. Il dit que le président Donhofer a mentionné une éventuelle collaboration avec l'IFLA. La proposition de la NVvA est d'accélérer les informations entre les associations, car cela nous aidera à lutter contre le vol.

Le Président Donhofer répond que le comité a discuté hier de cette proposition. Tout d'abord, il ajoute que si la motion est adoptée, nous aurons besoin d'un nouveau responsable de la sécurité. Il donne la parole à Gonzalo F. Pontes pour que celui-ci s’explique.

Gonzalo F. Pontes dit qu’à son avis, un tel groupe de liaison ne serait pas réaliste, que certaines associations de petits pays ne vont pas nommer un agent de sécurité considérant que, dans ces associations, c’est le président qui fait tout le travail. Nous pouvons conserver le canal existant de communication. L’ABAA dispose d'un comité de sécurité, mais d'obliger toutes les associations à créer une chaire de sécurité et une réunion de sécurité chaque année une ou deux fois sera très difficile à réaliser. Il est prêt à rester comme responsable en matière de sécurité et de maintenir les canaux ouverts à tout président.

Le Président Donhofer souligne que les grandes associations ont déjà des responsables de sécurité ou un comité de sécurité. Gonzalo souligne que cela va être difficile pour une association de dix membres de demander à l'un d'eux d’assumer cette nouvelle tâche. Maintenant, nous avons déjà un bon moyen de communication et chaque fois qu'il ya un problème, l’officier de sécurité est avisé.

Frank Rutten explique qu'il ne veut pas de réunions organisées, mais une structure formalisée qui fonctionnerait par courriel. Une liste de messagerie dédiée à cet effet serait nécessaire.

Gonzalo F. Pontes suggère de laisser aux présidents de choisir ce qu'ils veulent, et qu'une liste électronique peut être créée avant Noël si ils estiment que c’est une bonne idée.

Le Président Donhofer demande si on votera maintenant, ou si on va envoyer un courriel aux présidents, présents ou absents, en leur disant que nous allons établir une telle liste avant Noël, leur demandant de désigner un bénéficiaire.

Peter Bichsel demande quel serait le but d'une deuxième liste de courriel? comme dans la plupart des cas, ce sera le président de l'association qui en sera le bénéficiaire?

Anne Lamort répond que ce serait symbolique.

Vote :

Pour : 17

Contre : ABAC, VEBUKU, ABF

Abstention : CLAM (le Président de l’association s’est brièvement absenté)

Proposition adoptée.

 

9. Prix de Bibliographie

NM lit le rapport suivant, envoyé par Fabrizio Govi, Secrétaire du Prix :

Le 17e Prix de Bibliographie LILA-Breslauer sera décerné en 2018 à l’ouvrage de référence que le Jury choisira parmi tous ceux qui lui auront été soumis. A ce jour, nous avons reçu dix livres, écrits en trois langues (Anglais, Français et Danois). Ils traitent de sujets très variés : études sur des imprimeurs et éditeurs, un inventaire des bois gravés dans les incunables hollandais, des catalogues Plantin et Giunta ou d’hippologie. Nous collaborons avec les plus importantes maisons d’édition scientifiques : Brill, Hes & De Graaf, Cambridge University Press, Harvard University Press, Oak Knoll Press, etc. Dans les années prochaines nous continuerons à les encourager, avec d’autres, de nous envoyer leurs parutions.

Le Président Donhofer rappelle à tous de répandre l’information.

 

10. Journée Mondiale du Livre 2015 et projet 2016

Une vidéo est montrée sur l’écran, elle résume la Journée 2015. Lorsque la projection est finie, des applaudissements crépitent dans la salle.

Le rapport suivant a été envoyé à tous :

Foires Pop-Up de la LILA

Journée Mondiale du livre et du droit d’auteur de l’UNESCO, 2015 et 2016

Lorsqu’en avril 2014 Norbert Donhofer, président de la LILA, a eu l'idée de célébrer la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur de l'UNESCO au sein de la communauté de la LILA personne n’aurait imaginé rencontrer un tel succès.

Le 23 Avril 2015 des libraires affiliés ont organisé 32 Foires Pop Up dans 12 pays à travers le monde. Des centaines, sinon des milliers de libraires et de membres du public ont été impliqués. Ces célébrations mondiales ont reçu beaucoup d’intérêt de la part des médias, y compris un article dans The Guardian, qui a créé un site spécial où les photos des évènements ont été téléchargées. Le nombre de visiteurs sur le site de la LILA et sur Blog spécialement créé a plus que doublé, l'écho dans les médias sociaux a été immense, et surtout, nous sommes fiers d'annoncer que les libraires participants ont levé une somme s’élevant à au moins 10,528.01 Euros pour le projet de l'UNESCO d'alphabétisation du Sud Soudan. En outre plus d'argent a été envoyé par le biais du bouton de donation que l'UNESCO a mis en place sur son site officiel. Malheureusement, nous ne disposons pas des détails de ce montant.

Telle une Ola: Cette journée 2015 a débuté à la Librairie de la Nouvelle Galle du Sud à Sydney (Australie), avec une progression des pop up en passant par l’Asie (Tokyo), l’Afrique du Sud (Le Cap), la Russie (Moscou), les principales capitales européennes puis à travers les Etats-Unis jusqu’à la côte nord ouest du Pacifique où la journée s’est achevée avec deux foires, l’une à Seattle et l’autre à Portland dans l’Oregon. La créativité déployée par les libraires fut inattendue et contagieuse. Si vous êtes imaginez des foires statiques où des libraires aux tempes grisonnantes montrent leur marchandise à des clients encore plus âgés, détrompez-vous ! Rendez-vous sur le blog que Barbara van Benthem a tenu pendant 24 heures en direct.

Le 23 avril les libraires ont apporté les livres jusqu’aux gens, donnant aux enfants, à des étudiants et au grand public accès à des livres rares, et pour la plupart d’entre eux c’était une première. Les foires se sont produites dans des endroits inattendus, par exemple : une barge sur un canal à Amsterdam, une grange à bétail dans le Bush Australien, une bibliothèque dans un quartier défavorisé d’Anvers, un club élégant à Munich, une librairie dans le centre de Tokyo, le nouveau Musée de Littérature à Vienne, La Gare centrale de Haarlem, le Club Grolier à New York, L’institut Cervantes à Budapest, un gratte-ciel à Chicago, un bar à bière à Portland, une rue entière à Groningen - il y a même eu une foire itinérante en Angleterre, avec la caravane de livres rares Céleste visitant des écoles primaires sur la route entre Salisbury et Oxford.

Publicité : Cette journée a généré beaucoup de publicité, très positive, sur la LILA et notre métier. Nous avons envoyé des communiqués de presse à l’international, et les participants ont contacté leur presse locale en utilisant et modifiant les modèles fournis par la LILA. Ainsi, les libraires participants ont lancé une campagne mondiale pour attirer l’attention sur les livres rares et le rôle positif de notre métier. On en a parlé dans The Guardian, le Sunday Times, l’Antiques Trade Gazette, Charta ; la campagne a été mentionnée dans Der Standard, Börsenblatt Online, Radio Lombardia, Focus Groningen, Oregon Live, dans les journaux locaux, depuis Dunkeld dans le Victoria en Australie jusqu’à Portland dans l’Oregon, et également dans une interview radiophonique au Cap où le libraire Paul Mills a parlé positivement de la Ligue. Et puisque nos foires étaient comprises dans le communiqué de presse officiel de l’UNESCO, la LILA a même été mentionnée à Wyborcza.pl Kultura ou dans le Bulletin de Manille.

La couverture internet a été particulièrement intense. La LILA a envoyé plusieurs lettres d’information sur le sujet, et au fur et à mesure que la date fatidique approchait, davantage d’articles ont été postés sur le site de la LILA, sur le blog, sur Facebook et Twitter. Toutes les associations nationales ont promu ces foires sur leur site. Sheppard’s Confidential a dédié une série de 6 articles au sujet, un par semaine jusqu’au jour J. Plusieurs blogs comme The Bookhunter on Safari, Book Patrol, My Sentimental Library, The Literay Tourist, Fine Books & Collectibles et iBookcollector ont publié des articles, plusieurs fois pour certains. Abebooks a soutenu la campagne mondiale de la LILA, non seulement en effectuant une donation de 2000$, mais en consacrant leur page d’accueil en entier à la promotion de ces célébrations en date du 23 avril, en blogant sur plusieurs sites et en plusieurs langues et en envoyant des représentants visiter les foires de Tokyo et Portland.

Le nombre de visiteurs sur notre site a doublé les 22 et 23 avril. De plus, la LILA a attiré 2500 visiteurs sur son blog ce jour-là, et a suscité des centaines de posts et de tweets dans les réseaux sociaux. Une telle campagne, mondiale, n’avait jamais été faite auparavant. C’est une démonstration graphique de la force générée par un travail commun.

Un modèle à suivre : La première participation de la LILA à la Journée Mondiale du Livre a été un succès retentissant, capturant l’imagination de la profession, des bibliothécaires et des institutions académiques, ainsi que du public.  Avec un format plus petit et plus informel, ces foires pop-up ont présenté notre profession de manière pratique, intéressante et excitante, et ce à l’aube du 21e siècle, attirant un public autre que celui habituel des foires, composé de gens qui ne connaissaient pas le livre ancien. Ces foires pop-up sont un moyen extraordinaire d’attirer des gens plus jeunes, et elles sont la preuve que les libraires d’ancien veulent collaborer ensemble. Une grande partie des commentaires reçus de la part des participants, à part ceux concernant les ventes générées allant parfois jusqu’à des nombres à 6 chiffres, consistaient à dire que la collaboration avec des collègues de par le monde, unis par le but de promouvoir notre profession, tout en levant des fonds pour l’alphabétisation, a été un facteur important pour eux. Cela illustre de manière brillante que la devise de la Ligue est toujours vivante : Amor librorum nos unit.

Aidez-nous à améliorer les foires pop-up en 2016 !

Les projets se profilent déjà pour La Journée Mondiale du Livre de 2016, et l’organisation démarrera juste après notre réunion de Séville.

UNESCO :  2015 a été la première année de collaboration entre la LILA et l’UNESCO pour cette Journée du Livre. La possibilité d’utiliser la marque de l’UNESCO donne du crédit à la Ligue, dans un contexte plus large et générant davantage de publicité, au-delà de l’horizon du monde des livres. En 2015 ces foires ont été promues de manière proéminente sur le site de l’UNESCO, chaque foire a été indiquées sur la mappemonde de l’UNESCO et nos évènements ont été cités dans leur communiqué de presse officiel. Le succès rencontré par la LILA dans l’organisation de cette journée a conduit l’UNESCO à proposer à la LILA de devenir un partenaire officiel. Michel Bouvier, membre du Comité, est en train de négocier avec Vincent Defourny et Ian Denison de l’UNESCO à Paris les détails d’un tel partenariat.

Une œuvre caritative: « Remplir la bibliothèque - Soutenir l’alphabétisation » a été le slogan de notre campagne 2015. Cette initiative caritative est très positive et nous aide à obtenir davantage de publicité, surtout en connexion avec l’UNESCO. En 2016, nous ferons appel de même au public pour remplir les bibliothèques, cette fois non seulement en anglais, mais avec une explication du concept de la bibliothèque vide dans les langues de chaque pays organisateur. Davantage de détails relatifs à nos plans pour 2016 seront divulgués lorsque notre budget pour cette campagne sera finalisé.

500 ans de Shakespeare et Cervantes - La bibliothèque virtuelle Shakespeare et Cervantes : 2016 sera une année particulière puisque le 23 avril sera le 500e anniversaire de la mort de Shakespeare et Cervantes. Ces deux auteurs sont d’une grande importance pour les lecteurs. Enfants, nous lisons les aventures de Don Quichotte et à l’école nous étudions Macbeth et les autres héros shakespeariens. Ces deux grands écrivains sont toujours vivants parmi nous grâce aux innombrables éditions de leurs œuvres, depuis le premier folio de Shakespeare et la très rare édition originale de Quichotte, jusqu’à ses traductions et adaptations en diverses langues et en différents formats, que ce soit des livres d’enfant, des livres de poche ou des bandes dessinées.

En 2016 la LILA va lancer la campagne des foires pop up début janvier, en déployant une bibliothèque virtuelle consacrée à Shakespeare et Cervantes sur son blog. Des confrères, des collectionneurs et toute personne intéressée nous enverra des photos de leur édition préférée de l’un ou l’autre de ces auteurs avec une phrase indiquant en quoi chacun de ces écrivains est important pour eux. Tout cela sera posté sur le blog et les réseaux sociaux durant les semaines allant jusqu’au 23 avril 2016 et des foires pop up où il est probable que davantage d’éditions intéressantes de Shakespeare et Cervantes seront exhibées. Cette initiative permettra à la LILA de lancer la campagne très tôt en 2016, de manière à générer une tension et à obtenir la plus grande couverture de presse possible, et l’attention du public.

 Patronage : Nous pensons également à trouver des célébrités à travers le monde qui accepteraient de parrainer ces foires. Par exemple, la foire pop up de Munich en 2016 sera officiellement ouverte par une conférence de Klaus G. Saur, bibliophile allemand, auteur et éditeur. Nous pensons aussi à solliciter les patrons d’honneur de la LILA. Il reste beaucoup de travail à faire et vos idées et commentaires seront les bienvenus.

Media : La célébration de cette Journée Mondiale du Livre bénéficie à tous nos libraires. Plus nous pouvons attirer de publicité, plus les foires recevront d’écho. En 2016 nous allons améliorer notre publicité dans les medias traditionnels, particulièrement les medias locaux. La situation idéale serait que les libraires ou leur association contactent, avec le soutien de la LILA, les media de leur pays. Cibler un media requiert une connaissance particulière du terrain local, et la LILA n’est pas en mesure de le faire. Nous avons donc besoin de votre aide. Mais nous vous aiderons en vous fournissant les modèles publicitaires, des marque-page double face (en anglais et dans la langue du pays), des affiches et si possible, davantage encore. Dites nous ce dont vous avez besoin. Nous ferons notre possible pour aider les organisateurs locaux. De plus, la LILA coordonnera le travail concernant la presse internationale, la campagne virtuelle sur le site de la LILA, le blog et les réseaux sociaux grâce à la publicité, aux articles, aux interviews, aux photos et vidéos, telle que ceux présentés lors de l’Assemblée Générale.

Rejoignez nous en 2016 !

Les premiers évènements sont déjà organisés : la Ola 2016 débutera à nouveau à la Bibliothèque de la Nouvelle Galle du Sud à Sydney. A Munich, la foire aura lieu au Casino Kaufmann. Sunday Steinkircher cherche un lieu sympathique à New York. Nous espérons que chaque association se joindra pour célébrer la Journée Mondiale du Livre le 23 avril 2016. Veuillez en parler à vos membres dès maintenant et préparez déjà vos projets. Plus on connaîtra vos plans à l’avance, plus vite on pourra les promouvoir. Nous voulons vous aider de quelque manière que ce soit. Rejoignez-nous, parlez-nous et faites partie du groupe !

>>> Blog : ilabpopupbookfairs.blogspot.de

Barbara van Benthem et Sally Burdon

Co-organisateurs de la Journée Mondiale du Livre de la LILA

Sally Burdon poursuit :

A quoi sert la Journée Mondiale du Livre et qu’a-t-elle accompli ?

Le but de la participation de la LILA était de promouvoir les livres rares et tout particulièrement la disponibilité des livres rares vis-à-vis du public à travers le monde. Comme il ya de moins en moins de magasins sur rue dans le monde des opportunités pour susciter la vocation de nouveaux collectionneurs ou même des collectionneurs "caduques" qui peuvent manipuler et acheter des livres sont devenus considérablement plus rares.

En outre, en plus de promouvoir les livres rares eux-mêmes, la possibilité de travailler ensemble en tant que profession pour promouvoir de l’argent pour l'alphabétisation a beaucoup aidé avec la communication ainsi que le sentiment incontestable "positif" de faire quelque chose qui n’est pas directement pour nous-mêmes ou notre commerce.

La promotion des libraires et de leurs livres n'a jamais été plus importante.

Pour l'anecdote, il commence à apparaître que la génération née avec le digital est intéressée par les livres et d'autres choses "réelles". Nous devons être visible pour les engager!

Les bibliothécaires ont besoin de penser à nos libraires en premier lorsqu’ils dépenses leurs budgets - la visibilité à travers les médias et la participation à l’effort d'alphabétisation contribue à cela.

La très mauvaise publicité qui a été générée par le comportement criminel qui a affligé notre profession au cours des dernières années, a signifié qu'il est vital que notre commerce soit actif dans un sens positif.

Nous avons besoin de raconter une histoire différente. Nous devons dire la vraie histoire. L'histoire de libraires à travers le monde qui sont compétents et généreux. Les libraires qui prennent en charge plus que seulement leur entreprise. Les Libraires pour qui l’argent n’est pas l'alpha et l'oméga. Les libraires qui aimeraient partager leur enthousiasme pour la préservation de notre patrimoine culturel commun et voudraient rendre des livres accessibles à tous. En un mot la collecte de fonds pour l'alphabétisation et le partenariat avec l'UNESCO est une partie importante qui permet de montrer qui est véritablement la grande majorité des libraires de la LILA.

Travailler ensemble sur un projet unique a prouvé avoir un autre avantage, celui de sensibiliser la LILA et la communauté mondiale de nos affiliés. Plus d'un libraire qui a pris part à un pop up de cette année nous a dit que l'idée de travailler ensemble à travers le monde pour amasser des fonds pour l'alphabétisation était un appel important pour eux et pour cette seule raison ils aimeraient y prendre part à nouveau. En fait, on pourrait faire valoir que le fait de travailler ensemble à travers le monde est une preuve du 21e siècle que le but pour lequel la LILA a été formée est toujours d'actualité, vitale, et d'une grande importance à nos affiliés. Le rappel  aux valeurs que nos ancêtres fondateurs de la LILA avaient à l'esprit ne vont, nous le croyons, que renforcer notre commerce.

Un autre effet secondaire inattendu a été l’essai de l'idée de petites foires pop-up à travers le monde qui est un modèle qui pourrait être utilisé à d'autres moments par les associations nationales. Ces foires sont pas conçues pour prendre la place des grandes foires traditionnelles, mais plutôt, pour être tout à fait autre chose. Ces Pop Ups sont une alternative donnant aux libraires la possibilité de participer à des foires rapides et bon marché. Des foires qui ont beaucoup moins d'infrastructure et aui pourraient convenir à certains endroits et / ou des libraires mieux que les plus grandes et nous croyons qu’elles sont désormais envisagées dans certains endroits comme une solution de substitution intéressante dans les villes où les foires traditionnelles, pour une raison ou une autre, se révèlent difficiles pour organiser avec succès.

Devrions-nous recommencer?

Elle passe alors la parole à Barbara.

Barbara commence par  remercier tous les libraires qui ont pris part à ce projet; jamais auparavant elle n’avait reçu autant de photos. Cela a été la campagne de relations publiques la plus réussie dans laquelle la LILA a jamais été impliquée. C’est un moyen extrêmement puissant de répandre le mot au sujet des livres et de la librairie. Pour toutes les raisons mentionnées ci-dessus, nous croyons qu'il est important de recommencer. Elle lit alors ce qui suit :

Que proposons-nous pour l'année prochaine?

Pour les Foires Pop Up du livre en 2016, nous allons intensifier nos efforts de relations publiques de diverses manières.

Le site de la LILA, le Blog LILA, le Bulletin de la LILA, et les réseaux sociaux sont les piliers sur lesquels la campagne de presse est construite. Immédiatement après la réunion des présidents, nous ferons appel à tous les affiliés de la LILA pour prendre part à La Journée Mondiale du Livre (JML) 2016. La campagne débutera avec la vidéo que nous avons présenté aujourd'hui et continuera avec des postes réguliers avec en vedette les libraires qui se joindront à nous, la liste des endroits où Pop Up auront lieu, le campagne de levée des fonds pour l’UNESCO, les événements spéciaux, accompagnant les clients et les parrains connus des célébrations. Toutes les organisateurs, leurs concepts et leurs emplacements seront présentés sur le site de la LILA et sur le blog de la LILA. Toutes les nouvelles récentes seront immédiatement diffusées sur Facebook, Twitter et Google en utilisant les hashtags comme #ILABWBCD, #ILABLiteracy, #ILABUNESCO, #ILABPopUp, #ILABFairs, #ILABRarebooks, #ILABFundraising. Des Bulletins électroniques seront envoyés régulièrement pour garder les clients et affiliés à jour des dernières informations. Plus la date du 23 Avril 2016 approchera, plus nous intensifierons cette campagne de relations publiques virtuelle avec encore plus de postes et nouvelles jusqu'au grand jour.

Le Blog en continu en 2016: Comme en 2015 la campagne culminera dans un blog de 24 heures de nouvelles en direct pour montrer aux gens partout dans le monde qui, partout où ils exposent, les libraires affiliés font partie d'un événement véritablement mondial pour promouvoir les livres rares et l’alphabétisation dans une effort commun couvrant tous les continents.

500 ans de Cervantes et de Shakespeare - La vitrine virtuelle consacrée à Shakespeare et Cervantes: 2016 sera une année spéciale car le 23 Avril est le 500e anniversaire de la mort de William Shakespeare et Miguel de Cervantes. Les deux auteurs sont d'importance pour les amateurs de livres. Ils survivent dans le monde moderne à travers d'innombrables éditions du célèbre Premier Folio et de la rare première édition du "Quichotte" ainsi que par les traductions et adaptations dans plusieurs langues jusqu’aux livres pour enfants, livres de poche, bandes dessinées et films. Au début de Janvier, nous allons mettre en place une bibliothèque virtuelle Shakespeare et Cervantes sur le Blog. Quiconque est intéressé sera invité à envoyer des photos de leurs éditions préférées de Shakespeare et de Cervantes et de nous envoyer de brèves déclarations expliquant ce que les deux poètes signifient pour eux. Tout cela sera affiché sur le blog et dans les médias sociaux dans les semaines menant au 23 Avril 2016 où il est fort probable qu’un grand nombre d’éditions de Shakespeare et de Cervantes seront exposées sur les foires pop-up. Cette initiative permettra  de lancer la campagne très tôt en 2016 augmentant ainsi la tension afin de gagner autant de couverture médiatique et d’attention du public que possible.

Publicité ciblée: Dans le même temps, nous allons commencer une publicité ciblée dans les magazines du livre. Les nombreuses annonces dans les blogs et magazines livresques a été extrêmement utile. Richard Joseph  de Sheppard Confidential a déjà promis de soutenir notre campagne avec une série d'articles comme il l’a fait en 2015.

Patronage: Nous travaillons également sur l'idée de trouver des personnalités à travers le monde pour être les patrons d’évènements. Par exemple, la foire pop-up de Munich en 2016, sera officiellement ouverte par Klaus G. Saur, collectionneur de livres, auteur et éditeur depuis des décennies. Nous réfléchissons également à impliquer les Patrons d'honneur de la LILA. Vos commentaires et vos idées sont les bienvenues.

Charité: «Remplissez la bibliothèque - Soutenez l'alphabétisation" était le slogan réussie pour la campagne en 2015, et il a été la clé pour attirer une plus grande attention des médias. En 2016, nous allons à nouveau faire appel au peuple pour remplir les « bibliothèques vides », cette fois non seulement en anglais, mais avec un appel dans les langues de tous les pays organisateurs.

Site Web de l'UNESCO et Carte mondiale de l'UNESCO: Tous les pop-up seront à nouveau inclus dans le site Web de l'UNESCO et sur la carte mondiale de l'UNESCO. Comme il est très probable que la LILA et l'UNESCO vont devenir partenaires officiels, nous espérons plus de PR de leur part en 2016. Michel Bouvier est en contact direct avec l'UNESCO à Paris afin d'obtenir un contrat signé.

Communiqués de presse: la LILA va envoyer des communiqués de presse à la presse internationale, tandis que les organisateurs de pop-up le feront à la presse locale. J’ai mis en place un fichier Excel avec des contacts de presse à travers le monde. Pour leur travail de presse locale la LILA fournira aux organisateurs des modèles.

Marque Pages - Affiches - Annonces: Pour soutenir le travail de la presse locale, nous allons fournir aux organisateurs des maquettes de publicité, des affiches, et des marque pages double face (en anglais et dans la langue du pays où les évènements ont lieu).

 

S'il vous plaît faites-nous savoir si vous avez des contacts de presse à rajouter à notre liste, des idées ou des souhaits particuliers que nous pourrions utiliser pour faire des communiqués de presse aussi intéressants que possible.

Dites-nous ce dont vous aurez besoin. Nous ferons ce que nous pouvons pour aider les organisateurs locaux.

Promotion sur les sites des Associations nationales et les sites de libraires individuels: La LILA coordonnera le travail concernant la presse internationale et la campagne de communication virtuelle, nous allons vous fournir beaucoup de contenu attractif, communiqués de presse, annonces, vidéos, et autres matériaux promotionnels. Aidez-nous à diffuser les nouvelles aussi largement que possible. Publiez à nouveau les articles, postez les annonces sur les sites Internet des associations nationales des libraires, incluez-les dans vos lettres d’information, partagez les dans les réseaux sociaux et postez les affiches sur les murs de vos librairies. Aidez-nous à ces célébrations! Nous avons déjà parlé avec les participants de l'an dernier, et il y aura certainement des évènements à Munich, au Danemark, à Vienne, à New York, à Madrid, à Barcelone, et nous espérons aussi partout ailleurs dans le monde.

Sally Burdon et Barbara van Benthem sont de nouveau très applaudies. Sally ajoute que Barbara a été formidable.

Michel Bouvier dit qu'il est en train de faire la partie «ennuyeuse» avec l'UNESCO, ce qui signifie que l'UNESCO a élaboré un contrat, mais il y avait quelques phrases avec lesquelles nous n’étions pas d'accord, il espérait qu'il arriverait à la réunion avec le contrat signé, mais l'UNESCO est une machine très lente, même si les responsables dont des gens sympas et qu’ils ont été impressionnés par notre travail. Peut-être que nous pouvons également développer des partenariats sur d'autres sujets avec l'UNESCO. Il tient à féliciter Sally et Barbara pour l'air frais que ce projet a apporté.

Sally Burdon demande à Eberhard Köstler parler des avantages d'avoir organisé la foire de Munich, ce qu'il fait.

Pour conclure, Sally Burdon remercie tous les libraires et associations impliqués, avec une mention spéciale pour l'association néerlandaise. Elle poursuit en disant qu'elle aura besoin de plus de fonds pour organiser une meilleure Journée l’année prochaine. Ces fonds seront dépensés avec soin. Elle remercie également le Président Donhofer d’avoir eu l'idée initiale. Barbara et elle ont préparé deux albums de photos spécialement imprimés, l’un pour Norbert, et l’autre pour les archives de la LILA. Elle les montre et les fait passer à tour de rôle à tous.

Bob Fleck rappelle qu'ils avaient prévu un budget l'an dernier de 6000 euros pour l'événement, mais que seulement 4500 euros avaient été dépensés, il n’est même pas certain qu'ils dépenseront la totalité des 10000 euros alloués dans le budget.

Le Président Donhofer demande si il ya des questions ou des commentaires?

Frank Rutten répond dit l'enthousiasme de l'équipe était très contagieuse et le NVvA fera son possible pour les aider.

 

11. Internet

Barbara van Benthem a envoyé le rapport suivant :

Statistiques: La Journée Mondiale du Livre a été promue sur notre site, sur un nouveau blog, dans les réseaux sociaux et dans divers communiqués de presse. La campagne a débuté plusieurs mois avant le 23 avril 2015 et a culminé en un reportage en direct durant 24 heures par des photos, des interviews et toute sorte d’information sur ce qui se passait dans le monde ce jour là. La réponse - presse, réseaux sociaux et statistiques - montre clairement l’effet positif de telles campagnes. Normalement, notre site reçoit jusqu’à 1200 visiteurs par jour. Le 22 avril il y en a eu 2234, et le 23 avril 2212, ainsi que plus de 2500 visites sur le blog durant ces deux jours (http://ilabpopupbookfairs.blogspot.de), ainsi qu’un nombre étonnant de réactions dans les réseaux sociaux. Nous n’avions jamais vu cela auparavant. Les détails avec les liens vers les articles de presse sont postés sur notre site et sur le blog.

Plus de 2 millions de personnes avec plus de 7,5 millions de pages vues depuis 2010: De retour à nos statistiques qui demeurent à un niveau constant avec 33.000 à 38.000 visiteurs et près de 120.000 à 140.000 pages vues par mois. Le plus haut jamais atteint a été en février et avril 2015 avec 39184 et 39650 visiteurs, une sacrée augmentation par rapport à nos débuts en janvier 2010 où le site recevait 16000 visites par mois. Depuis, nous avons attiré plus de 2 millions de visiteurs avec plus de 7,5 millions de pages vues, chaque session durant en moyenne 3mn et 29s avec une moyenne de 3,75 pages par session. 35% sont de nouveaux visiteurs, 65% des gens qui reviennent, dont 30 qui sont très actifs quotidiennement. 

Origine des visiteurs: Plus de 60% sont de langue anglaise, suivis par ceux de langue française, les autres langues européennes et le japonais. Nos visiteurs viennent de tous les continents, mais surtout d’Amérique du Nord et d’Europe, mais aussi d’Australie, du Japon, de Russie, et même d’Inde, de Singapour et de Corée. Près de 60% du trafic provident de Google et d’autres moteurs de recherches, les autres 40% sont générés soit par un accès direct, des sites référents ou les réseaux sociaux. Les plus importants de ces sites sont Facebook, Twitter, Vialibri et Antikvariat.net, Google News, les sites des associations nationales, le quotidien The Guardian (avec 627 visites pour la Journée Mondiale du Livre), Olympiabookfair.com, la Lettre d’information, le blog, Fine Books Magazine, et pour la première fois en 2015, l’UNESCO.

Nouveau serveur: En mai/juin 2015 nous avons subi une attaque virale sur le site. Neteor a réagi très vite, mais néanmoins, Google a bloqué le site durant plusieurs jours. En été 2015 le site a également été hors ligne pendant quelques jours à cause de problèmes de serveur. En conséquence, Vincent Couchouron a loué un nouveau serveur et notre site fonctionne parfaitement depuis. En attendant, il a restructure Neteor qui devient 1Genei. Egalement, la nouvelle maquette et la nouvelle programmation du site est bientôt achevée.

Réseaux Sociaux: leur réactivité est en augmentation. Le groupe Facebooks a plus de 2100 membres. Le compte Twitter a plus de 3013 abonnés (comparé aux 261 membres Facebook en 2010 et 1200 en 2014). Le nouveau blog, utilisé pour la première fois pour promouvoir la Journée Mondiale du Livre, sera utilisé à l’avenir pour des campagnes similaires, comme la Journée 2016 et le Congrès de Budapest. Il a reçu 10045 visiteurs dans ses 3 premiers mois de vie. Par ailleurs, la Lettre d’information électronique est de plus en plus connue des bibliophiles, des collègues et de la presse avec 3356 abonnés.

Articles - interviews - catalogues: Notre site, mis à jour quotidiennement, se centre davantage sur les foires de la Ligue, les conférences, les séminaires, les expositions et tout autre évènement relatif aux livres. Il contient environ 1500 articles et interviews, et près de 1800 catalogues téléchargés par nos libraires, ainsi que des informations diverses sur la LILA, les associations et les libraires. D’après les statistiques, c’est surtout le moteur de recherché qui est le plus consulté, suivi par les catalogues, le calendrier et la bibliothèque.

Projets: les campagnes telles que celle entreprise pour la Journée Mondiale du Livre sont très importantes. Notre site génère une quantité considérable de trafic de lui-même et surtout grâce à son contenu, mais un autre facteur important est les réseaux que l’on peut construire: des campagnes publicitaires ciblées, des campagnes comme WRBD, les réseaux sociaux, le blog et des vidéos qui seront utilisées pour la Journée Mondiale 2016. Tout cela génère davantage de trafic, plait à Google, nous amène davantage de visiteurs et surtout, attire l’attention de ce qu’est la Ligue et ce que représentent ses libraires - virtuellement et réellement. Parmi les projets pour élargir encore ce réseau: (1) promouvoir le moteur de recherche dans des articles et les réseaux sociaux, (2) publicité à bas coût dans des blogs relatifs aux livres et magazines. J’ai préparé des maquettes publicitaires qui ont été très bien reçues par les réseaux sociaux. (3) activités sur Instagram et (4) une série d’interviews avec des femmes libraires.

Les femmes dans notre profession: Pas plus de 10% des libraires de la LILA sont des femmes. D’après le répertoire, l’Autriche et le Danemark en comptent 3, la Suisse 8, l’Australie 11, la Grande-Bretagne 26, la France 37, les Etats-Unis 48. Depuis 1947, la LILA a compté 24 présidents, l’un d’entre eux du sexe féminin. Il est temps de dresser le portrait de certaines d’entre elles, comme Susanne Schulz-Falster, Nina Musinsky, Barbara Grigor-Taylor, Brigitta Laube, Anne Lamort, Charlotte Du Rietz, Jeannette Ray, Kay Craddock ou Sally Burdon.

Les libraires affiliés listés dans l’édition 2016 du Collector’s Resource Guide Dictionary: et finalement, un dernier endroit où de l’intérêt est montré à notre égard. Kimberley Draper de Fine Books & Collections m’a informée que la nouvelle liste de ce dictionnaire en ligne inclura, en plus des logos de l’ABAA et de l’IOBA, celui de la LILA. Il figurera à côté des noms de chaque libraire affilié. C’est la première fois que Fine Books & Collections offre cette opportunité aux libraires de la LILA: c’est bon pour la LILA et ses affiliés.

Barbara van Benthem dit que les présidents ont tous reçu le rapport, elle ne fera que mentionner deux choses: la publicité de l'année prochaine et la promotion du métamoteur de la LILA. Elle prévoit également de faire des articles et des interviews de femmes libraires.

Umberto Pregliasco dit que quand Barbara a présenté l'idée à la réunion du Comité de la veille, il a eu une autre idée: notre métier se fait vieux et obsolète et nous avons besoin de faire des choses bizarres, de communiquer et d'intéresser les jeunes. Donc, après avoir écouté l'idée de Barbara, il s’est demandé pourquoi ne pas développer un véritable événement sur les femmes? Les libraires femmes et les femmes dans les livres. Il a contacté Brigitta Laube au sujet de gravures, des femmes graveurs, des portraits de femmes par des artistes célèbres, il a lui-même une collection de livres sur les femmes, tous les libraires femme peuvent ajouter des livres à la liste; commençant le 8 Mars (la journée internationale de la femme) une exposition de livres et de gravures par des femmes et sur les femmes et avec autant de femmes libraires que possible peut être organisée, des entretiens peuvent être réunis, la mémoire de quelques grandes femmes libraires du passé peut être invoqué: Fiametta Olschki, Carla Mazzoli, Maria Bloch, Diana Parikian, Winnie Myers ... Si le Comité lui donne l'autorisation d'organiser quelque chose et de présenter le projet dans un mois ? Il demande à Tom Goldwasser si il y aurait une chance de déplacer l'exposition le 8 Avril à l'Armory au moment de la Foire? Tom Goldwasser répond que ça pourrait se faire. Stuart Bennett ajoute qu'il a trouvé et utilisé une illustration de ce qui est censé être le premier libraire occidental de livres d'occasion, datant du 13ème siècle, et le libraire représenté est une femme.

Le Président Donhofer demande aux présidents de retourner dans leur pays avec cette idée, de parler à leur comité, c’est une excellente idée, qui pourrait attirer la presse, le Comité enverra un rappel très bientôt.

Aucune autre question n’est posée.

 

12. Education

A) Stages

Ce programme suit son cours plus ou moins automatiquement, le Président Donhofer dit qu’un autre étudiant de Moscou va bientôt se rendre chez Between the Covers aux USA. Il profite de cette opportunité pour remercier tous les libraires qui ont participé au programme. Des relations se sont construites, avec un remerciement tout spécial à l’ABA qui a octroyé un stand partagé à l’association russe pendant la Foire de l’Olympia.

B) Opportunités éducatives parrainées par la Ligue

Sally Burdon lit le rapport suivant :

Le programme de stages de la LILA, initié en l'an 2011, est une étape importante pour promouvoir la formation de jeunes libraires à travers le monde. Sept stagiaires ont jusqu'ici travaillé avec les libraires affiliés de renommée internationale en Australie, États-Unis, Royaume-Uni, Espagne, Pays-Bas, la Hongrie, l'Allemagne et l'Autriche. Les initiatives suivantes visent à approfondir les efforts de la LILA pour aider les jeunes libraires à démarrer leur carrière, de s’impliquer dans le commerce international et d'acquérir autant de connaissances et d’expertise que possible.

1- Une bourse pour jeune libraire pour la promotion de l'excellence en librairie

2- Programme international de tutorat à domicile

Bourse « Next Generation » pour jeune libraire pour la promotion de l'excellence en librairie

Proposition: la LILA offre une bourse annuelle permettant à un jeune et prometteur libraire d'assister à l'un des séminaires de livres anciens soutenus par les libraires affiliés ou les associations.

Contexte

La force de la LILA et de chaque association nationale réside dans la qualité et l'éthique de ses libraires affiliés. Les jeunes libraires sont l'avenir de notre métier. La LILA devrait permettre à ces débutants d’accumuler autant de connaissances et d'expertise que possible en les aidant à participer à l'un des séminaires de livres anciens organisés dans le monde entier.

Nouveau modèle d'apprentissage requis par le métier:

Le vieux modèle de l'apprentissage du métier, le style d'apprentissage, sous la main d'un libraire âgé est maintenant un privilège disponible pour très peu de personnes. On peut toutefois faire valoir que la nécessité de la mise en place d’un système qui permette de gravir les échelons de la profession n'a jamais été aussi grande. Comme la portée d’un libraire individuel est maintenant souvent mondiale, ainsi leur influence, bonne ou mauvaise, est grande. Dans ces circonstances en constante évolution, l’éducation et la formation des jeunes libraires sont impératives et et les écoles de livres rares dans le monde entier ont besoin du soutien de la LILA.

Bonne publicité pour la LILA

La LILA symbolise l’excellence et l’expertise dans le métier. Promouvoir l’éducation d’un jeune libraire en fait partie de manière importante. C’est le soutien à long terme de valeurs qui permettra à la LILA d’être respectée.

Renforcer les relations entre les associations et leurs membres

Cette bourse renforcerait les relations entre la LILA, les associations, et les libraires. Elle apporterait soutien et reconnaissance à ceux qui organisent ces écoles. Elle motiverait d’autres associations à établir de telles écoles chez elles.

Proposition

La LILA payerait les coûts de participation d’un jeune libraire à une de ces écoles reconnues utiles par la LILA.

Candidats

Des demandes écrites proviendraient de tout libraire en dessous de 45 ans, qu’il soit affilié à la LILA ou pas. Ceux qui ne sont pas affiliés à la LILA devraient soumettre une lettre de parrainage d’un libraire affilié en même temps que sa demande.

La demande serait revue et la décision d’octroyer la bourse au meilleur candidat serait basée sur une variété de facteurs, y compris le manque de ressource financière ou alors ceux susceptibles de jouer un rôle important dans la communauté.

De retour de l’école, le candidat serait requis d’écrire ou de filmer un rapport pour le site de la LILA et de faire circuler l’intérêt de ce genre d’éducation au sein de son association.

Fonds requis

Jusqu’à 1500 euros serait un montant idéal. Cette somme règlerait le montant de la scolarité et un surplus pour couvrir les frais de voyage. Cela dit, une somme plus faible pourrait être proposée qui ne couvrirait que les coûts de scolarité. Voyez ci-après les coûts actuels :

Par exemple, en 2015, les coûts des écoles suivantes s’élèvent à :

Annual Antiquarian Book Seminar, organisé par le VDA  240 €

Australian and New Zealand  Rare Books School AU$800

Colorado Antiquarian Book Seminar   US$1250

Institut d’histoire du livre 500 €

London Rare Book School £600

Rare Book School $1295

The Montefiascone Project £425

York Antiquarian Book Seminar  £425

Quelques méthodes pour lever des fonds

La LILA n'a pas l'argent disponible pour financer une bourse, nous devrons donc réfléchir de manière créative à la manière dont cet argent pourrait être trouvé.

Voici quelques suggestions pour lever cette somme.

(i) La LILA pourrait faire appel à des dons auprès de la communauté des libraires pour amasser des fonds pour la bourse en utilisant un modèle de financement de foule.

(ii) la LILA pourrait inviter un partenariat pour cette bourse auprès de libraires et de collectionneurs. Une bourse serait mise en place au le nom de la personne ou d'une entreprise, par exemple La Bourse LILA Bruin-Jones pour libraires. Ce fonds pourrait être géré par la LILA seule ou pourrait être mise en place avec une bibliothèque qui a la structure pour administrer de tels fonds.

(iii) Si un programme de mentorat de la LILA, voir la proposition ci-dessous, était mis en place dans lequel des libraires réputés deviendraient le mentor de jeunes libraires. Ceux qui seraient encadrés pourraient être tenus de payer une redevance relativement faible de 400 $ à peu près par an ce qui permettrait de financer la bourse « Next Generation ». Pour plus de détails sur ce programme s'il vous plaît lisez le document ci-après.

Programme international de tutorat à domicile

But : d’offrir un soutien et un tutorat à de jeunes libraires relativement inexpérimentés au sein de la communauté de la Ligue ainsi qu’à ceux qui aimeraient la rejoindre en devenant membre d’une association nationale.

Atteindre les gens de cette façon a travers le monde montre la nature mondiale de la librairie d’aujourd’hui.

Les Tuteurs

Des libraires expérimentés avec les compétences requises seraient recherchés dans les rangs des affiliés de la LILA. Le tutorat serait entièrement volontaire. L'objectif serait de construire une banque de tuteurs avec différentes compétences, des langues et des personnalités qui seraient jumelés à des candidats. La LILA et les associations nationales travailleraient ensemble pour identifier les tuteurs appropriés, ainsi que ceux qui souhaitent être encadrés.

La méthode

La méthode serait celle la mieux adaptée au tuteur et à son destinataire qui pourrait inclure Skype (ou une similaire installation de communication sur Internet), le téléphone ou le dialogue en personne, en fonction de la situation géographique et les circonstances individuelles de ceux qui sont impliqués.

Durée

Ceci nécessiterait une plus ample réflexion, mais disons qu’une heure par mois durant un an pourrait être un bon point de départ.

Bon pour l’image de la LILA

Ce programme de tutorat serait unique dans le monde des livres rares, et il serait un véritable pas en avant dans l’instruction des libraires tant dans la sphère publique et en dehors des écoles de livres, soulignant ainsi encore son importance. Avec les stages de la LILA le programme de tutorat de la LILA donnerait une autre étape décisive pour accueillir les jeunes libraires dans la communauté de la LILA et de leur permettre de devenir parmi les plus grands experts du monde. Alors que les stages de la LILA offrent aux jeunes libraires un excellent départ et l'occasion unique dans une vie pour apprendre autant que possible en deux mois auprès d'un expert de la LILA, le programme de tutorat les aiderait à faire le prochain pas décisif pour devenir un expert indépendant par la création d'une entreprise, d'une librairie, qui leur appartienne.

Le programme de tutorat serait excellent pour l’image de la LILA et contribuerait à montrer qu’elle agit très positivement à promouvoir l'éthique et l'expertise dans les rangs de ses libraires. Elle pourrait annoncer publiquement les tutorats sur le site de la LILA. Le site de la LILA afficherait de manière proéminente le conseil des tuteurs (noms, photos, spécialités), d'éminents experts dans leurs domaines, ce qui leur apporterait une bonne publicité pour eux-mêmes. De plus, chaque projet de tutorat, une fois en cours, serait accompagnée d'une interview et d’un rapport.

Coûts

Les coûts de mise en place et l'exécution de ce programme se situent en grande partie dans le temps consacré par les bénévoles dans l'organisation du programme et dans sa prestation. Nous ne prévoyons pas de coûts autres, que ce soit des frais d’imprimerie ou d’équipement fixe.

Les fonds générés

La possibilité d'être « tutoré » serait disponible pour une somme relativement faible (200 - 400 Euros par exemple) pour faire en sorte que les libraires qui auraient la chance d'être encadrés seraient non seulement être en mesure de se le permettre financièrement, mais aussi pour valoriser la formation. Les fonds provenant de ce programme de tutorat iraient directement au financement des bourses « Next Generation ». Si un excédent est généré, il permettrait d'offrir plus d'une bourse l’année de l’excédent. Si l'argent pouvait être trouvé pour les bourses d'une autre source nous suggérons que le tutorat soit offert sans frais.

Proposition

Nous proposons que ce modèle soit étudié afin de voir s’il est faisable. L’étude inclurait la prise de contact avec des mentors potentiels pour voir si un nombre suffisant de libraires voudraient y consacrer du temps. Si le comité de la LILA et les présidents se mettent d’accord et décident que le tutorat a du mérite, alors nous suggérons d’approfondir la question avec la possibilité de lancer ce programme vers la mi ou la fin 2016.

Barbara van Benthem et Sally Burdon.

Le Président Donhofer remercie Sally et dit que nous ne discuterons pas tout de suite de cette question, les présidents recevront bientôt un rapport à ce sujet, il leur demandera alors leur avis.

Tom Congalton dit brièvement qu’il a fait partie pendant un certain temps du Colorado Book Seminar, que chaque année ils recevaient 40 à 50 élèves, et que ces élèves ont fourni la nouvelle génération de libraires. Donc, en apportant cette idée aux autres nations, le nombre de leurs membres pourrait augmenter.

 

13. Congrès et Réunions

A) Budapest

Le Président Donhofer lit une allocution en hongrois à l’attention d’Adam Bosze :

“Kedves Barátaim! Szeretettel meghivlak titeket a következö ILAB Konferenciara, amelynek Magyarorszag fövárosa, Budapest ad otthont. Remélem, a barátunk, Bösze Adam által összeaállitott program meggyöz benneteket, és elfogadjátok a meghivasomat. Köszönöm!”

Adam Bosze présente alors son programme sur l'écran et termine avec une vidéo qu'il a préparée. Il ajoute qu'il aimerait  inviter au congrès deux jeunes libraires de diverses associations comprenant l'hébergement et la gratuité du congrès.

Il est applaudi et remercié par le président, qui ajoute que le programme est très attrayant, que le comité a eu une réunion il ya quelques années à Budapest, et que c’est une ville incroyable avec une histoire riche, les trésors qui seront visités vaudront la peine. Les frais sont modestes et devraient attirer de nombreux libraires.

B) Appel à candidatures pour 2017 et 2018

En attendant, le Président rappelle que nous n’avons pas d’invitations pour après 2016, que ce soit pour un congrès ou une réunion de présidents.

Maria Girsel dit qu’elle a parlé à son comité et serait heureuse d’accueillir une réunion de présidents à Copenhague en 2017. Elle est remerciée.

Michael Graves-Johnston dit que l’ABA va y réfléchir, il en parlera à son comité.

NM rappelle à l’Assemblée que la LILA a voté en 2010 une allocation de 6000 Euros à toute association organisant une réunion de présidents.

 

14. Règlement intérieur

A) Indemnités administratives : les remplacer par des remboursements sur frais réels

Bob Fleck explique que c’est très simple : nous octroyions une allocation annuelle aux officiers pour contribuer à leurs dépenses concernant la LILA. Ce n’est plus nécessaire, et les dépenses seront remboursées dès que nécessaire.

Aucune question n’est posée.

Anne Lamort et Christian Hesse secondent la proposition.

Vote

Pour : 21

Proposition adoptée.

 

B) Présidents d’honneur : leur faire régler une indemnité lorsqu’ils participent à une réunion de présidents, similaire à celle payée par les personnes accompagnantes. Seuls les deux derniers présidents d’honneur assistent aux réunions du comité, sauf si invités spécifiquement par le comité.

Le Président explique que cette question a été soulevée à cause du nombre croissant de présidents d’honneur qui sont maintenant plus nombreux que les membres du comité et que cela génère des coûts élevés.

Vote :

Pour : 21

Proposition adoptée.

 

15. Budget 2015-2016

Le budget figure sur la table V du rapport. Bob Fleck lit :

Budget 2016

Le budget pour l’année allant du 1er Juillet 2015 au 30 Juin 2016 figure dans le tableau V. Notre revenu est prévu en baisse, de 164.451 euros à 146.733 Euros. Nous n’éditerons pas un répertoire cette année (il est publié tous les deux ans) ce qui diminue notre revenu mais cela est partiellement compensée par l'augmentation du montant provenant de la taxe de foire. Le tableau VI montre les estimations des souscriptions et taxe de foire. Le Comité doit veiller à ce que tous les pays organisant des foires internationales règlent leur dû. Les dépenses prévues sont en augmentation par rapport à ceux de 2015 car nous aurons deux réunions (présidents et comité), mais cette augmentation est partiellement compensée par le fait que nous ne devrons pas assumer les frais de publication d'un répertoire. Le Comité propose d’augmenter notre budget publicitaire de la Journée du Livre car cela a été demandé par les personnes qui s’en occupent. En résumé, nous escomptons une légère perte cette année (3137 Euros).

Anne Lamort seconde l’adoption du rapport du trésorier et du budget.

Elle dit ensuite qu’elle avait cru comprendre en écoutant les rapports présentés par les associations en début de réunion que l’ABA avait plus de membres que le SLAM, pourquoi donc le SLAM cotise-t-il plus que l’ABA ?

NM lui répond que l’ABA compte toutes les catégories de membres, y compris ceux d’une même entreprise. Michael Graves-Johnston confirme.

Une question est posée au sujet de l’augmentation projetée de la taxe de foire. Il est répondu que la foire de l’Olympia a été encaissée deux fois car elle a lieu fin Mai. Le trésorier apprend qu’il n’y aura pas de foire au Japon l’an prochain, le revenu associé doit donc être retiré du budget.

Vote :

Pour : 21

Le rapport et le budget sont adoptés à l’unanimité.

 

16. Ethique

A) Progrès réalisés sur le code de conduite pour libraires et bibliothécaires

Suite à l’atelier de travail organisé par la LILA à Milan au mois de mars 2015, un courriel avait été envoyé aux présidents le 8 avril 2015, encourageant chaque association à suivre l’exemple de l’ABA. Le Comité aimerait savoir quels progrès ont été réalisés sur le sujet par les associations membres.

Le Président lit la proposition ci-dessus.

Tom Goldwasser déclare qu’il a mentionné dans son rapport que l’ABAA est en train de constituer un comité avec l’Association des Bibliothèques afin de développer une action à ce sujet.

En l’absence de commentaires autres, le Président déclare que l’ABA a montré l’exemple en la matière, mais qu’il est évident que personne n’a lu les Directives que l’ABA a adoptées, il faut donc avancer au point B.

B) Proposition de l’ABA

L’adoption par les associations nationales des principes du document que l’ABA a établi, intitulé : Vol de Livres et Manuscrit des Bibliothèques : Un code de conduite destiné aux libraires et bibliothécaires ainsi qu’il en a été question lors de la réunion de Milan en mars 2015.

Stuart Bennett dit que le comité comprend que l'ABA a fait une proposition formelle pour que les présidents aient l’opportunité d'adopter les principes du document. Il demande au président de l'ABA de donner un résumé de ces principes afin de permettre aux présidents de voter.

Jörn Harbeck rapporte que le Comité de l’ANZAAB a lu les lignes directrices des Directives, et a décidé que lors de leur prochaine conférence sur la sécurité l'année prochaine ils vont développer des lignes directrices spécifiques pour eux-mêmes.

Michael Graves-Johnston lit des extraits du document.

Tom Goldwasser dit, on nous demande d'accepter deux principes: le droit à l'obligation des propriétaires de protéger leur propriété et le droit des acheteurs légitimes de bénéficier de la vente.

Le Président Donhofer remarque que seuls quelques présidents ont lu ce document, de sorte qu'une discussion à ce stade n'a pas beaucoup de sens. Il demande s’il est possible de reporter le vote sur ce point, mais demande aux présidents de le lire attentivement cette fois?

Michael Graves-Johnston demande si il ya beaucoup de choses à comprendre?

Bob Fleck lui demande si il accepterait de mettre de côté la proposition jusqu'au 30 Octobre 2015. Jörn Harbeck secondes cette motion.

Le document sera envoyé à nouveau sur la liste des présidents par courriel le 15 Octobre, discuté par voie électronique, et voté avant le 30 Octobre.

Vote sur la motion modifiée de remettre le vote au 30 octobre

Pour : 18

Contre : VDA

Abstention : VEBUKU

Proposition adoptée.

 

C) Proposition du SLAM

Que le Code de Déontologie de la LILA utilise une formulation plus stricte, de manière à exprimer des obligations plutôt que des recommandations, et qu’il soit reformulé en ce sens. Cela pour que les libraires ne répliquent pas, lorsqu’ils agissent en contradiction avec le Code, que celui-ci n’est pas obligatoire.

Anne Lamort dit qu’elle voudrait être plus précise : elle demandait à ce que la clause concernant les placements financiers soit modifiée, pas tout le Code. Elle pense que le Code actuel devrait être divisé en deux parties : une qui concerne les pratiques commerciales et une autre concernant la déontologie. Le SLAM travaille sur une révision de son code dans cette direction.

Le Président lui demande de remettre sa proposition à l’année prochaine. Elle accepte et donc retire la proposition. En décembre, elle aura en mains le projet du nouveau code du SLAM, elle le partagera avec le comité et les présidents.

 

D) Proposition du Comité

D1. Qu’une lettre soit rédigée par le Comité, puis traduite dans la langue de chaque association nationale, qu’elle soit cosignée à la fois par le président de la LILA et le président de l’association, et envoyée par la poste à chaque membre affilié : le texte de cette lettre notifierait les affiliés que la provenance des ouvrages acquis doit être proprement déterminée, même lorsqu’ils sont achetés en vente publique, et que dorénavant, les associations seront plus strictes avec les libraires qui auront manqué au code de déontologie ou qui n’auront pas fait preuve des précautions nécessaires lors de l’acquisition de livres qui s’avèrent avoir été volés.

Norbert annonce que le comité a décidé de retirer cette proposition car il ne veut pas davantage compliquer les choses. En fait, il ne s’agit que de rappeler aux libraires qu’ils doivent suivre le Code, et de coller à ses règles. Il demande à nouveau aux présidents de garder cela en tête.

D2. Que les associations ajoutent à leur statut, lorsque c’est légal, des clauses d’exclusion pour contravention au Code de Déontologie.

Proposition retirée.

 

17. Divers

Programme de partenariat

Michel Bouvier explique que les foires du livre sont un moment très important pour le commerce et la LILA fédère toutes les foires du livre. Il continue avec une courte histoire du Salon du Livre Ancien du Grand Palais organisé par le SLAM, et de la banque qui a parrainé l’événement durant les trois premières années. Nous pourrions trouver des partenaires pour toutes les foires, le rôle de la LILA serait de trouver un partenaire qui pourrait être une banque, un producteur de champagne, un horloger, etc. chaque pays a ses spécialités. Il a essayé avec des entreprises françaises et a découvert qu'il est très difficile d’en trouver une prête à donner de l'argent pour nos salons, peut-être le fait de pouvoir proposer un contrat global pour tous nos salons peut être un facteur convaincant. Ceci est la raison pour laquelle un dépliant a été imprimé, il a été donné au cours de la réunion de Paris, mais il en distribue à nouveau, avec un modèle de lettre montrant ce qui peut être dit pour promouvoir les foires de la LILA. Dans son expérience, il ne faut pas essayer de contacter le président d'une société, l'homme à convaincre est celui en charge de la communication au sein d'une entreprise.

Le Président Donhofer remercie Michel Bouvier et demande aux présidents, en cas de résultat, e contacter Michel.

Répertoire

NM parle de la prochaine édition et de la campagne publicitaire à venir. Elle assistera à cet effet aux foires de Stuttgart, de New York, de Paris et de Londres.

 

L’ordre du jour étant épuisé et personne ne demandant la parole, l’Assemblée Générale Ordinaire est close à 16h15 et l’Assemblée Générale Extraordinaire est ouverte.

 

 

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE EXTRAORDINAIRE

 

1. Quorum

Le quorum est des deux-tiers de 21, soit 14.

 

2. Proposition de l’ABA

Le premier paragraphe de l’Article 8 des Statuts actuel :

Les associations nationales sont indépendantes dans leur organisation internes. En matière de droit, les lois de chaque pays supplantent celles de la Ligue. Toutefois, concernant les principes de déontologie et la pratique de notre profession, les règlements de la Ligue, ou s’ils sont plus stricts ceux de chaque association nationale concernée, doivent être respectés par tous les libraires affiliés à la LILA.

L’ABA propose de le modifier ainsi :

Les associations nationales sont indépendantes dans leur organisation interne. En matière de droit, les lois de chaque pays supplantent celles de la Ligue. Toutefois, concernant les principes de déontologie et la pratique de notre profession, les règlements de la Ligue doivent être respectés par tous les libraires affiliés à la LILA.

Le Comité de la LILA peut soumettre une demande officielle à toute association membre afin de réétudier le statut de membre de n’importe quel libraire affilié qui semble avoir agi à l’encontre de ces règlements ; le Comité peut ensuite diffuser une note de censure à l’Association si l’affaire n’est pas résolue, aux yeux du Comité, de manière satisfaisante.

Le Président Donhofer lit la proposition ci-dessus et demande si le Président de l’ABA veut ajouter quelque chose ? Michael Graves Johnston répond que c’est une proposition innocente, et qu’il ne voit pas pourquoi elle susciterait de l’opposition.

Tom Goldwasser demande s’il est nécessaire de garder la phrase : concernant les principes de déontologie et la pratique de notre profession ?

Anne Lamort dit qu’elle n’a pas bien compris cette proposition qui laisse entendre que la Ligue serait plus à même de faire respecter le code de déontologie que les associations ? Or l’association est le bon échelon puisque c’est elle qui prend les inscriptions et les dossiers des membres, sans parler de la technicité des lois nationales. Il faudrait que le code de la Ligue soit le plus petit dénominateur commun entre les nations, et pas le plus grand.

Frank Rutten ajoute que comme il l’a dit plus tôt, l’esprit de la proposition est parfaite, mais elle créerait une nouvelle structure pour la Ligue. Le NVvA encourage des attitudes plus actives mais la conséquence de cette motion serait que le libraire deviendrait un membre direct de la Ligue, et il n’est pas d’accord.

Maria Girsel approuve, c’est pour cela ajoute-t-elle que ce sont les associations qui sont membres de la LILA, et pas les libraires, cela n’a aucun sens.

Michael Graves-Johnston dit que le comité de la LILA est le serviteur des présidents des associations nationales, il incombe donc aux présidents de donner des ordres au comité de la Ligue pour formuler une requête auprès d’une autre association.

Arnoud Gerits dit que si Michael veut dire que le Comité ne peut recevoir d’instructions que de la part des présidents, il faut que la terminologie de la motion soit différente. A quoi sert-elle ainsi ? Si une association refuse d’étudier une affaire ou d’exclure un membre, que se passerait-il ?

Peter Bichsel dit que les enveloppes distribuées plus tôt est la seule façon dont peut agir le comité. Il n’est pas certain au sujet de la note de censure.

Jörn Harbeck dit qu’il a regardé dans un dictionnaire. Une note de censure veut dire qu’une association devrait agir à sa suite. La proposition ne reflète pas cela. Potentiellement, la LILA pourrait exclure une association ou pourrait donner des ordres à une association qui serait obligée de les suivre.

Le Président Donhofer dit que le comité voudrait souligner sa propre position sur la question, de rester neutre mais de rappeler aux présidents qu’en votant cet amendement aux statuts, ils seraient en train de retirer de leur pouvoir pour le transmettre au Comité. Le Comité considère ceci comme une arme morale. On lui demande de relire la proposition, ce qu’il fait, puis on procède au vote.

Vote

Pour : 3

Contre : ALAI, SLAM, ABAA, ABAJ, ANZAAB, VEBUKU, ABAC, VDA, MAE, VAO, ABF, GAB, NVvA, CLAM

Abstention : AILA

Proposition rejetée.

 

Norbert conclut avec une adresse à l’intention de notre hôte, l’AILA, en espagnol, représenté par Gonzalo F. Pontes :

“Apreciados Señoras y Señores presidentes, presidentes de honor, asociados de honor, estimados amigos del AILA y especialmente estimado y apreciado Gonzalo, os doy las gracias en el nombre de mi comité por vuestra participación en este Presidents’ Meeting en Sevilla y sobre todo por vuestras numerosas e importantes aportaciones durante nuestras discusiones que han demostrado que ILAB es una organización internacional, viva, y moderna.

A ti, muy estimado Gonzalo, doy las gracias en el nombre de todos los participantes por la organización de esta reunión en esta ciudad incomparable. Gracias!”

Il remercie tous les présidents et participants pour leur présence, remercie le comité pour son travail d’équipe depuis 18 mois.

La réunion est close à 16h35.

Keith Fletcher ajoute qu’il veut féliciter les présidents présents d’avoir élu un tel président pour la LILA, qui a accompli un travail formidable. Il est applaudi.

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